10/07/2026
Pendant ma grossesse, il y a eu trois huiles.
Trois huiles comme trois passages. Trois fragrances comme trois états de conscience. Elles ont épousé mes transformations, mes peurs, mes élans, ce corps qui se défaisait et se refaisait, cette vie qui grandissait en moi. Aujourd’hui, elles racontent presque à elles seules l’histoire de cette grossesse.
Bien avant d’être un soin, l’huile est une matière sacrée. Depuis des millénaires, elle veille sur les grands passages : la naissance, l’initiation, la guérison, la transformation, la mort. On oint les rois, les prêtresses, les prophètes, les initiés. L’onction est un geste de consécration. Déposer de l’huile sur la peau, c’est reconnaître que le corps est un temple et que certains instants méritent d’être honorés à travers des langages silencieux.
1er trimestre -
Le premier passage. Mon corps changeait. Mes émotions aussi. Mon odorat s’était fait si vif que TALM fut la seule huile (et le démaquillant) que je pouvais accueillir. Je l’appliquais partout : ventre, poitrine, hanches, cuisses. Avec le recul, elle représente pour moi la douceur. Le premier oui à cette aventure que je ne maîtrisais pas encore.
2eme trimestre -
Le retour des sens. J’ai retrouvé une huile qui m’accompagne depuis mes 18 ans : Voyage sur la Route des Épices. Ambre, vanille, patchouli : des notes qui racontent mes racines, mes voyages, une part très profonde de mon féminin. À chaque application, je retrouvais une version plus incarnée de moi-même. La femme sensuelle, derrière la future mère.
3ème trimestre & postpartum - Le temps de la consécration. À la maternité, j’avais emporté l’onction Myrrhe · Rose · Oliban.
Un mariage sacré, celui du ciel et de la terre, du masculin et du féminin. Un peu avant la naissance, je m’étais sentie appelée par déposer quelques gouttes sur mon nombril, sur mon ventre. J’ai reproduit ce geste au moment de la naissance. Un instant de grâce. De bénédiction. Remercier ce corps sanctuaire qui venait de donner la vie. Aujourd’hui encore, quelques gouttes sous les pieds de ma fille, et embaumer son aura sont devenues un geste d’amour et de présence.
02/07/2026
L’utérus : berceau de l’humanité.
Le premier océan de l’humanité n’est peut-être pas celui de la Terre. C’est celui que chaque femme porte en elle.
Dans toutes les cosmogonies, la création commence par les eaux primordiales. Avant la forme. Avant la lumière. Avant la séparation du ciel et de la terre, il existait une matrice obscure, silencieuse et infiniment féconde.
Puis les eaux ont engendré le vivant. Chaque être humain rejoue ce mouvement. Avant notre premier souffle, nous passons neuf mois dans un océan. Le liquide amniotique devient notre premier monde, notre premier rythme, notre première mémoire.
Le macrocosme se reflète dans le microcosme : le corps de la femme incarne ce mouvement créateur. L’utérus est un océan astral qui contient les mémoires de nos mères, de nos lignées et de notre propre vécu.
L’eau est la gardienne des mémoires. Dans cet océan astral s’impriment les mémoires de notre vie intra-utérine, de notre existence terrestre, mais aussi celles de l’heritage transgenerationel. Chaque émotion, chaque blessure, chaque joie, chaque renaissance y laisse une empreinte.
Lorsque cet espace n’est plus écouté ni honoré, beaucoup de femmes ressentent une déconnexion de leur corps, de leur intuition, de leur désir et de leur puissance créatrice.
Depuis plusieurs années, j’accompagne des femmes à retrouver cet espace intérieur. J’y retrouve souvent les mêmes blessures : un féminin en dualité, des relations toxiques, un corps dont on s’est éloignée, une difficulté à recevoir, créer, aimer ou habiter pleinement sa puissance.
L’utérus est un immense potentiel créateur. La vie n’y prend pas seulement la forme d’un enfant. Elle peut devenir une œuvre, une vocation, une entreprise ou une transformation. Preparer une naissance commence par habiter pleinement son bassin, pacifier ses blessures et honorer ses cycles.
Nos ancêtres ritualisaient la conception, la grossesse, la naissance et le postpartum. Peut-être est-il temps de ritualiser notre reconnexion à cette intelligence matricielle.
Si ces mots résonnent en toi, j’ai créé l’atelier Sagesse Utérine : un premier voyage pour renouer avec cette source créatrice qui vibre aux creux de chaque femme.
13/06/2026
LA NAISSANCE EST UNE DÉLIVRANCE
Dans bien des traditions, l’accouchement est appelé “la délivrance”. J’aime croire que la femme ne délivre pas seulement un enfant…
Elle délivre un message.
Un visage inédit de la création.
Une expression nouvelle de l’univers.
Car aucun être humain n’est une répétition.
Chaque naissance apporte quelque chose qui n’existait pas auparavant : une sensibilité, un regard, une fréquence, une manière singulière d’habiter le monde.
Donner naissance n’est pas seulement mettre un enfant au monde, mais permettre à une part du mystère de s’incarner.
Peut-être que donner naissance ne concerne pas seulement les mères, mais que nous passons tous notre vie à enfanter quelque chose. Une œuvre. Un projet. Une idée. Une vision. Une version de nous-mêmes qui cherche à se projeter en dehors de nous pour se matérialiser.
Chaque fois que nous donnons forme à quelque chose qui n’existait pas auparavant, nous participons à ce même mouvement créateur.
Alors je me demande si délivrer un message au monde n’est pas aussi une manière de se délivrer soi-même.
J’ai choisi d’illustrer ces quelques lignes avec les œuvres de Judy Chicago, .chicago artiste pionnière qui a consacré une partie de son travail à rendre visible ce qui fut longtemps relégué à l’ombre : la création, le pouvoir féminin, la naissance et la puissance créatrice du vivant.
“Herstory” m’évoque cette idée que toute création procède d’un même mouvement originel.
Une conscience au féminin qui enfanta les étoiles, les océans, les végétaux, les animaux et les êtres.
Depuis le microcosme, la femme semble porter la mémoire de ce premier geste créateur.
Elle offre un passage à un fragment de l’univers qui cherche à naître.
Et vous, qu’êtes-vous en train de mettre au monde ?
Une œuvre, une transformation, une nouvelle façon d’habiter votre vie ?
07/06/2026
À la rentrée, je rouvrirai des espaces collectifs 😍⭕️
Pour celles et ceux qui me suivent depuis peu, je suis bioénergéticienne, thérapeute et enseignante. Je guide des espaces initiatiques depuis six ans autour du féminin et de sa matrice, de la médecine sacrée du Caducée, ainsi que de pratiques et rituels inspirés des traditions kémétiques et de la mystique Juive.
Ces dernières années, une grande partie de mon énergie a été consacrée à la création de cercles, de transmissions, d’accompagnements et d’espaces de transformation. Puis, ces derniers mois, j’ai ralenti, laissant certaines activités se mettre en retrait pour honorer pleinement la maternité.
Aujourd’hui, tandis que je reprends progressivement le chemin du travail à travers de nouveaux projets dans l’événementiel, je ressens puissamment l’appel du retour aux cercles et de la communion collective.
Des espaces pour ralentir, se rencontrer, méditer, pratiquer, s’aligner et se souvenir. Des cercles où les prises de conscience deviennent des transformations, et où chaque passage de vie peut être accueilli avec plus de présence. Des expériences qui engagent autant le corps que l’esprit, le language spirituel et charnel.
Deux propositions de cercles ensemble :
🌹 La Rose & les Quatre Visages du Féminin : Une exploration du cycle féminin, des archétypes, des lunaisons et des passages intérieurs qui façonnent la vie des femmes. Un cercle qui s’inspire de mon atelier en ligne “ sagesse utérine”
🐍 Le Yoga de la Puissance du Serpent
Inspiré du yoga Smaï Tawi et de la tradition Sekhem : postures archétypales des divinités égyptiennes, rituels, soin caduceus (éveil des cobras lunaire et solaire) , mantras Egyptiens, pratiques autour de l’énergie vital.
J’aimerais beaucoup savoir ce qui résonne pour vous.
🌹 Un cercle au féminin et La Rose ?
🐍 Un cercle égyptien et Le Serpent ?
🌹 🐍 L’alchimie des deux ?
Je vous lis.
📸 🤍
📸 🤍
23/05/2026
Grossesse : la grande traversée de l’initiée
La grossesse n’a pas été pour moi un état.
Ni un moment suspendu, ni une parenthèse heureuse. Elle portait l’écho de tous mes anciens passages.
Neuf mois dans ma propre genèse.
Comme si 37 années d’existence avaient été relues, rouvertes, parcourues de nouveau.
Dans mon corps, mes pensées et chacune de mes cellules, tout a été revisité, remué.
Rien n’a été épargné. J’ai eu la sensation d’entrer dans une bibliothèque vivante. De parcourir mon propre mémoire. Des livres que je croyais refermés se sont remis à parler…
Mes relations. Mes souvenirs.
Mes innombrables vies.
Mes anciennes versions de femme.
Mes attachements. Mes peurs. Mes bonheurs.
Mes élans. Mes deuils. Tout est remonté.
Pas forcement dans l’ordre, ni toujours avec douceur. Mais avec une précision chirurgicale !
Une grossesse, ce n’est pas linéaire.
C’est une traversée des eaux.
Il y a des plongées et des remontées.
Des tempêtes et des accalmies.
Des instants où tout est clair, limpide et d’autres où plus rien ne l’est.
Chaque trimestre a été une expérience à part entière. Une manière différente de me rencontrer.
Au cours de ce voyage, c’est un véritable orchestre hormonal qui s’active. Des tempos, des accords, des ruptures, des suspensions. Des milliers d’émotions qui se répondent.
Une partition vivante, saisissante, autant par sa douceur que par son intensité. Comme un chef d’œuvre musical, de classique ou de jazz. Parfois tout semble dissonant, et pourtant…
Tout est parfaitement orchestré.
La grossesse n’est pas seulement le fait de donner la vie. Elle permet aussi à la femme d’approcher des lois invisibles. Un espace où l’infiniment vaste crée quelque chose d’infiniment petit.
Alors je me suis demandé : si la femme est celle par qui l’humanité prend chair, que lui est-il donné de traverser intérieurement pendant ce temps-là ? Quels secrets circulent dans ses eaux… ?
Voilà que nous détenons entre nos reins quelque chose qui dépasse notre propre existence…
Et peut-être que toutes ces mémoires n’étaient pas là par hasard. Comme si, avant de donner la vie, il fallait d’abord revisiter la sienne.
Et pour vous mères ? 🌹
16/05/2026
Il y a des âmes qui murmurent leur prénom avant même leur incarnation…
Comme une mémoire déposée quelque part entre le ciel, la chair et le ventre de la mère, certaines âmes sont déjà connectées à l’un des parents avant sa venue au monde. Ça a été le cas pour nous.
Ma fille se prénomme “Shade.” (Shadé)
Un prénom qui puise sa source dans la culture Yoruba, où “Adé” signifie la couronne, royauté, souveraineté.
Impossible de ne pas citer l’immense artiste Sade Adu. Sa voix, sa beauté sensuelle et son magnétisme me touche profondément. Et la dimension spirituelle de sa musique m’accompagne depuis des années.
En hébreu, le “Sh” représente la lettre Shin : la triple flamme incandescente, le feu sacré. Et “Shad” renvoie notamment à la poitrine nourricière, à la matrice qui nourrit, a l’aspect protecteur du féminin.
Je me suis laissé inspiré par l’écrire avec un H, parce que derrière les lettres se cache aussi toute une vibration.
Je crois profondément que certaines âmes viennent avec une fréquence particulière inscrite dans leur prénom, une information destinée à être déposée dans l’humanité. Elle porte en elle un message : une mémoire, une mission, une promesse, une destinée.
Comme si chaque être arrivait ici avec un fragment du divin à remettre en circulation. Nos prénoms contiennent déjà l’empreinte de ce que nous sommes venus réveiller.
Je vous partage + en story à la une “baby”.
09/05/2026
Naître ensemble
Le Rituel des 40 Jours 🪬
« On croit souvent que la naissance est le début. Mais en réalité, les 40 jours qui suivent sont encore une traversée… »
Dans les textes sacrés, les périodes de 40 précèdent souvent une transformation radicale.
40 jours de déluge avant un nouveau monde
40 jours sur le mont Sinaï avant de nouvelles lois.
40 jours dans le désert avant une révélation.
40 jours de jeûne avant d’entrer dans sa mission.
Les Écritures témoignent qu’on ne traverse pas une initiation instantanément. Certaines métamorphoses demandent du temps, du silence, de la lenteur, et le retrait du monde visible.
40 jours marquent souvent une disparition temporaire du monde ordinaire… Une retraite intérieure avant une transformation.
Dans la maternité, c’est la même chose.
Certaines cultures considéraient les 40 jours après l’accouchement comme une période sacrée.
Le bébé arrive d’un monde invisible, et descend, lentement, dans la matière. Rien n’est encore complètement fixé. C’est pour ça qu’on ne précipite rien. Pas de rythme forcé. Pas d’exposition excessive. Pas d’arrivée brutal dans le monde.
On protège. On contient. On laisse infuser.
40 jours comme chambre de transformation et de maturation.
Pour la mère : c’est une nouvelle transition, le corps se referme, les émotions se déplacent, une nouvelle identité s’installe.
Pour l’enfant c’est tout aussi intense : un passage s’est fait en vue de s’ancrer dans une toute nouvelle dimension.
40 jours comme sa première initiation terrestre.
Le temps pour le corps d’apprendre la densité du monde. Le temps pour l’âme d’habiter pleinement la forme.
40 jours, c’est le temps du basculement pour toute la famille.
Un temps de découverte, d’ajustement. Un cocon.
Un espace précieux, hors du temps, où les parents et le bébé apprennent à se rencontrer, avant d’ouvrir doucement la porte au monde extérieure.
De moi, les débuts d’une vie devraient être accueillis comme un mystère. Un présent des cieux, que l’on ouvre lentement, avec émerveillement.
Et vous, comment avez-vous vécu les 40 premiers jours, à la naissance de votre bébé… et à votre naissance en tant que parent ?
06/05/2026
Le week-end dernier, pour les un mois de ma fille, on nous a offert sont tout premier rituel de bain au .clemens . Quel moment hors du temps.
Un lieu profondément ressourçant où l’eau est au centre de tout. L’eau comme mémoire, comme enveloppe, comme premier langage du vivant.
On descend dans une crypte, à l’abri de la lumière et du monde. Pendant une heure, notre fille a été accompagnée dans un soin pensé spécialement pour les nourrissons : un bain enveloppé dans un lange, bercé par les gestes précis de la puéricultrice.
Des gestes doux, presque chorégraphiés.
Lumières tamisées.
Odeur délicate de verveine qui flottait dans l’espace.
Quelques bougies.
Une musique apaisante.
Tout invitait le corps à relâcher.
À revenir dans quelque chose de connu, de sécurisant, d’originel.
Voir son bébé retrouver cette sensation de flottement, comme dans le ventre, sa première maison, un retour à la vie aquatique, aux eaux matricielles. C’était si émouvant. Et à cet âge-là, le corps se souvient encore.
Ma fille s’est laissée porter, flotter, se déposer. Chaque geste été pensé comme un rituel pour apaiser son système nerveux, délier les tensions de la naissance et offrir au corps un profond relâchement.
Ces soins permettent aux bébés de retrouver des sensations proches de la vie intra-utérine : la chaleur, le bercement, la contenance, le mouvement fluide de l’eau.
Nous avons aussi vécu ce moment en tant que parents, acteurs et spectateurs à la fois. La bercer. La porter. Être dans la présence.
Merci infiniment au .clemens de proposer des soins aussi précieux pour les bébés et les jeunes parents. Je conseille à toutes les futures mamans de faire vivre ce soin rituel à leur bébé.
Nous reviendrons pour ses trois mois ✨ 💦
03/05/2026
En rentrant de la maternité, j’ai eu envie d’accueillir ma fille dans un espace où les deux principes de sa création coexistent harmonieusement : le féminin et le masculin.
J’ai invité l’esprit de la rose à diffuser ce principe universel dans notre foyer.
L’union du rouge et du blanc exprime la physiologie de l’homme et de la femme.
Ici, il est question de la rencontre de ces deux fluides sexuels qui, ensemble, rendent la création possible. L’alliance qui permet à l’esprit de pénétrer la matière.
❤️ Le féminin incarne le rouge : sang, cycle, eaux matricielles, matière. Celle qui contient, transforme et donne forme.
🤍 Le masculin incarne le blanc : semence, souffle, impulsion, éther. Celui qui initie et oriente.
L’homme apporte le germe.
La femme lui donne corps.
Dans la physiologie des corps on remarque :
⚡️ Un masculin qui donne : pulsion électrique
🧲 Un féminin qui reçoit : mouvement magnétique
🔋 Deux forces électromagnétiques qui s’accorde dans un échange rythmé entre le donner et le recevoir.
Nous sommes tous nés de cette union. Et pourtant, nous avons oublié que la sexualité n’est pas un acte banal, ni une performance, ni une décharge émotionnelle. Mais une force créatrice au pouvoir insoupçonné.
Dans un acte d’amour, chacun porte une fonction qui rend le couple complémentaire et fait de l’union un lieu de création et de réunification.
Faire l’amour, c’est revenir à cet endroit où chacun reconnaît sa posture. Et dans cet abandon, une troisième énergie émerge. Puissante. Nourrissante. Créatrice.
Certains l’ont déjà ressentie : ce moment où après l’union on se sent régénéré, aligné, vivant.
Car l’énergie sexuelle ne s’arrête pas au corps. Elle descend dans nos cellules. Réveille notre créativité.
C’est là que la sexualité reprend son sens d’origine : une énergie qui donne le pouvoir de créer.