GrandMaster Mavoungou Nestor

GrandMaster Mavoungou Nestor

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Maître de Taekwondo 7ème Kukkiwon,Je partage avec vous mon expérience et ma passion pour cet art martial.

Je vous aide à développer une discipline rigoureuse par une pratique régulière et maîtriser.

13/07/2026

Et pendant ce temps🥋🔥

10/07/2026

INCROYABLE 🔥

10/07/2026

INCROYABLE 😻🔥

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 10/07/2026
08/07/2026

Nos Master Kids ont offert une belle démonstration de poomsae aux parents venus assister au passage de grade ! 👏🥋

Alors, à tous les connaisseurs de poomsae : quelle note leur donneriez-vous ? 😊 Laissez votre évaluation en commentaire !

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 08/07/2026

📖 Les pionniers du Taekwondo gabonais (Épisode 6)
Le courage du Maître Fulbert OLLOMO… 🥋🇬🇦🇨🇮

Le combat de Charlemagne venait de s’achever.

Le score était lourd en faveur de la Côte d’Ivoire.

Il ne restait plus qu’un seul représentant gabonais à monter sur le tatami.

Le Maître Fulbert OLLOMO.

À cette époque, il était avant tout un excellent technicien et un homme de terrain. Comme beaucoup d’entre nous, il avait consacré son temps à former des pratiquants. Mais il avait encore très peu d’expérience en compétition internationale.

Face à lui se dressait un combattant ivoirien rompu aux exigences du haut niveau.

Dès les premiers échanges, on comprit que le combat serait difficile.

Chez nous, le Taekwondo restait très influencé par l’enseignement que nous avions reçu en Corée : vitesse, précision et enchaînements.

En face, les Ivoiriens recherchaient avant tout l’impact. Chaque attaque était portée avec une puissance impressionnante.

Puis survient l’action que je n’oublierai jamais.

Les deux combattants étaient sur la même garde.

Au cours de l’échange, le Maître OLLOMO change de garde.

Au même instant, son adversaire déclenche un dollyo chagi.

Le coup arrive du côté fermé et frappe violemment dans le dos, juste au-dessus de la hanche.

Le Maître OLLOMO se plie immédiatement en deux.

Il ne pouvait plus marcher.

Pendant quelques secondes, nous avons tous retenu notre souffle.

Je me souviens encore de notre inquiétude.

Nous avions vraiment eu peur.

À cette époque, les protections étaient bien différentes de celles d’aujourd’hui, et les combats étaient particulièrement engagés.

Heureusement, une équipe médicale était présente. Les secours sont intervenus rapidement et ont pu le prendre en charge.

Plus de peur que de mal.

Au terme de cette rencontre, le verdict est tombé :

🇨🇮 Côte d’Ivoire : 7 — 🇬🇦 Gabon : 1

Le score était sévère.

Très sévère.

Mais il ne racontait pas toute l’histoire.

Car cette défaite nous a surtout ouvert les yeux.

Nous avons compris que le Taekwondo de haut niveau ne se limitait pas à la technique apprise en Corée. Il fallait apprendre à s’adapter à des styles différents, à des combattants plus expérimentés, plus puissants, parfois plus imprévisibles.

Ce voyage en Côte d’Ivoire fut une véritable école.

Nous sommes rentrés au Gabon avec des blessures, des regrets… mais surtout avec une immense envie de progresser.

Et une chose est certaine…

Les Ivoiriens étaient heureux de leur victoire.

Ils pensaient sans doute que l’histoire était terminée.

Ils étaient loin d’imaginer que quelques mois plus t**d, ils allaient venir à Libreville…

Et que cette fois-là, le scénario serait bien différent.

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 06/07/2026

📖 Les pionniers du Taekwondo gabonais (Épisode 5)
Remarck contre Charlemagne : le combat que je n’oublierai jamais… 🥋🇬🇦🇨🇮

Après la victoire de Guy Serge, l’ambiance dans le gymnase monte encore d’un cran.

Puis arrive le combat de la 7ᵉ catégorie.

Dès que le combattant ivoirien apparaît, toute la salle se lève.

Un seul nom résonne dans les tribunes.

«Remarck !…Remarck !…Remarck !… »

Je vois arriver un jeune homme sûr de lui.

Dobok impeccable.

Regard calme.

Aucune inquiétude sur son visage.

On comprenait immédiatement que ce garçon avait un niveau exceptionnel.

Des années plus t**d, lors d’un passage de grade international, nos chemins se sont recroisés. Nous nous sommes salués avec respect. Le temps avait passé, mais je n’avais jamais oublié ce combattant.

À l’époque, il étudiait aux États-Unis et profitait de ses vacances pour représenter la Côte d’Ivoire.

Lorsque le combat commence, nous découvrons un Taekwondo que nous ne connaissions pas.

Remarck semblait jouer avec les distances.

Il reculait…

Puis repartait instantanément.

Des dwitchagis, des dollyo chagis, des enchaînements sans poser le pied au sol…

À gauche.

À droite.

Toujours en mouvement.

Toujours juste.

Charlemagne, pourtant courageux, subit un véritable déluge de techniques.

Nous venions pourtant de rentrer de Corée.

Et malgré cela, nous découvrions un autre niveau de combat.

Je me souviens encore de cette impression.

Nous regardions un champion en pleine démonstration.

À la fin du combat, Charlemagne avait tout donné.

Mais il semblait avoir été percuté par un bulldozer.

Ce soir-là,Remarck nous a donné une véritable leçon de Taekwondo.

Parfois, il faut savoir reconnaître la supériorité de son adversaire.

Et apprendre.

Car c’est aussi cela, l’esprit des arts martiaux.

Mais la soirée n’était pas terminée.

Le dernier combattant gabonais allait entrer sur le tatami.

Le Maître Fulbert OLLOMO.

Et lui aussi allait découvrir combien la compétition internationale pouvait être impitoyable.

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 05/07/2026

📖 Les pionniers du Taekwondo gabonais (Épisode 4)
Messamet Guy Serge : quand un champion monte sur le tatami… 🥋🇬🇦🇨🇮

Après ma défaite, le score était désormais de 4 à 0 en faveur de la Côte d’Ivoire.

Le public ivoirien était en pleine confiance.

Mais il restait un homme à faire entrer en scène.

Messamet Guy Serge.

À ceux qui ne l’ont jamais vu combattre, il est difficile d’expliquer ce qu’il représentait.

Nous étions amis.

Nous nous entraînions ensemble presque tous les jours après les cours.

Je connaissais parfaitement son talent.

Quelques mois auparavant, c’était lui qui m’avait battu lors de la Coupe Colonel Laïguy.

Et ce n’était pas un hasard.

Guy Serge était un combattant hors norme.

Le seul, à ma connaissance, à être resté invaincu tout au long de sa carrière nationale et internationale.

Sa spécialité ?

Son redoutable dollyo chagi jambe arrière.

Vous pouviez être à deux mètres de lui…

Il trouvait toujours le moyen de vous atteindre en plein visage.

Et si, par miracle, vous évitiez son pied…

Son tchiki terminaient le travail.

Ce soir-là, je l’ai vu dans un état que je lui connaissais rarement.

Il était concentré…

Déterminé…

Et surtout en colère.

Dès le début du combat, il impose son rythme.

Il ne laisse aucun répit à son adversaire.

Chaque attaque est précise.

Chaque contre est maîtrisé.

Les échanges deviennent à sens unique.

Le champion ivoirien comprend rapidement qu’il n’aura aucun espace pour respirer.

Guy Serge livre un véritable récital.

Il ne combat pas seulement pour gagner.

Il combat pour laver l’honneur de son équipe.

À la fin, le Gabon obtient enfin sa première victoire.

Le score passe à 4 à 1.

Ce n’était peut-être qu’un point.

Mais pour nous, cela représentait beaucoup plus.

C’était une question de fierté.

À cet instant, nous savions tous qu’il venait de rappeler pourquoi son nom faisait déjà partie de l’histoire du Taekwondo gabonais.

Mais le plus grand spectacle de la soirée restait encore à venir…

Car un jeune champion ivoirien allait faire son entrée.

Son nom…

Remark.

Et celui qui allait lui faire face s’appelait…

Charlemagne Angoué Ngoua.

04/07/2026

Bonjour
Frère Mavoungou,

Ton récit a réveillé en moi des souvenirs que je croyais enfouis, mais qui n’ont jamais réellement disparu.
Ce combat en Côte d’Ivoire…
Ce moment précis où tout a basculé…
Ce soir-là, quelque chose s’est brisé en moi, et dans le même instant, quelque chose de nouveau est né.

Je me souviens de l’atmosphère du gymnase : la chaleur, le bruit, les cris, l’odeur du tatami, la tension dans l’air.
Je me souviens de nos trois premiers combattants tombés les uns après les autres, et de ce silence lourd qui s’installait dans notre coin.
Je me souviens de ton combat, de ce coup à la tête qui t’a fait vaciller, de ton courage, de ta détermination à rester debout malgré le choc.

Et je me souviens surtout de ce moment où mon nom a été appelé.

Je suis monté sur le tatami avec une seule idée en tête : il fallait sauver l’honneur du Gabon.
Pas pour la gloire.
Pas pour les applaudissements.
Mais pour ce que nous représentions : une génération formée dans la rigueur, la discipline, la sueur, la douleur, et la fierté de porter nos couleurs.

Mais ce que je n’avais pas prévu, c’était la violence du choc mental que j’allais recevoir.

Car ce soir-là, j’ai découvert que le Taekwondo n’était pas seulement une affaire de technique, de vitesse ou de précision.
J’ai découvert que c’était aussi une affaire de lecture, de piège, de psychologie, de style, de culture, de territoire.
Les Ivoiriens avaient une manière de combattre qui n’était pas la nôtre.
Ils avaient un rythme différent, une stratégie différente, une manière de casser le tempo, de surprendre, de frapper au moment où tu t’y attends le moins.

Ce soir-là, j’ai compris que je n’étais pas seulement venu pour combattre.
J’étais venu pour apprendre.

Et ce que j’ai appris…
Ce n’était pas doux.
Ce n’était pas confortable.
Ce n’était pas glorieux.

Ce que j’ai appris, c’était la fureur.

Pas la colère.
Pas la rage aveugle.
Non.

Une fureur froide.
Une fureur lucide.
Une fureur qui te brûle de l’intérieur mais qui ne te consume pas.
Une fureur qui te pousse à te dépasser, à te transformer, à devenir plus que ce que tu étais.

Cette fureur-là, je l’ai reçue en Côte d’Ivoire.

Elle est née de l’humiliation.
Elle est née du choc.
Elle est née du regard des spectateurs.
Elle est née de cette phrase lancée depuis les tribunes — « Gabonais… mange pas piment ! » — qui a résonné comme un défi, comme une provocation, comme un rappel brutal que nous étions loin de chez nous.

Mais cette fureur, je ne l’ai pas rejetée.
Je ne l’ai pas combattue.
Je l’ai acceptée.
Je l’ai apprivoisée.
Je l’ai transformée.

Elle est devenue mon moteur.
Mon carburant.
Ma discipline.
Ma signature.

À partir de ce jour, je n’ai plus jamais combattu de la même manière.
Je n’ai plus jamais abordé un adversaire avec la naïveté de croire que la technique suffirait.
Je n’ai plus jamais laissé un combat se dérouler sans imposer mon rythme, ma présence, ma pression.

Cette fureur m’a accompagné dans chaque entraînement.
Dans chaque compétition.
Dans chaque montée sur le tatami.
Dans chaque regard échangé avec un adversaire.
Dans chaque coup donné, dans chaque coup reçu.

Elle m’a rendu plus exigeant.
Plus dur.
Plus précis.
Plus imprévisible.
Plus dangereux.

Elle m’a permis de construire ce que beaucoup ont appelé une légende, mais que moi je considère simplement comme le résultat d’un choc fondateur.

Car la vérité, frère, c’est que je n’ai jamais oublié la Côte d’Ivoire.
Jamais.
Pas un seul jour.

Ce soir-là, j’ai compris que le Taekwondo n’était pas un sport.
C’était une guerre.
Une guerre mentale.
Une guerre stratégique.
Une guerre intérieure.

Et cette guerre, je l’ai menée pendant toutes mes années de compétition au Gabon.
Avec discipline.
Avec respect.
Avec honneur.
Mais avec cette fureur qui ne m’a jamais quitté.

Alors oui, tu as raison de raconter cette histoire.
Tu as raison de rappeler ce que nous avons vécu.
Tu as raison de témoigner de cette époque où le Taekwondo gabonais se construisait dans la douleur, dans le courage, dans l’apprentissage, dans la confrontation.

Merci, frère, de raviver cette mémoire.
Merci de rappeler ce qui nous a forgés.
Merci de dire la vérité :
Nous étions des combattants.
Des vrais.
Et cette fureur, nous l’avons portée comme un flambeau.

Fraternellement,
Messamet Guy-Serge

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 04/07/2026

📖 Les pionniers du Taekwondo gabonais (Épisode 3)
Mon combat en Côte d’Ivoire : le jour où j’ai compris que le Taekwondo ne se pratiquait pas de la même façon partout… 🥋🇬🇦🇨🇮

Les trois premiers combattants gabonais étaient déjà tombés.

Le score était sans appel.

Côte d’Ivoire 3 – Gabon 0.

Assis dans mon coin, je regardais mes coéquipiers revenir les uns après les autres. Je me suis alors dit une seule chose :

« Il faut absolument que je gagne ce combat. »

Je représentais le Gabon, mais aussi le club 105. Hors de question de baisser les bras.

À cette époque, notre formation en Corée nous avait appris un Taekwondo basé sur la vitesse, la précision et l’enchaînement des techniques. Pour nous, celui qui touchait le plus souvent le plastron et la tête était celui qui dominait le combat.

Nous étions rapides, offensifs et agressifs.

Mais ce que nous ne savions pas encore, c’est que les Ivoiriens avaient développé une autre façon de combattre.

Quand mon nom est appelé, je monte sur le tatami avec confiance.

Le combat commence.

Je lance immédiatement ma technique favorite : un dollyo chagi jambe arrière.

Plein centre.

Le coup atteint parfaitement le plastron.

Je me dis alors :

« Ça marche… Je vais refaire exactement la même chose. »

Quelle erreur…

Je repars avec la même attaque.

Cette fois, mon adversaire m’attend.

Au moment précis où ma jambe part, il déclenche un contre fulgurant.

Son coup me frappe en pleine tête.

Je sens immédiatement que quelque chose a changé.

Je vacille.

Une fois…

Deux fois…

Trois fois…

L’arbitre m’arrête et commence le compte.

Je l’entends compter…

Un…

Deux…

Trois…

Je reprends peu à peu mes esprits.

À cinq, je relève la garde.

À huit, l’arbitre relance le combat.

Je suis toujours debout…

Mais, pour être honnête, je n’étais plus vraiment là.

Mon corps combattait…

Ma tête, elle, était encore ailleurs.

J’ai terminé les trois reprises sans vraiment savoir comment.

À la fin du combat, j’étais tellement désorienté que je voulais encore continuer.

On m’a regardé en souriant.

« Nestor… c’est fini. »

Je venais de perdre…

4 à 0.

Le gymnase explose de joie.

Et soudain, dans les tribunes, un spectateur lance cette phrase que je n’ai jamais oubliée :

« Gabonais… mange pas piment ! » 🌶️😂

Sur le moment, ça pique.

Mais avec le recul, je souris.

Ce soir-là, j’ai compris une chose essentielle.

Le Taekwondo ne se résume pas à la technique.

Il faut aussi savoir lire son adversaire, s’adapter à son style et changer de stratégie au bon moment.

Cette défaite m’a appris davantage que bien des victoires.

Et la soirée était loin d’être terminée…

Car le prochain à entrer sur le tatami s’appelait Messamet Guy Serge.

L’homme qui allait rappeler à tout le monde pourquoi il était considéré comme l’un des plus grands combattants de sa génération.

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