Frederic Duval-Levesque, psy-coach

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J’aide les personnes à vaincre leur anxiété et leurs crises d'angoisse en seulement 3 mois, - sans médicaments

Reprenez le contrôle de votre vie et de vos émotions

Transformez le chaos en calme et en sérénité

Retrouvez une vie équilibrée et épanouie Depuis près de 40 ans, j’aide les personnes à se libérer de l’anxiété sous toutes ses formes : crises d’angoisse, TOC, phobies, panique, stress pos

03/09/2026

« On va au restaurant ? »

Pour la plupart des gens, c'est une invitation sympa. Pour une personne en proie aux crises d'angoisse, c'est le signal de départ d'une spirale infernale.

La peur de la crise crée la crise.

Un premier malaise survenu au restaurant un jour de fatigue, et voilà le cerveau qui associe l'endroit au danger. Puis, le périmètre se réduit. L'angoisse gagne du terrain, au point qu'on finit par avoir peur de sortir de chez soi.

« C'est affreux, ça rend fou de ne pas réussir à contrôler ça », me disait encore un client ce matin.

On pense souvent qu'une crise d’angoisse arrive sans raison.

Pourtant, quand on décortique le mécanisme en séance, le schéma est presque toujours le même :

Une première crise survient (par exemple au restaurant, un jour de grosse fatigue). L'inconscient associe le lieu ou la situation à la peur. La « peur d'avoir peur » s'installe. Le cerveau généralise : « Si c'est arrivé au restaurant, ça peut arriver n'importe où. »

Résultat ? Le cercle vicieux s'enclenche. On commence à éviter de sortir, l'anxiété gagne du terrain, et la confiance en soi s’effondre. On a l'impression de devenir fou et de perdre totalement le contrôle.

La bonne nouvelle ? Ce que l'inconscient a appris, il peut l'apprendre autrement.

En accompagnement, on ne cherche pas à « forcer » ou à se battre contre le symptôme. On avance par étapes clés :

Consolider le présent : Stabiliser le terrain, faire baisser la fréquence et l'intensité des crises pour retrouver de l'air.

Traiter les causes profondes : Aller désactiver en hypnose les déclencheurs inconscients, les automatismes ou les schémas oubliés.

Pérennisations : Projeter le changement dans le futur pour que la liberté de bouger et de sortir redevienne votre état naturel.

Pas besoin de lutter mentalement pendant des mois.

En hypnose profonde (notamment via le travail de dissociation et le dialogue avec l'inconscient), on laisse le mental au repos pendant que l'inconscient réorganise les réactions.

Ne laissez pas l'anxiété rétrécir votre périmètre de vie !

Il est tout à fait possible de retrouver son énergie et sa liberté d'action.

👉 Vous vous reconnaissez dans ce schéma répétitif ?

02/09/2026

Tu as compris ton anxiété. Alors pourquoi ton corps panique encore ?

Je connais très bien cette sensation. Et pas seulement parce que j’accompagne des personnes anxieuses depuis des années.

J’ai moi-même souffert de crises d’angoisse. En 2004-2005, je venais de m’installer à Toulouse après un tour du monde en sac à dos et je cherchais désespérément quelqu’un qui puisse m’aider. À l’époque, Internet en était encore à ses débuts : j’ai littéralement épluché les Pages Jaunes pour trouver un psy près de chez moi.

J’en ai essayé quatre.

Et à chaque fois, j’ai parlé. Beaucoup parlé. Les psys m’écoutaient, mais quand il s’agissait de me donner des solutions concrètes pour sortir de mes crises d’angoisse… je restais sur ma faim.

Cette expérience a profondément influencé ma façon d’accompagner aujourd’hui. Parce qu’avec le temps, j’ai compris quelque chose : comprendre ce qui nous arrive est essentiel, mais comprendre ne suffit pas toujours à changer ce qui se passe dans le corps.

C’est aussi là que je vois une limite lorsque la TCC est utilisée seule. Elle permet d’identifier les pensées automatiques, de repérer les distorsions cognitives et de poser un cadre. Mais tu peux parfaitement arriver à te dire : « Je sais que cette peur est irrationnelle. Je comprends ce qui m’arrive. »… et sentir malgré tout ton cœur s’emballer et ton corps se mettre en alerte.

À l’inverse, l’hypnose permet de travailler sur des automatismes plus profonds. Mais utilisée seule, sans travail conscient sur les déclencheurs, les habitudes et le quotidien, elle peut elle aussi montrer ses limites.

C’est pour cette raison que je ne veux pas opposer TCC et hypnose. Je les fais travailler ensemble.

D’un côté, le travail conscient aide à comprendre, identifier les déclencheurs et restructurer le quotidien. De l’autre, le travail hypnotique permet d’agir sur les automatismes anxieux qui continuent parfois à se déclencher alors même que, rationnellement, tu sais qu’il n’y a pas de danger.

C’est cette approche que j’utilise dans Sortie du Mode Survie, semaine après semaine, pendant 90 jours.

Pas parce qu’une méthode serait magique ou supérieure à toutes les autres. Mais parce que mon parcours personnel comme mon expérience d’accompagnement m’ont appris une chose : quand la tête a compris mais que le corps continue à avoir peur, il faut travailler avec les deux.


Photo de 2004 : je me sens bien dans ma bulle de sécurité, à 5035m d'altitude, au Laguna Glaciar, en Bolivie...

01/09/2026

(pour rebondir sur mon post précédent)

Et toi, qu’est-ce que tu aimerais faire si tu arrêtais de croire que tu dois d’abord changer qui tu es ?

Moi en 2004, devant le Sphinx.

01/09/2026

« Tu n’es pas fait pour ça. »

Quand tu es introverti et anxieux, tu finis parfois par le croire. Parce que tu regardes ceux qui semblent réussir facilement. Ils parlent à tout le monde, ils prennent de la place, ils adorent se montrer, ils ont l’air sûrs d’eux.

Et toi, parfois, ton cerveau transforme une situation banale en scénario catastrophe. Tu anticipes. Tu cogites. Tu évites. Et certaines fois, ce n’est même plus de l’inconfort : c’est la crise d’angoisse.

Alors forcément, tu peux te demander : « Comment je suis censé réussir si je fonctionne comme ça ? »

Je me suis posé cette question. Et je pense que j’ai fait une erreur pendant longtemps : croire que je devais corriger ma personnalité avant de pouvoir construire quelque chose.

Devenir plus extraverti. Plus sociable. Plus à l’aise. Moins anxieux. Bref, devenir quelqu’un d’autre.

Aujourd’hui, je vois les choses différemment.

Je suis introverti. J’ai besoin de calme et de solitude. Je réfléchis beaucoup, parfois beaucoup trop. Je peux être parfaitement à l’aise dans certaines situations et complètement submergé dans d’autres.
Et pourtant, j’ai réussi à faire le tour du monde en solo, pendant près de 10 ans, sans devenir la personne que je pensais devoir devenir.

Le déclic n’a pas été d’apprendre à devenir plus extraverti. Ça a été d’arrêter de construire ma vie autour d’une manière de fonctionner qui n’était pas la mienne.

Et de commencer à faire l’inverse : construire une manière d’avancer compatible avec qui je suis.

Parce que derrière ce que j’ai longtemps considéré comme des faiblesses, j’ai aussi découvert mes forces : observer, écouter, analyser, creuser profondément un sujet, comprendre les autres sans avoir besoin d’occuper tout l’espace.

Alors non, tu n’as pas besoin de vivre en dehors de ta zone de confort pour avancer. Tu n’as pas besoin de devenir extraverti. Et tu n’as surtout pas besoin de rentrer dans le moule de quelqu’un d’autre pour réussir.

Tu peux apprendre à avancer avec ton fonctionnement plutôt que contre lui.

Si quelque chose t’appelle, essaie. Même avec la peur. Même avec les doutes. Même si ta manière de faire paraît différente.

Parce que parfois, le problème n’est pas que tu n’es « pas fait pour ça ».

Tu essaies simplement de le faire d’une manière qui n’est pas faite pour toi.

Frédéric Duval-Levesque 22/08/2026

« J’ai compris mon anxiété. Mais elle n’a pas disparu. »

C’est ce que m’a dit Fabienne après 6 mois de thérapie classique.

Je sais que cette phrase peut déranger. Pourtant, c’est exactement ce que m’a raconté Fabienne M. lorsqu’elle est venue me voir.

Elle sortait de 6 mois de thérapie avec une psychologue. Pendant 6 mois, elle avait parlé de son anxiété, de ses peurs, de ce qu’elle ressentait, de son histoire. Elle avait échangé, analysé, essayé de comprendre ce qui lui arrivait.

Elle comprenait beaucoup de choses. Mais dans sa vie quotidienne, rien n’avançait comme elle l’espérait.

Elle avait fini par en avoir assez. Au point de se dire que même si ses séances étaient remboursées, elle préférait chercher une autre approche. C’est finalement par le bouche-à-oreille qu’une amie lui a parlé de moi.

Son histoire pose une question que je trouve fondamentale : est-ce que comprendre pourquoi vous êtes anxieuse suffit à ne plus l’être ?

Si c’était le cas, beaucoup de personnes souffrant de troubles anxieux auraient déjà réglé leur problème depuis longtemps.

Parce que la plupart savent très bien que leur peur est disproportionnée. Elles savent qu’elles ne vont probablement pas s’évanouir dans ce magasin. Elles savent qu’elles sont capables de conduire. Elles savent qu’une accélération du rythme cardiaque ne signifie pas nécessairement qu’une catastrophe est en train d’arriver.

Elles le savent intellectuellement. Elles peuvent même se répéter 100 fois qu’il n’y a aucun danger.

Mais leur corps continue à déclencher l’alarme.

C’est pour cette raison que, dans mon travail, je n’oppose pas la consultation analytique à l’hypnose profonde. J’associe les deux.

Le travail analytique est important. Il me permet de comprendre avec la personne ce qu’elle vit, son histoire, ses déclencheurs, ses évitements et les mécanismes qui entretiennent son anxiété. Il permet aussi à la personne de mettre du sens sur ce qui lui arrive.

Mais ensuite, il faut parfois aller travailler à un autre niveau : celui de ce qui se déclenche automatiquement, en dehors de la volonté consciente.

C’est là que j’utilise l’hypnose profonde, avec notamment des outils comme le signaling ou l’écriture automatique.

Avec le signaling, par exemple, j'établis un mode de communication à travers certains mouvements involontaires convenus à l’avance.

Pourquoi ? Pour contacter les parties inconscientes impliquées, à dialoguer avec elles et à comprendre ce qu’elles cherchent à faire, à éviter ou à protéger.

Parce qu’on peut passer énormément de temps à demander consciemment : « Pourquoi ai-je peur ? » alors que la partie qui déclenche cette peur n’est justement pas consciente.

Voilà pourquoi je refuse les deux extrêmes.

Pour moi, le travail intéressant se trouve dans l’association des deux : comprendre avec le conscient, puis aller travailler avec ce qui échappe au conscient.

Parce que le but d’un accompagnement n’est pas que vous deveniez une experte capable d’expliquer parfaitement pourquoi vous êtes anxieuse.

Le but, c’est que cette compréhension s’accompagne d’un changement réel : conduire, entrer dans un magasin, sortir seule, ne plus anticiper la prochaine crise, etc.

Frédéric Duval-Levesque

21/08/2026

Je peux être un excellent thérapeute… et ne pas réussir à vous aider.

Parce qu’une séance d’hypnose ne repose pas uniquement sur les compétences du thérapeute.

Il faut deux choses essentielles.

La première, c’est la confiance.

Quand une personne vient me voir, elle me laisse entrer dans quelque chose de très intime : ce qui va, ce qui ne va plus, ce qu’elle montre aux autres… et parfois ce qu’elle garde sous contrôle depuis longtemps.

Cette confiance ne se décrète pas.

Elle se construit.

C’est aussi pour ça que la première consultation dure généralement entre 1h et 1h30. Avant de vouloir changer quoi que ce soit, il faut d’abord créer cette alliance.

La deuxième, c’est votre motivation.

Je peux accompagner.
Je peux proposer.
Je peux guider.

Mais je ne peux pas faire le chemin à votre place.

Je le dis souvent à mes patients :

Je suis un guide de montagne. Si vous ne voulez pas marcher, nous n’irons pas bien loin.

Et même quand l’envie est là, tout ne bouge pas forcément immédiatement.

Parfois, je ne suis simplement pas le bon thérapeute pour cette personne.

Parfois, ce n’est pas le bon moment.

Et si rien ne bouge après trois séances, je préfère arrêter plutôt que poursuivre coûte que coûte.

Mais il arrive aussi quelque chose d’assez déroutant.

Des patients me recontactent plusieurs mois plus t**d en me disant :

« Finalement… je crois que ça a bougé. »

Pas forcément de la manière qu’ils imaginaient.
Ni au moment où ils l’attendaient.

Comme si le travail avait continué silencieusement.

C’est peut-être l’une des choses les plus fascinantes avec l’hypnose :

on plante parfois une graine sans savoir exactement quand elle va germer.

Et parfois, il faut accepter de ne pas tout comprendre, tout intellectualiser… ni tout contrôler.

20/08/2026

« Je veux m’en sortir… mais sans dépendre uniquement des médicaments. »

C’est une phrase que j’entends régulièrement chez des femmes qui viennent me consulter. La dernière fois avant hier, en séance visio.

Elles ne sont pas contre la médecine. Certaines suivent d’ailleurs un traitement qui leur est nécessaire. Mais elles sentent qu’elles ont aussi besoin de travailler sur autre chose.

Parce qu’avec l’anxiété, il y a parfois un paradoxe difficile à vivre :

Votre tête sait qu’il n’y a pas de danger.
Mais votre corps, lui, continue à réagir comme s’il y en avait un.

Le cœur s’accélère. Le ventre se noue. Les pensées tournent en boucle.

Et cette impression que quelque chose pourrait arriver ne vous quitte jamais vraiment. À force de vivre ainsi, votre système d’alerte peut finir par se déclencher presque automatiquement.

C’est précisément là que j’utilise l’hypnose profonde (pas la sophro, ni l'EMDR, ni l'hypnose éricksonienne, dans ce cas).

Après 38 ans de pratique, je ne la considère ni comme une solution magique, ni comme un remplacement d’un suivi médical lorsqu’il est nécessaire.

Je la vois comme un moyen de travailler sur certains automatismes qui continuent à fonctionner alors même que, consciemment, vous savez que vous êtes en sécurité.

Imaginez un instrument qui s’est progressivement désaccordé. Vous pouvez savoir exactement quelle note il devrait jouer… il sonne malgré tout faux.

Mon travail consiste à vous accompagner pour retrouver progressivement davantage de cohérence entre ce que votre tête sait et ce que votre corps ressent.

Je suis un peu comme un guide de montagne : je connais certains passages, je peux vous montrer le chemin et vous accompagner. Mais je ne peux pas marcher à votre place.

L’objectif n’est pas de vous promettre une vie sans stress.

C’est de vous aider à retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour que la peur cesse progressivement de décider à votre place.

Et que vous puissiez recommencer à vivre… plutôt qu’à surveiller en permanence ce qui pourrait arriver !

18/08/2026

Tu as enfin du temps pour toi… mais ton corps, lui, ne se détend jamais vraiment.

C’est quelque chose que j’entends souvent chez des femmes qui, pourtant, ne se considèrent pas forcément comme anxieuses. Elles travaillent, gèrent leur quotidien, avancent. En apparence, tout va plutôt bien. Mais intérieurement, quelque chose reste en alerte.

Ça peut être un sommeil léger, un réveil à 3h du matin avec le cerveau qui repart immédiatement. Les épaules toujours un peu contractées. L’impression de ne jamais vraiment « décrocher ». Ou cette difficulté étrange à profiter d’un moment calme sans déjà penser à ce qu’il faudra faire ensuite.

Quand on a vécu longtemps sous pression, l’état d’alerte peut devenir un automatisme. La période difficile est parfois terminée depuis longtemps… mais le corps continue de fonctionner comme s’il devait rester prêt à réagir.

Alors on essaie de mieux se détendre : sport, méditation, respiration, week-ends au calme… Et oui, ça peut aider. Mais parfois, l’effet ne dure pas.

Parce que le problème n’est pas forcément que tu ne sais pas te détendre.

C’est peut-être que ton corps n’a pas encore appris qu’il pouvait arrêter de surveiller.

Et là, la façon d’aborder les choses change. Il ne s’agit plus seulement de faire disparaître les symptômes, mais de comprendre ce qui entretient cet état d’alerte : l’anticipation, certains déclencheurs, les automatismes anxieux, les pensées qui tournent en boucle… puis de retrouver progressivement une sensation de sécurité plus stable.

Alors j’ai une question pour toi : quand as-tu dormi pour la dernière fois une nuit entière sans te réveiller avec le cerveau déjà en marche ?

17/08/2026

Quand la crise monte, ton premier réflexe est souvent celui qui l’alimente.

Imagine que tu te baignes tranquillement et que, soudain, tu vois une énorme vague arriver. Instinctivement, tu peux te figer et la prendre de plein fouet, essayer de fuir vers le bord mais elle te rattrape, ou lutter de toutes tes forces contre elle… avant de finir dans le rouleau façon machine à laver.

Trois réactions parfaitement humaines. Parce que face à quelque chose qui te fait peur, ton cerveau cherche une seule chose : reprendre le contrôle.

Avec une crise d’angoisse, c’est souvent pareil. Ton cœur accélère et tu veux le calmer. Ta respiration change et tu essaies de la contrôler. Une sensation apparaît et tu la surveilles. Une pensée inquiétante arrive et tu cherches immédiatement à te rassurer.

« Il faut que ça s’arrête. »

Et sans t’en rendre compte, tu peux envoyer un message supplémentaire à ton système nerveux : « Ce que je ressens est dangereux. »

La vague initiale était l’anxiété. Mais une deuxième vague vient alors s’ajouter : la peur de ce que tu es en train de ressentir. La peur que ça empire, de perdre le contrôle, de refaire une crise.

C’est ce qu’on appelle parfois la peur d’avoir peur.

Il existe pourtant une autre façon de traverser une vague. Pas en prétendant qu’elle n’existe pas, en se répétant que « tout va bien » ou en essayant de devenir parfaitement zen au milieu d’une crise. Mais en apprenant progressivement à ne plus considérer chaque sensation comme une menace à combattre.

Une phrase m’a beaucoup aidé à comprendre ça : « On ne peut pas contrôler la vague, mais on peut apprendre à surfer dessus. »

Sortir du mode survie ne signifie pas construire une vie sans stress, sans problème ou sans émotion désagréable. Cette vie-là n’existe pas.

Ça signifie retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour que ton corps puisse ressentir une vague d’anxiété sans que ton cerveau déclenche automatiquement l’alarme maximale.

Alors, la prochaine fois que l’anxiété monte, au lieu de te demander « Comment je fais pour que ça s’arrête ? », essaie une autre question :

« Est-ce que je suis en danger… ou est-ce que j’ai peur de ce que je ressens ? »

Parce qu’on ne peut pas toujours empêcher la prochaine vague. Mais on peut apprendre à ne plus vivre dans la peur qu’elle arrive.

16/08/2026

Tu crois que ce verre te détend. Puis tu te réveilles à 3 h, le cerveau en alerte.

Je n’ai jamais été un grand buveur. Un verre de temps en temps, pas plus. À 20 ans, ce verre passait presque inaperçu.

Puis, autour de 40 ans, j’ai commencé à remarquer quelque chose : le même verre… mais pas la même nuit.

Je m’endormais facilement, puis réveil vers 3 h. Le corps fatigué, mais le cerveau, lui, reparti. Les pensées qui tournent, cette agitation intérieure, cette sensation d’être en alerte sans vraiment savoir pourquoi.

Et quand tu es déjà sujet à l’anxiété, c’est là que ça devient trompeur. Tu peux te réveiller en pensant : « Pourquoi mon anxiété revient encore ? » Sans forcément faire le lien avec ce qui s’est passé quelques heures avant.

Parce que oui, l’alcool peut donner une sensation de détente au départ. Tu relâches la pression, tu t’endors parfois plus facilement.

Mais s’endormir plus vite ne veut pas forcément dire mieux dormir. Au fil de la nuit, ton sommeil peut devenir plus fragmenté.

Et le lendemain, ton système nerveux se retrouve avec exactement ce dont il n’avait pas besoin : moins de récupération, plus de fatigue et davantage de sensations physiques désagréables.

Quand ton corps est déjà hypervigilant, ces sensations peuvent vite devenir du carburant pour l’anxiété. Tu remarques davantage ton cœur, ta respiration, ton agitation. Tu t’inquiètes de ce que tu ressens… et cette inquiétude augmente encore ton état d’alerte.

Je ne suis pas en train de dire : « L’alcool provoque ton anxiété. » Ce serait beaucoup trop simpliste.

Je te propose plutôt de changer de question.

Au lieu de te demander : « Est-ce que j’ai le droit de boire un verre ? », demande-toi : « Qu’est-ce que ce verre produit réellement chez moi dans les 12 à 24 heures qui suivent ? »

Comment je dors ? Comment je me sens au réveil ? Mon anxiété est-elle différente ? Mes pensées tournent-elles davantage ?

Sortir du mode survie, c’est aussi apprendre à reconnaître ce qui augmente ton sentiment d’insécurité… et ce qui aide ton corps à retrouver de la sécurité.

Sans culpabilité, sans interdit. Juste en observant.

Et toi, as-tu déjà remarqué ton anxiété augmenter après un verre… même le lendemain ?


Ma photo : je préfère savourer une bonne glace !

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