Aiki Ishin-ryu Europe

Aiki Ishin-ryu Europe

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Sur cette page, je vais vous partager ce que j'ai appris depuis que je pratique le Budo dans l'école

30/07/2026

Dans l'Aikiishinryu, des séances régulières de tameshigiri(試し斬り, exercices de coupe au sabre), également appelé suemonogiri(据物斬り), sont organisées au dōjō principal de Tokyo.

Pour ces exercices, nous récupérons auprès d’un artisan fabricant de tatamis des tatami-omote(畳表, nattes de surface de tatami) dont il n’a plus l’usage. Après les avoir fait tremper dans l’eau, nous les roulons nous-mêmes en forme de cylindre, puis nous les maintenons à l’aide d’élastiques ou d’autres attaches afin de fabriquer les cibles.

Dans notre école, ces tatami-omote ainsi préparés sont appelés makiwara(巻藁). Les makiwara sont placés verticalement sur un shizandai(試斬台, support utilisé pour les exercices de coupe), puis utilisés comme cibles lors du tameshigiri.

Il est possible d’assister à un cours ou de participer à une séance d’initiation au dōjō principal de Tokyo. N’hésitez pas à nous contacter.

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Je m’appelle Yuya Kayama et je suis élève de l’Aikiishinryu (相氣一進流).
J’ai rejoint le dōjō de Suzuki-sensei en 2016 et je poursuis depuis lors mon entraînement sous sa direction. J’ai également participé à l’encadrement de ses enseignements à l’étranger.
Je vis actuellement à Nice, en France. Je souhaiterais rencontrer et échanger avec des personnes de Nice et de ses environs qui s’intéressent à notre école.
Si vous habitez à Nice ou dans les environs et que notre pratique vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter.
Nous pourrons d’abord discuter des arts martiaux et, si l’occasion se présente, ce serait un plaisir de nous entraîner ensemble.

L’Aikiishinryu (相氣一進流) est une école d’arts martiaux japonais fondée en 2012 par Suzuki Yoshinaka-sensei. Elle s’inscrit dans la lignée de la Takeda-ryū (武田流) et de la Takeda-ryū Nakamura-ha (武田流中村派).
Suzuki-sensei a pratiqué pendant de nombreuses années au sein de la Takeda-ryū Nakamura-ha, où il a également occupé le rang de Jōden Shihan (上伝師範). Il a depuis quitté cette école.
Il a fondé l’Aikiishinryu afin de préserver et de transmettre les techniques et les principes qu’il avait appris au cours de ses longues années de pratique.
Le dōjō principal se trouve à Kotake-Mukaihara (小竹向原), à Tokyo.

Dans notre école, nous pratiquons l’Aiki no Jutsu (相氣之術), l’Iaijutsu (居合術), le Jōjutsu (杖術), le Jūjutsu Kenpō (柔術拳法), le Shurikenjutsu (手裏剣術) et le Sōfujutsu (双桴術).
Le Sōfujutsu (双桴術) est un art martial utilisant deux bâtons en bois d’environ un shaku et demi (一尺五寸). Il a été structuré par Suzuki-sensei à partir du Shugijutsu (手木術) de la Takeda-ryū Nakamura-ha.Le caractère 双 signifie « deux », tandis que 桴 désigne une baguette ou un battoir.

Le nom de notre école, Aikiishinryu (相氣一進流), exprime la conception de l’école. Dans la Takeda-ryū (武田流), il existe un terme, Aiki (相氣), qui vient de l’art du sabre. C’est sur la base de cette transmission que notre école utilise l’écriture 相氣 plutôt que 合気 ou 合氣.
Le terme Ishin s’écrit 一進. Le caractère 一 signifie « un », tandis que le caractère 進 signifie « avancer ».
Ishin (一進) exprime ainsi l’idée de faire un pas en avant et de progresser.

Le nom Aikiishinryu (相氣一進流) exprime la volonté de préserver les techniques et les principes transmis depuis longtemps, tout en faisant un pas en avant afin de transmettre cet art martial aux générations futures.

19/07/2026

Présentation de Suzuki Sensei (鈴木喜中)

Suzuki Sensei pratique les budō japonais depuis son enfance. Au fil de nombreuses années d’entraînement au sein du Takeda-ryū Nakamura-ha, il a étudié et maîtrisé de nombreuses disciplines et techniques, notamment l’aikidō, l’iaidō, le jūjutsu kenpō, le jōjutsu et le shurikenjutsu.

Durant sa carrière de compétiteur, il s’est régulièrement classé parmi les meilleurs lors des compétitions, notamment grâce à ses dageki-waza(打撃技, techniques de frappe)ainsi qu’à ses kaeshi-waza(返技, techniques de contre)appliqués aux techniques de projection.

En juin 2006, il est devenu le plus jeune responsable de dōjō de la Fédération japonaise de Sōbudō, en prenant la direction du Jōhoku Sōbukan, situé à Kotake-chō, dans l’arrondissement de Nerima à Tokyo.

En tant que sensei et responsable de dōjō du Takeda-ryū Nakamura-ha, il a enseigné à des pratiquants de tous âges, des enfants aux adultes, tout en assurant la gestion du dōjō et la formation de ses élèves.

Il a également contribué à la diffusion du Takeda-ryū Nakamura-ha à l’étranger en enseignant lors de stages au Brésil en 2001, ainsi qu’en Israël en 2007 et en 2009.

En 2012, afin de préserver et de transmettre aux générations futures les nombreuses techniques qu’il avait étudiées et acquises au cours de ses années de pratique du Takeda-ryū Nakamura-ha, il a fondé, avec les membres du Jōhoku Sōbukan et d’autres personnes partageant cet objectif, la NPO International Aikido Association ainsi que l’école Aiki Ishinryu. Il en est depuis le sensei principal.

Depuis la fondation de l’Aiki Ishinryu, les échanges entre Suzuki Sensei et les membres du Takeda-ryū Nakamura-ha se poursuivent.

Au sein de l’Aiki Ishinryu, Suzuki Sensei enseigne principalement l’aikidō, mais également l’iaidō, le kenjutsu, le jōjutsu et le sōfujutsu. Parallèlement à son enseignement au Japon, il mène régulièrement des activités de transmission à l’étranger.

De juin à novembre 2021, il a été invité en Arabie saoudite afin d’y enseigner l’aikidō, l’iaidō, le kenjutsu, le jōjutsu et le sōfujutsu.

En avril 2024, il s’est rendu dans un dōjō de la ville d’Arlon, en Belgique, afin d’y assurer un enseignement auprès des pratiquants locaux. Pendant son séjour, il a également été reçu à l’hôtel de ville d’Arlon, où il a rencontré le bourgmestre ainsi qu’un responsable des sports, dans le cadre d’un échange autour des arts martiaux japonais.

En juillet 2024, il a été invité une nouvelle fois en Arabie saoudite afin d’y enseigner l’aikidō.

En mai 2026, Suzuki Sensei s’est rendu une nouvelle fois à Arlon afin d’y assurer un nouvel enseignement auprès des pratiquants du dōjō local.

Fort de ses nombreuses années d’entraînement, de compétition, d’enseignement et de direction de dōjō au sein du Takeda-ryū Nakamura-ha, Suzuki Sensei a fondé l’Aiki Ishinryu afin de préserver les techniques qu’il a acquises et de les transmettre aux générations futures.

Il poursuit aujourd’hui son travail de transmission et de développement de l’Aiki Ishinryu, au Japon comme à l’étranger.

Palmarès de Suzuki Sensei au Takeda-ryū Nakamura-ha
Une partie de son palmarès.

Takeda- Ryu Nakamura-ha record (Individual match)
Saitama Tournament
・Sogorandori match
1993 1st
1994 1st
1995 1st
1996 1st
1997 1st

Student Tournament
・ Sogorandori match
1992 3rd
1993 3rd

Iaido Tournament
・ Batogiri match
2001 2nd
2002 2nd
2003 1st
・Bato match
2001 2nd

All Japan Aikido Tournament
・ Sogorandori match
1995 1st
1997 2nd
1998 1st
1999 1st
2000 3rd
2001 2nd
2002 2nd
2003 1st
2004 1st

The First Internatinal Sobudo Tournament 2nd

17/07/2026

Je partage une vidéo dans laquelle Suzuki Yoshinaka-sensei et moi-même, Yuya Kayama, faisons une démonstration de l’un des exercices de Hontai Sandan-giri (本体三段斬り).

Le terme Hontai (本体) désigne ici la position debout. Le terme Sandan (三段) désigne un système d’entraînement dans lequel trois techniques sont exécutées successivement.

Cette vidéo a été tournée il y a quelque temps avec un iaitō (居合刀) fourni par Samurai Medieval.

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Je m’appelle Yuya Kayama et je suis élève de l’Aikiishinryu (相氣一進流).

J’ai rejoint le dōjō de Suzuki-sensei en 2016 et je poursuis depuis lors mon entraînement sous sa direction. J’ai également participé à l’encadrement de ses enseignements à l’étranger.

Je vis actuellement à Nice, en France. Je souhaiterais rencontrer et échanger avec des personnes de Nice et de ses environs qui s’intéressent à notre école.

Si vous habitez à Nice ou dans les environs et que notre pratique vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter.

Nous pourrons d’abord discuter des arts martiaux et, si l’occasion se présente, ce serait un plaisir de nous entraîner ensemble.

L’Aikiishinryu (相氣一進流) est une école d’arts martiaux japonais fondée en 2012 par Suzuki Yoshinaka-sensei. Elle s’inscrit dans la lignée de la Takeda-ryū (武田流) et de la Takeda-ryū Nakamura-ha (武田流中村派).

Suzuki-sensei a pratiqué pendant de nombreuses années au sein de la Takeda-ryū Nakamura-ha, où il a également occupé le rang de Jōden Shihan (上伝師範). Il a depuis quitté cette école.

Il a fondé l’Aikiishinryu afin de préserver et de transmettre les techniques et les principes qu’il avait appris au cours de ses longues années de pratique.

Le dōjō principal se trouve à Kotake-Mukaihara (小竹向原), à Tokyo.

Dans notre école, nous pratiquons l’Aiki no Jutsu (相氣之術), l’Iaijutsu (居合術), le Jōjutsu (杖術), le Jūjutsu Kenpō (柔術拳法), le Shurikenjutsu (手裏剣術) et le Sōfujutsu (双桴術).

Le Sōfujutsu (双桴術) est un art martial utilisant deux bâtons en bois d’environ un shaku et demi (一尺五寸). Il a été structuré par Suzuki-sensei à partir du Shugijutsu (手木術) de la Takeda-ryū Nakamura-ha.

Le caractère 双 signifie « deux », tandis que 桴 désigne une baguette ou un battoir.

Le nom de notre école, Aikiishinryu (相氣一進流), exprime la conception de l’école.

Dans la Takeda-ryū (武田流), il existe un terme, Aiki (相氣), qui vient de l’art du sabre. C’est sur la base de cette transmission que notre école utilise l’écriture 相氣 plutôt que 合気 ou 合氣.

Le terme Ishin s’écrit 一進. Le caractère 一 signifie « un », tandis que le caractère 進 signifie « avancer ».

Ishin (一進) exprime ainsi l’idée de faire un pas en avant et de progresser.

Le nom Aikiishinryu (相氣一進流) exprime la volonté de préserver les techniques et les principes transmis depuis longtemps, tout en faisant un pas en avant afin de transmettre cet art martial aux générations futures.

15/07/2026

Le sabre n’est pas fait pour recevoir les attaques. Alors, pourquoi étudions-nous les techniques de uke ?

Le sabre n’est pas conçu pour que deux lames s’entrechoquent à plusieurs reprises, comme dans les films de samouraïs.

Dans la mesure du possible, plutôt que de recevoir l’attaque de l’adversaire, il faut sortir de sa ligne d’attaque ou effectuer un Irimi (入身), c’est-à-dire entrer dans son attaque pour le couper.

Dans cette vidéo, nous présentons trois techniques étudiées dans la pratique de l’iaijutsu de notre école : Chūdan Nukiuchi Uke, Jodan Haraiuke et Chūdan Haraiuke.

Alors, pourquoi étudions-nous dans notre école des techniques permettant de recevoir une attaque avec le sabre ?

Dans ce texte, « recevoir une attaque » ne désigne pas uniquement le fait de l’arrêter. Cette expression englobe aussi bien les techniques qui arrêtent l’attaque que celles qui la dévient ou l’accompagnent.

Dans notre école, ces techniques sont enseignées principalement pour deux raisons.

La première est de pouvoir faire face à une situation dans laquelle il devient inévitable de recevoir l’attaque.

En principe, il faudrait effectuer un Mikiru (見切る), c’est-à-dire évaluer précisément la portée du sabre de l’adversaire afin de laisser son attaque passer hors de portée, ou effectuer un Irimi (入身) pour entrer dans son attaque et le couper.

Cependant, il n’est pas toujours possible d’agir de manière idéale.

S’il devient nécessaire de recevoir l’attaque de l’adversaire et que l’on ne connaît aucune technique permettant de la recevoir, on risque d’être coupé.

La deuxième raison est de pouvoir effectuer un Ukekaeshi (受け返し).

Le combat ne se termine pas simplement parce que l’on a arrêté le sabre de l’adversaire.

On reçoit son attaque, puis on passe à l’attaque.

C’est ce que nous appelons Ukekaeshi (受け返し).

Le sabre n’est pas destiné à entrechoquer continuellement sa lame avec celle de l’adversaire.

C’est précisément pour cette raison que nous ne pratiquons pas ces techniques dans le but de recevoir systématiquement les attaques. Nous les étudions en comprenant qu’il vaut mieux ne pas avoir à recevoir l’attaque, tout en nous préparant aux situations dans lesquelles cela devient inévitable.

15/07/2026

Je partage une vidéo d’un ancien enbukai, dans laquelle Suzuki-sensei présente des kata de zagi en iaijutsu.

Le terme japonais « zagi » s’écrit 座技. Le caractère 座 signifie « s’asseoir » ou « position assise », tandis que 技 signifie « technique ».

Les kata de zagi désignent des formes exécutées à partir d’une position assise.

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Aikiishinryu est une école qui s’inscrit dans la lignée de la Takeda-ryū et de la Takeda-ryū Nakamura-ha.

Elle a été fondée par Suzuki Yoshinaka-sensei, qui a longuement étudié la Takeda-ryū Nakamura-ha et y a occupé le rang de Jōden Shihan, avant de quitter cette position et de fonder sa propre école.

Le dōjō principal se trouve à Kotake-Mukaihara, à Tokyo.

On y pratique l’Aiki no Jutsu, l’Iaijutsu, le Jōjutsu, le Jūjutsu Kenpō, le Shurikenjutsu et le Sōfujutsu.

Le Sōfujutsu est un art martial utilisant un bâton en bois d’environ un shaku et demi. Il a été structuré par Suzuki Yoshinaka-sensei en intégrant les qualités du Tanbōjutsu et du Shugijutsu de la Takeda-ryū Nakamura-ha.

Le nom de l'école, « Aiki ishinryu » (相氣一進流), reflète explicitement cette philosophie. Il associe le terme d'« Aiki » (相氣), la logique et le principe fondamental hérités de la Takeda-ryū, à l'expression « ishin » (一進), qui signifie « faire un pas en avant » et « évoluer ». Cela exprime la volonté de l'école de chérir et de respecter profondément les principes anciens (riai), tout en s'engageant à progresser d'un pas pour faire évoluer l'art vers l'avenir.

Je m’appelle Yuya Kayama et je suis élève de cette école.

Je suis entré au dōjō de Suzuki-sensei en 2016, et je poursuis l’entraînement depuis cette date.

Je vis actuellement à Nice, en France.

Si vous êtes dans la région de Nice et que vous vous intéressez sérieusement aux arts martiaux japonais, à leur transmission, à leur culture et à leur logique interne, ce serait un plaisir d’échanger avec vous.

N’hésitez pas à me contacter.

Kayama

05/07/2026

【La relation entre maître et disciple dans les arts martiaux】

Dans les arts martiaux, la relation entre maître et disciple occupe depuis longtemps une place importante.

Cependant, je ne pense pas qu’elle soit simplement une relation hiérarchique dans laquelle le disciple doit obéir à tout ce que dit son professeur.

Le maître ne se contente pas d’enseigner des techniques.

Au fil du temps, il transmet à son disciple le sens des formes, l’utilisation du corps, l’attitude à adopter face au keiko, ainsi que des sensations qu’il est difficile de transmettre uniquement par les mots.

De son côté, le disciple ne se contente pas de recevoir cet enseignement.

Il a la responsabilité de répéter ce qui lui a été enseigné, de le vérifier par son propre corps, d’en rechercher le sens et de l’approfondir jusqu’à pouvoir, un jour, le transmettre à la génération suivante.

Les techniques des arts martiaux ne peuvent pas être transmises intégralement par des textes ou des vidéos.

Il existe également ce que l’on appelle les kuden, des enseignements transmis oralement du maître au disciple.

Les kuden ne sont pas simplement des paroles secrètes ou des connaissances cachées. Certaines paroles ne prennent véritablement leur sens qu’après avoir répété une technique et l’avoir éprouvée par le corps.

Les mêmes paroles peuvent aussi être comprises différemment au début de la pratique et après plusieurs années de keiko.

C’est au fil d’un long apprentissage, en observant et en imitant les mouvements du maître, en travaillant directement avec lui, en étant corrigé et parfois en percevant ce qui ne peut être exprimé par des mots, que les techniques se transmettent peu à peu.

La relation entre maître et disciple dans les arts martiaux n’a donc pas pour but de se soumettre à une autorité. Elle permet de préserver ce qui a été transmis par les anciens et de le transmettre, sans interruption, à la génération suivante.

05/07/2026

【« Entraînement » et « Keiko »】

Dans les disciplines traditionnelles japonaises, qu’il s’agisse des arts martiaux, de la calligraphie, de la cérémonie du thé ou du théâtre nô, on ne parle généralement pas simplement de « s’entraîner », mais de faire keiko, ou même o-keiko.

« Entraînement » et « keiko ».

Ces deux mots peuvent sembler proches, mais pour les Japonais, ils ne portent pas tout à fait la même nuance.

L’entraînement consiste à répéter un geste ou une technique afin de progresser.

Le keiko, quant à lui, ne consiste pas seulement à acquérir une technique. Il implique également de se confronter à ce qui nous a été transmis par les anciens et d’en rechercher le sens.

On dit que le mot keiko signifie littéralement : « réfléchir à ce qui est ancien ».

Dans les arts martiaux, nous étudions, à travers les formes laissées par nos prédécesseurs, les gestes, les techniques, l’utilisation du corps ainsi que la manière de penser qu’elles contiennent.

Bien entendu, il n’est pas possible de tout comprendre dès le début. Il faut d’abord répéter encore et encore ce qui nous a été enseigné, tel que cela nous a été transmis.

Mais il ne s’agit pas non plus de répéter aveuglément les formes. Il faut les reprendre tout en réfléchissant à ce qu’elles cherchent à nous transmettre.

C’est peut-être là que réside le sens du mot keiko, légèrement différent de celui d’un simple « entraînement ».

30/06/2026

Torei, le salut au katana
La vidéo montre le tōrei formel de l’Aikiishinryu.

Dans notre école, il existe deux formes de tōrei : une forme simplifiée, effectuée debout, et une forme formelle, effectuée en position assise, que l’on peut considérer comme une forme plus ancienne.

Lorsqu’une personne entre dans notre école et commence l’étude de l’iaijutsu, le tōrei fait partie des premières choses qu’elle apprend.

Le mot tōrei signifie littéralement « salut au sabre ».

On l’accomplit avant et après la pratique de l’iaijutsu ou du kenjutsu. Cependant, il ne s’agit pas simplement de « s’incliner devant un sabre » comme d’une formalité extérieure.

Chaque geste du tōrei a un sens.

Où place-t-on le sabre ?
Avec quelle main le manipule-t-on ?
Dans quelle direction l’oriente-t-on ?
Dans quel état d’esprit commence-t-on la pratique, et dans quel état d’esprit la termine-t-on ?

Tout cela n’est pas une simple suite de gestes.

Par exemple, dans le tōrei formel, avant de porter le sabre à la ceinture, on le place devant soi. Ce geste ne consiste pas simplement à poser le sabre au sol.

Le sabre forme une limite entre son propre espace et l’espace vers lequel on va se tourner : le partenaire, le lieu de pratique, et un espace que l’on considère avec respect.

Cette idée peut aussi rappeler certains aspects de la cérémonie du thé.

Dans la cérémonie du thé, on explique parfois que le fait de poser l’éventail devant soi établit une sorte de frontière entre soi et l’autre, ce que l’on appelle parfois kekkai, une limite symbolique.

Il ne s’agit pas d’une frontière pour rejeter l’autre.

C’est une limite qui permet de créer une juste distance, une séparation respectueuse entre soi et l’autre.

Dans d’autres arts traditionnels japonais, comme le nô ou la danse japonaise, l’éventail n’est pas non plus un simple accessoire. Il peut servir à marquer un espace, à transformer l’attention, ou à modifier la relation au lieu.

Bien sûr, la cérémonie du thé, les arts de la scène et les arts martiaux ne sont pas la même chose. Mais le fait de placer devant soi un objet important, puis de prendre conscience de ce qui se trouve au-delà de cet objet — l’autre, le lieu, la situation — me semble relever d’une sensibilité commune à la culture japonaise.

Dans le tōrei, placer le sabre devant soi n’est donc pas une simple préparation matérielle. Ce geste contient la conscience de ce que l’on va faire : manipuler un sabre, entrer dans un espace de pratique, et mettre de l’ordre en soi-même.

Pour comprendre le tōrei, il faut aussi connaître un peu la place du sabre dans la culture japonaise.

Au Japon, on dit souvent que « le sabre est l’âme du samouraï ».

Bien sûr, dans la réalité du combat, le sabre n’a pas toujours été l’arme principale. Selon les époques et les situations, l’arc, la lance, la naginata ou encore les armes à feu ont joué des rôles très importants.

Si l’on parle uniquement d’efficacité sur le champ de bataille, il ne serait donc pas exact de considérer le sabre comme la seule arme importante.

Cependant, le sabre a pris une signification particulière comme symbole du guerrier.

Il n’était pas seulement une arme. Il pouvait représenter un statut, une responsabilité, une détermination, et aussi une certaine dimension spirituelle.

Le sabre japonais est également lié à une sensibilité que l’on retrouve dans le shintō.

Le fait que certains forgerons portent des vêtements blancs n’est pas seulement une question de tenue de travail. Le blanc exprime aussi une idée de pureté et de respect envers ce qui est accompli.

Dans l’ancienne sensibilité japonaise, le sacré ne se trouve pas seulement dans les sanctuaires ou les lieux religieux. Il peut aussi se manifester dans la nature, dans les objets, et dans les choses du quotidien.

On dit qu’un grain de riz lui-même peut contenir une présence divine.
C’est pourquoi il ne faut pas le traiter avec négligence.

On remercie aussi les outils.
On prend soin de ce que l’on utilise.

Bien sûr, tous les Japonais d’aujourd’hui ne vivent pas constamment avec cette conscience. Mais dans les traditions japonaises et dans les arts martiaux, cette manière de sentir les choses demeure encore présente.

Le salut au sabre n’est pas étranger à cette sensibilité.

Un sabre n’est pas une simple barre de métal.

Il ne doit pas non plus être regardé uniquement comme une arme destinée à couper ou à blesser.

Pour qu’un sabre existe, de nombreuses personnes interviennent.

Il y a le forgeron qui forge la lame.
Il y a le polisseur qui révèle la lame.
Il y a les artisans qui réalisent la poignée.
Il y a ceux qui effectuent le tsukamaki, le tressage de la poignée.
Il y a l’artisan qui fabrique le fourreau.
Il y a ceux qui créent la garde et les différentes pièces métalliques.

Derrière un seul sabre, il y a la technique, le temps, l’expérience et l’intention de nombreuses personnes.

C’est pourquoi on ne doit pas traiter le sabre avec négligence. On ne doit pas le considérer seulement comme une arme. Il faut aussi respecter les personnes, la culture, les techniques et l’histoire qui existent derrière lui.

Alors pourquoi accomplit-on le tōrei dans la pratique des arts martiaux ?

À mon sens, il y a trois grandes raisons.

La première est d’apaiser son esprit.

À l’origine, le sabre est un outil conçu pour couper, blesser et ôter la vie. Même lorsqu’il est utilisé dans le cadre de la pratique, tenir un sabre comporte toujours un danger.

C’est pourquoi il est nécessaire de calmer son esprit avant de le prendre en main.

On ne doit pas manipuler un sabre avec de la distraction, de la précipitation, de la colère ou de l’orgueil.

Le tōrei est aussi un temps pour se préparer intérieurement avant l’entraînement.

La deuxième raison est la gratitude.

Avoir un lieu où pratiquer.
Avoir un professeur qui transmet.
Avoir des partenaires avec qui s’entraîner.
Avoir quelqu’un qui accepte de recevoir la technique.
Avoir des anciens qui ont transmis cet art.
Avoir des artisans qui ont fabriqué les sabres et les outils que nous utilisons.

Rien de tout cela ne va de soi.

Le tōrei est donc un salut au sabre lui-même, mais aussi une forme de gratitude envers la possibilité même de pratiquer.

La troisième raison est le souhait de ne pas se blesser et de ne pas blesser les autres.

La pratique martiale contient toujours un danger. En particulier lorsqu’il s’agit du sabre, même si l’on ne fait que reproduire une forme, une seule erreur peut provoquer une blessure grave.

C’est pourquoi, avant la pratique, on formule intérieurement le souhait que l’entraînement se termine sans blessure.

Et après la pratique, on remercie pour le fait d’avoir pu terminer sans accident.

À mon sens, c’est un état d’esprit très important pour toute personne qui pratique un art martial.

Dans l’Aikiishinryu, il existe donc un tōrei simplifié et un tōrei formel.

La forme simplifiée est une forme adaptée aux circonstances. La forme formelle suit une manière plus ancienne et plus complète. Cela ne veut pas dire que l’une est importante et que l’autre ne l’est pas.

Selon le lieu, le temps disponible ou la situation, il est naturel d’utiliser la forme simplifiée.

Cependant, dans le tōrei formel, on voit très clairement comment notre école considère le sabre, comment elle pense le commencement de la pratique, et avec quel état d’esprit elle demande d’aborder l’art martial.

Il est facile d’imiter seulement la forme extérieure.

Mais comprendre peu à peu le sens qui se trouve derrière les gestes, ainsi que le contexte culturel qui les accompagne, fait aussi partie de l’étude des arts martiaux.

Le tōrei est le commencement de la pratique, mais c’est aussi un moment important pour remettre de l’ordre en soi-même.

Saluer le sabre ne signifie pas seulement saluer un objet.

C’est aussi faire face aux artisans qui l’ont créé, aux anciens qui ont transmis les techniques, au lieu de pratique, aux partenaires avec qui l’on apprend, et à son propre esprit au moment où l’on s’apprête à manipuler le sabre.

La vidéo a été filmée en 2019 au dojo de Suzuki-sensei.

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Aikiishinryu est une école qui s’inscrit dans la lignée de la Takeda-ryū et de la Takeda-ryū Nakamura-ha.

Elle a été fondée par Suzuki Yoshinaka-sensei, qui a longuement étudié la Takeda-ryū Nakamura-ha et y a occupé le rang de Jōden Shihan, avant de quitter cette position et de fonder sa propre école.

Le dōjō principal se trouve à Kotake-Mukaihara, à Tokyo.

On y pratique l’Aiki no Jutsu, l’Iaijutsu, le Jōjutsu, le Jūjutsu Kenpō, le Shurikenjutsu et le Sōfujutsu.

Le Sōfujutsu est un art martial utilisant un bâton en bois d’environ un shaku et demi. Il a été structuré par Suzuki Yoshinaka-sensei en intégrant les qualités du Tanbōjutsu et du Shugijutsu de la Takeda-ryū Nakamura-ha.

Le nom de l'école, « Aiki ishinryu » (相氣一進流), reflète explicitement cette philosophie. Il associe le terme d'« Aiki » (相氣), la logique et le principe fondamental hérités de la Takeda-ryū, à l'expression « ishin » (一進), qui signifie « faire un pas en avant » et « évoluer ». Cela exprime la volonté de l'école de chérir et de respecter profondément les principes anciens (riai), tout en s'engageant à progresser d'un pas pour faire évoluer l'art vers l'avenir.

Je m’appelle Yuya Kayama et je suis élève de cette école.

Je suis entré au dōjō de Suzuki-sensei en 2016, et je poursuis l’entraînement depuis cette date.
Je vis actuellement à Nice, en France.

Si vous êtes dans la région de Nice et que vous vous intéressez sérieusement aux arts martiaux japonais, à leur transmission, à leur culture et à leur logique interne, ce serait un plaisir d’échanger avec vous.

N’hésitez pas à me contacter.

Kayama

24/06/2026

Je repartage ce post, car je pense que ce sujet est important.

En japonais, on n’utilise pas le mot « kimono » pour désigner les vêtements d’entraînement aux arts martiaux.

On dit plutôt keikogi, dōgi, budōgi, aikidōgi, judōgi, kendōgi, selon la pratique.

Le mot « kimono » existe bien en japonais, mais il ne désigne pas ce type de vêtement dans le contexte du budō.

Utiliser les bons mots, c’est aussi respecter la culture que l’on pratique.

23/06/2026

J’ai déjà essayé de visualiser quelles parties du corps entrent en contact avec le sol lors de l’ukemi.

Sur la photo, on a placé du ruban adhésif sur le tatami du dôjô, face collante vers le haut, puis on a effectué l’ukemi roulé que nous pratiquons dans notre école (Tenshin ukemi), afin de vérifier quelles parties du corps touchaient le sol.

On peut voir que le contact se prolonge du bras à l’épaule, puis au dos, aux hanches, à la jambe (cuisse) et au genou.

Dans notre école, nous travaillons à faire l’ukemi aussi petit que possible.

Être capable de faire ukemi ne sert pas seulement à pratiquer sans se blesser.
Cela permet aussi de recevoir des techniques plus dangereuses, et donc de ressentir plus directement leur véritable efficacité.

L’ukemi n’est pas seulement une technique de protection.
C’est aussi une base essentielle pour comprendre plus profondément les techniques.

Il existe une expression : «Ukemi isyo 受身一生». Elle veut dire qu’il faut la pratiquer l'ukemi toute la vie. Dans Aiki ishin ryu, nous l’apprenons dès que nous devenons un membre de l'école.

Kayama

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