20/08/2026
Et si, demain, nous ne jugions plus un soin uniquement à ce qu'il coûte... mais aussi à ce qu'il apporte au patient ?
C'est l'une des grandes ambitions du 𝗩𝗮𝗹𝘂𝗲-𝗕𝗮𝘀𝗲𝗱 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵𝗰𝗮𝗿𝗲 (𝗩𝗕𝗛𝗖).
Depuis des décennies, notre système de santé finance principalement des actes. Le VBHC propose progressivement de regarder autre chose : les résultats obtenus, la qualité de vie retrouvée, l'expérience vécue par les patients, tout en tenant compte des ressources mobilisées.
Autrement dit, la question ne serait plus seulement :
"𝘘𝘶'𝘢𝘷𝘰𝘯𝘴-𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘧𝘢𝘪𝘵 ?
Mais aussi :
"𝘘𝘶'𝘦𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘤𝘦𝘭𝘢 𝘢 𝘤𝘩𝘢𝘯𝘨𝘦́ 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦 ?"
Pour y répondre, les organisations s'appuient notamment sur des indicateurs rapportés directement par les patients (PROMs) et sur leur expérience du parcours de soins (PREMs), en complément des résultats cliniques mesurés par les équipes soignantes.
Je trouve cette demande essentielle parce qu'elle reconnaît enfin que le ressenti du patient n'est pas une donnée "subjective" mais une information essentielle pour comprendre l'impact d'une prise en charge.
L'objectif n'est pas de faire "plus" de soins, mais de créer davantage de 𝘃𝗮𝗹𝗲𝘂𝗿 pour les personnes soignées.
C'est l’évolution des soin que je défend depuis près de dix ans avec l’outil de diagnostic des facteurs humains selon la méthode SEIKOYA.
𝗢𝗯𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲𝗿 autrement. 𝗘́𝗰𝗼𝘂𝘁𝗲𝗿 autrement. 𝗖𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 ce qui influence un parcours de soins, au-delà des seuls indicateurs médicaux.
Le VBHC est une démarche et la méthode SEIKOYA un outil qui se rejoignent autour d'une même conviction : 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝗮𝗻𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝘀𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲.
12/08/2026
Les traitements GLP-1 changent la prise en charge de l’obésité.
Et ils changent aussi l’échelle des besoins.
Un médecin avec lequel j’échange est passé de quelques dossiers à près d’une centaine par semaine.
100 𝗱𝗼𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿𝘀
Mais surtout 100 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀 qui ne vivront pas leur traitement de la même manière.
Car prescrire un traitement ne suffit pas à savoir comment il sera vécu au quotidien.
Que se passe-t-il lorsque les habitudes doivent évoluer ?
Lorsque les contraintes personnelles reprennent le dessus ?
Lorsque les attentes sont trop importantes, que les effets sont mal compris ou que la motivation s’essouffle ?
C’est souvent là que le parcours se joue.
Face à l’augmentation rapide du nombre de patients concernés, les professionnels ont besoin de pouvoir repérer ces éléments sans alourdir davantage leur quotidien.
La méthode SEIKOYA apporte cette lecture.
Une lecture de ce qui, chez chaque personne, peut soutenir le parcours ou le fragiliser.
Les GLP-1 représentent une avancée majeure. En y associant le diagnostic des facteurs humains, SEIKOYA apporte une dimension essentielle : un accompagnement individualisé, capable de s’adapter à la manière dont chaque patient vit son parcours.
04/08/2026
Il y a des projets qui mûrissent longtemps.
Et puis un jour, on sait qu'on ne peut plus les remettre à plus t**d.
j’ai toujours écris, pour moi, pour mes amies, pour ma famille et surtout pour le plaisir.
Aujourd’hui, j'écris l’histoire qui a construit SEIKOYA.
Du sens de mon métier en passant par des étapes de vie essentielles pour expliquer ce qui a façonné SEIKOYA
J'ai longtemps hésité à raconter tout cela.
Parce que derrière une idée , il y a un parcours entrepreneurial parfois difficile, des ressources innées et celles qui se bâtissent lentement mais surtout beaucoup de travail.
Si tout se passe comme prévu, ce livre verra le jour avant la fin de l'année, pour les 10 ans de SEIKOYA, un beau cadeau ?
J'aimerais qu'il permette de comprendre ce qu'on ne voit pas toujours : pourquoi cette méthode est née, ce qu'elle a pour mission de changer et pourquoi je sais que le diagnostic des facteurs humains a toute sa place dans les parcours de soins.
C'est un exercice très différent de tout ce que j'ai entrepris jusqu'à présent.
Exigeant, introspectif, passionnant... et parfois vertigineux.
Je vous partagerai les quelques étapes de cette aventure en attendant sa publication.
27/07/2026
J'ai réservé mes billets pour Toronto car en septembre, SEIKOYA sera au congrès mondial de l'IFSO !
Une formidable occasion d'échanger avec des professionnels de santé du monde entier autour des facteurs humains.
Il y a juste un petit détail...
Mon anglais.
Aujourd'hui, je suis quelque part entre "Hello" et "be proud of you because you can be do what we want to do" (Ceux qui ont la référence comprendront).
Alors pendant que beaucoup profiteront des vacances, moi, je vais surtout réviser mes verbes irréguliers et enrichir mon vocabulaire.
Bel été à toutes et à tous !
See you in Toronto... hopefully.
Thanks Jaime Ponce et Mehran Anvari
15/07/2026
Et si il existait quelque chose entre “le chaos” et “on a toujours fait comme ça “
C'est la phrase que j'entends le plus souvent.
Dans les entreprises, dans les services de santé, dans les organisations qui savent très bien qu'elles doivent évoluer, mais qui n'arrivent pas à franchir le pas.
Je comprends.
Parce que le système, il ressemble à un train lancé à pleine vitesse.
On l'a fait accélérer pendant des années et on continue.
Et à aucun moment on ne s'est demandé comment freiner.
Comment regarder ailleurs.
Ce n'est pas du déni.
C'est de l'épuisement.
Changer dans un système déjà sous pression, c'est prendre un risque supplémentaire dans un quotidien qui ne laisse plus de marge.
Mais voilà ce que j'observe, après des années d'accompagnement :
Les organisations qui avancent ne sont pas celles qui ont tout révolutionné du jour au lendemain :
Ce sont celles qui ont accepté de s'arrêter avant d’y être “chaotiquement” obligé !
Juste le temps de regarder là où ça bloque : dans les relations, dans les fonctionnements, dans les dynamiques humaines.
Le changement ne commence pas par un grand projet de transformation.
Il commence par une décision : accepter de regarder où est la responsabilité de chacun dans le système.
N’attendons pas le chaos !
07/07/2026
Quand on parle sécurité au travail, on pense équipements, protocoles, normes.
Les fondamentaux indispensables.
Mais il y a un risque qu'on continue de sous-estimer : le facteur humain.
Une communication mal adaptée.
Une surcharge non détectée.
Un binôme incompatible.
Une information mal transmise.
Ce ne sont pas des accidents visibles.
Pas de casque, pas de gilet fluorescent pour s'en protéger.
Et pourtant, c'est là que naissent la majorité des dysfonctionnements.
Pourquoi on le sous-estime autant ?
Parce qu'on sait mesurer ce qu'on voit.
On sait faire des bilans de compétences, des évaluations annuelles, des audits de process.
Ce qu'on ne sait pas faire, c'est analyser comment un individu fonctionne.
Ses mécanismes. Ses stratégies. Ce qui le fait tenir ou lâcher.
Un individu, ce n'est pas un poste à pourvoir.
C'est un mode de traitement de l'information, une façon de communiquer, un seuil de charge et de surcharge.
Et quand ça ne correspond pas à l'environnement dans lequel on le place, le risque s'installe.
Comprendre comment un individu fonctionne, c'est la première étape d'une politique de prévention des risques qui a du sens.
Notre travail c’est de comprendre les humains qui font tourner votre organisation autant que votre organisation elle même.
02/07/2026
Un jour, quelqu'un m'a dit : "𝘋𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘵𝘦𝘴 𝘥𝘰𝘶𝘵𝘦𝘴."
Cette phrase m'a longtemps accompagnée. Parce que le doute, j'en connais deux formes très différentes.
Il y a celui du mental. Celui que le cerveau fabrique de toutes pièces à partir de suppositions, de connexions, de "et si...". La spirale que connaissent tous ceux qui construisent quelque chose de nouveau. 𝘌𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘤'𝘦𝘴𝘵 𝘢𝘴𝘴𝘦𝘻 𝘣𝘰𝘯 ? 𝘌𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘤'𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘦́𝘨𝘪𝘵𝘪𝘮𝘦 ? 𝘌𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘫𝘦 𝘷𝘢𝘪𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘣𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘥𝘪𝘳𝘦𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 ?
Et puis il y a l’intuitif. Celui qui est là tapis dans l’ombre. Cette intuition du cœur, cette conviction tranquille qui nourrit, construit et ajuste chaque projet.
Quand j'ai créé la méthode SEIKOYA, les deux ont cohabité longtemps.
Le premier m'a fait vaciller plus d'une fois. Le second ne m'a jamais quittée.
Aujourd'hui, ce que j'apprends à faire et que j’initie chez les autres, c'est ça : distinguer le doute qui construit du doute qui paralyse.
Apprendre à les différencier, c'est peut-être l'une des choses les plus précieuses qu'on puisse faire pour soi.
02/06/2026
Vous savez évaluer les compétences.
Vous savez mesurer la performance.
Vous savez analyser les KPIs.
Mais savez-vous 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗳𝗼𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲 ?
On ne parle pas de ce qu'il sait faire ou de ce qu’il produit.
Mais de ce qui le motive, ce qui génère du stress chez lui, la façon dont il reçoit l'information, dont il prend une décision, dont il réagit sous pression.
On sait tout mesurer dans une organisation, sauf l'essentiel : les facteurs humains
Grace à un diagnostic individuel et systémique, la méthode SEIKOYA comble ce manque. On identifie les facteurs humains qui font que ça fonctionne... ou pas.
Le but n’est pas de mettre des étiquettes sur les gens mais de leur donner ce dont ils ont besoin pour s'épanouir là où ils sont.
C'est ça, le facteur humain comme indicateur de performance.
27/05/2026
Quatre ans.
Quatre ans que SEIKOYA est présente au Congrès SOFFCO.MM et cette édition marseillaise restera une belle étape.
Le symposium dédié au diagnostic des facteurs humains a permis d'aborder ce qui est au cœur de notre travail : l'analyse rétrospective, les réflexions cliniques et ce que la méthode SEIKOYA apporte dans le parcours obésité.
Ce que je retiens surtout, ce sont les échanges, les regards croisés et les conversations qui continuent au delà de la salle de conférence.
Un grand merci au président du congrès Hugues Sebbag et aux membres du comité organisateur, Sébastien Parnaudeau et la société Edupartner.
Thank you Lainas Panagiotis for your support, Jaime Ponce and IFSO for your kind attention to our work.
C'est pour ça qu'on revient chaque année.
Merci à tous ceux qui nous font confiance et à ceux qui sont passés nous voir.
À l'année prochaine.