Sous la mêlée

Sous la mêlée La parole donnée engage, sinon il faut partir
Christian ARNAUD

Proche soutien de Florian Grill depuis 2018 et acteur de son élection, je ne peux accepter ni les promesses non tenues depuis 2023, ni le comportement envers la famille Narjissi.

DOMÈNE, LA VICTOIRE EST AILLEURSDimanche 20 septembre 2026, au stade Philippe-Agud du Versoud, Domène Métropole Rugby a ...
21/09/2026

DOMÈNE, LA VICTOIRE EST AILLEURS

Dimanche 20 septembre 2026, au stade Philippe-Agud du Versoud, Domène Métropole Rugby a retrouvé le terrain pour la première fois sous sa nouvelle identité.

Face au RC Sillans, une équipe qui descend de Régionale 2, le retour à la compétition a été difficile. Le score 78 à 7 pour Sillans rappelle que le chemin sera long.

Mais, à Domène, la victoire est ailleurs.

Car derrière ces quatre-vingts minutes de rugby se trouve une histoire beaucoup plus longue : celle d’un club qui aura attendu des années pour pouvoir simplement reprendre sa place sur un terrain.

VINGT-CINQ ANS APRÈS

Pour mesurer ce que représente cette journée, il faut remonter beaucoup plus loin.

Le dernier match officiel de l’US Domène remonte à 2001.

Vingt-cinq ans.

Vingt-cinq ans depuis qu’une équipe senior portant le nom de Domène avait disputé une rencontre officielle.

Entre-temps, il y a eu la fusion en 2017 avec les Catalans de Grenoble, la création de Grenoble Catalans-Domène, puis la séparation des deux structures.

Mais cette séparation ne signifie pas pour autant le retour immédiat d’une équipe senior de Domène sur les terrains.

C’est précisément là que commence le long combat de Julien Carlesso.

L’association Domène Métropole Rugby, créée en 2022, va devoir patienter avant de pouvoir réellement reprendre une activité sportive senior sous sa propre identité puisque la Mairie lui refuse l’accès aux installations sportives.

Pendant ce temps, une autre structure, Domène Rugby, présidée par Sylvie Sellier, continuait d’exister sur la commune.

Pour Julien Carlesso, il ne s’agissait pourtant pas simplement de créer une nouvelle association.
Il s’agissait de faire renaître un projet rugby à Domène, sous une nouvelle identité, avec une équipe, des licenciés, des jeunes et, surtout, la possibilité de jouer.

UNE AFFILIATION QUI AURA ÉTÉ UN COMBAT

Le parcours administratif aura lui aussi été long.
En 2024, la FFR avait refusé l’affiliation de Domène Métropole Rugby.

Julien Carlesso a alors dû saisir seul le tribunal administratif de Versailles, afin de faire valoir les droits de son club face à la Fédération Française de Rugby.

Mais avant d’en arriver là, le dossier était également passé par le CNOSF.

Dans le cadre de cette procédure, le CNOSF avait reconnu que l’affiliation de Domène Métropole Rugby relevait du droit du club.

Malgré cette position et proposition de conciliation, la FFR a continué à refuser l’affiliation.

Le blocage s’est donc poursuivi, contraignant Julien Carlesso à aller plus loin dans ses démarches et à saisir la juridiction administrative.

Entre-temps, la situation ayant évolué sur la commune de Domène, le dossier s’est finalement débloqué.

Et finalement, Domène Métropole Rugby a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Versailles, qui a entériné l’affiliation du club.

La FFR a ensuite officialisé cette affiliation par courrier du 29 mai 2026, permettant enfin au club de reprendre officiellement sa place dans le rugby fédéral.

Mais nous y reviendrons car cette histoire administrative et judiciaire mérite d’être racontée dans le détail.

Elle raconte aussi les difficultés auxquelles peut être confronté un club lorsqu’il cherche simplement à retrouver le droit de jouer sous son propre nom et que la ligue Aura ne joue pas son rôle.

UN CLUB QUI EXISTE, MAIS QUI NE JOUE TOUJOURS PAS CHEZ LUI

La ville de Domène reconnaît aujourd’hui officiellement Domène Métropole Rugby, dont Julien Carlesso est le président.

Mais une difficulté demeure.

La ville de Domène refuse toujours d’ouvrir son terrain aux seniors du club.

C’est donc au stade Philippe-Agud du Versoud, dans une commune voisine, que Domène Métropole Rugby doit délocaliser ses rencontres seniors.

Un paradoxe pour un club qui porte le nom de Domène et qui souhaite construire un véritable projet sportif et territorial.

L’affiliation a été obtenue.
L’équipe senior existe.
Le premier match officiel a été joué.

Mais le club ne peut toujours pas recevoir ses adversaires sur son propre territoire.

Et pourtant, là encore, Julien Carlesso et son groupe continuent d’avancer.

LA VRAIE VICTOIRE EST LÀ

Alors oui, 78-7, cela fait mal.
Mais il faut regarder au-delà du tableau d’affichage.

Il y a encore quelques mois, la question était simplement de savoir si Domène Métropole Rugby pourrait être affilié, disposer de créneaux et aligner une équipe senior.

Aujourd’hui, une quarantaine de joueurs avaient manifesté leur motivation, le club a obtenu son affiliation et une équipe senior a finalement pu entrer sur le terrain.

UNNOUVEAU CLUB EN REGIONALE 3
C’EST PRECIEUX

Après vingt-cinq années d’attente depuis le dernier match officiel de l’US Domène, ce n’est pas rien.

Un maillot.
Une équipe.
Un projet.
Un club.
Et enfin, un match officiel.

Le premier match était peut-être perdu.
Mais le combat, lui, vient de commencer.

LA RÉSILIENCE AVANT LE SCORE

Pour un club qui a dû patienter, argumenter, saisir les instances, aller devant le tribunal administratif et chercher pendant des années une solution pour pouvoir exister sous son propre nom, être là, un dimanche après-midi, maillot sur le dos et ballon en main, constitue déjà une étape majeure.

La reconstruction d’un club ne se fait pas en quelques semaines.

LA VICTOIRE EST AILLEURS

Alors oui, le premier match est une défaite.

Mais la vraie victoire n’était probablement pas sur le tableau d’affichage.

La victoire, c’était de pouvoir enfin jouer.

La victoire, c’était de voir un groupe porter à nouveau le nom de Domène sur un terrain.

La victoire, c’était de faire revivre un projet qui, pendant des années, été bloqué dans les méandres administratifs et les difficultés locales.

Et maintenant, il reste une autre étape :

pouvoir jouer chez soi.

Nous ne doutons pas que, devant la résilience de Julien Carlesso et de son groupe, les choses finiront par rentrer dans l’ordre.

Pas pour une querelle de personnes.
Pour le rugby.
Pour les licenciés.
Pour les jeunes.
Pour le territoire.
Et pour l’intérêt général.

La victoire n’est donc pas celle que raconte le score.

La victoire, c’était de pouvoir enfin jouer.

Et pour l’histoire de la saisine du tribunal administratif de Versailles, du rôle du CNOSF, de l’affiliation et de ce long parcours face à la FFR…
Mais nous y reviendrons.


Union Sportive Domenoise Julien Jean Carless

LA FFR CONDAMNÉE À 150 000 € PAR LE TRIBUNAL DE BORDEAUX POUR DÉFAUT D’INFORMATIONLe 2 septembre 2026, le Tribunal judic...
20/09/2026

LA FFR CONDAMNÉE À 150 000 € PAR LE TRIBUNAL DE BORDEAUX POUR DÉFAUT D’INFORMATION

Le 2 septembre 2026, le Tribunal judiciaire de Bordeaux a condamné la Fédération française de rugby à verser 150 000 € à un ancien joueur professionnel, victime d’un grave accident lors d’un match le 12 janvier 2020.

TJ Bordeaux, 6e ch. civile, 2 septembre 2026, RG n° 23/10301.

UN ACCIDENT AUX CONSÉQUENCES IRRÉVERSIBLES

À la suite de cet accident, le joueur souffre d’une tétraplégie. L’expertise médicale a fixé son déficit fonctionnel permanent à 90 %.

La GMF, assureur du contrat collectif souscrit par la FFR, lui a versé 4,5 millions d’euros, correspondant au plafond de la garantie de base.

Mais son préjudice couvert par le contrat était supérieur à 6 millions d’euros.

Le tribunal retient notamment :

• 585 000 € pour le déficit fonctionnel permanent

• 4 841 025 € pour l’assistance d’une tierce personne, sur la base d’un besoin de 16 heures par jour

• 700 943,60 € pour l’acquisition d’un logement adapté.

Soit déjà 6 126 968,60 €.

Et ce montant ne comprend pas encore certains autres postes prévus par le contrat, notamment les pertes de gains professionnels, évaluées à 140 202 €, le véhicule adapté et certaines dépenses futures de soins et d’équipements.

UNE GARANTIE COMPLÉMENTAIRE DE 1,5 MILLION D’EUROS

Pour la saison 2019-2020, une garantie complémentaire facultative permettait de porter le plafond de 4,5 à 6 millions d’euros.

Son coût pour un joueur adulte était compris entre 144 et 173 € par an.

Le tribunal estime que la FFR n’a pas démontré avoir correctement informé ce joueur de l’existence et surtout de l’intérêt de cette garantie complémentaire.

La simple case cochée sur le formulaire de mutation ne suffit pas.

150 000 € POUR UNE PERTE DE CHANCE

Le tribunal ne considère pas que le joueur aurait nécessairement souscrit cette garantie.
Il retient une perte de chance de 10 %.

Le calcul est donc simple :
1 500 000 € × 10 % = 150 000 €.

La FFR est condamnée à verser ces 150 000 €, auxquels s’ajoutent 2 500 € au titre de l’article 700, les dépens et les intérêts légaux.

C’est l’indemnisation d’une perte de chance résultant du défaut d’information.

LE CODE DU SPORT IMPOSE CETTE INFORMATION

L’article L.321-4 du Code du sport est très clair :

« Les associations et les fédérations sportives sont tenues d'informer leurs adhérents de l'intérêt que présente la souscription d'un contrat d'assurance de personnes couvrant les dommages corporels auxquels leur pratique sportive peut les exposer. »

Cette obligation d’information n’est donc pas une simple recommandation.

LE CONSEIL D’ÉTAT AVAIT DÉJÀ POSÉ LE PRINCIPE

Le 27 juin 2024, dans sa décision n° 489391, le Conseil d’État avait jugé que la FFR ne pouvait pas imposer à ses licenciés la souscription d’une assurance personnelle couvrant les dommages corporels.

Mais il rappelait également que les fédérations ont une obligation d’information sur l’intérêt de souscrire une telle assurance et que le non-respect de cette obligation est susceptible d’engager leur responsabilité civile.

Deux ans plus t**d, le Tribunal judiciaire de Bordeaux vient concrètement appliquer ce principe à la FFR.

ET APRÈS UN ACCIDENT GRAVE OU UN DÉCÈS ?

Un licencié doit pouvoir connaître ses garanties, leurs limites et les éventuelles protections complémentaires.

Mais lorsqu’un accident grave ou un décès survient, le licencié ou sa famille doivent également pouvoir savoir :

Quel contrat s’applique ?

Quelles garanties sont ouvertes ?

Qui doit déclarer le sinistre ?

Qui ouvre le dossier ?

Quelles assistances peuvent être mobilisées ?

Quels droits à indemnisation peuvent être exercés ?

Informer au moment de la licence est une obligation.

Informer et accompagner lorsqu’un accident grave ou un décès survient, c’est aussi une question essentielle de responsabilité et de transparence.



LA FFR N’A-T-ELLE PAS DÉJÀ PERDU LA BATAILLE DU PACIFIQUE ?À WALLIS-ET-FUTUNA, LA FRANCE A-T-ELLE TROP LONGTEMPS CONSIDÉ...
19/09/2026

LA FFR N’A-T-ELLE PAS DÉJÀ PERDU LA BATAILLE DU PACIFIQUE ?

À WALLIS-ET-FUTUNA, LA FRANCE A-T-ELLE TROP LONGTEMPS CONSIDÉRÉ COMME ACQUIS QUE LE RÊVE DES JEUNES ÉTAIT FORCÉMENT DE VENIR EN MÉTROPOLE ?

Selon les propres documents de la FFR, les territoires concernés par son projet Pacifique représentent 0,25 % de ses licenciés, mais jusqu’à 15 % des joueuses et joueurs de ses équipes de France.

Un poids démographique minime mais une contribution sportive considérable.

WALLIS-ET-FUTUNA, UN TERRITOIRE LONGTEMPS RESTÉ À DISTANCE

Wallis-et-Futuna, quelques milliers d’habitants, à plus de 20 000 kilomètres de la métropole, est longtemps restée éloignée des priorités nationales.

Pourtant, la FFR reconnaît désormais elle-même un enjeu géopolitique avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

LE « PLAN MARSHALL » À 20 MILLIONS : UN PROJET MAIS PAS FINANCÉ.

La FFR promet un « Plan Pacifique » : plan Marshall pour les installations des clubs de Wallis-et-Futuna et de Nouvelle-Calédonie, possible centre du rugby Pacifique, formation de 1 500 professeurs des écoles, compétition avec World Rugby, travail avec les universités et les ligues.

En juillet 2025, une réunion a bien été organisée avec Florian Grill, Abdelatif Benazzi, Jordan Roux, Christophe Pierrel et Manuel Valls, alors ministre des Outre-mer. Le projet présenté était de 20 millions d’euros mais avec 80 % de financement envisagé par l’État.

Et quelques mois plus t**d, la FFR écrivait noir sur blanc que « la difficulté est l’incertitude politique », avant de mentionner la reprise de contact avec le ministère des Outre-mer.

Depuis, Manuel Valls n’est plus ministre des Outre-mer. Naïma Moutchou occupe aujourd’hui cette fonction.

Dans une France confrontée à de fortes contraintes budgétaires, avec de nombreuses urgences dans les territoires ultramarins, personne ne peut donc garantir aujourd’hui que ces 20 millions seront effectivement débloqués, ni dans quels délais.

ET SI CE PLAN ÉTAIT DÉJÀ UN PEU DÉSUET ?

Florian Grill qualifie régulièrement des installations de rugby françaises souvent de « désuètes ».

Alors, peut-on lui retourner la formule ?

Un plan essentiellement consacré aux infrastructures et au développement du rugby n’est-il pas lui aussi déjà un peu désuet face à ce que propose la Nouvelle-Zélande ?

Car Wellington ne raisonne pas uniquement rugby.

LA NOUVELLE-ZÉLANDE CONSTRUIT UN ÉCOSYSTÈME

La Nouvelle-Zélande a adopté un French Pacific Plan 2025-2027 pour la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna.

Ce n’est pas un plan de rugby mais un plan du ministère néo-zélandais des Affaires étrangères et du Commerce.

Éducation, formation professionnelle, mobilité, développement, résilience, commerce, coopération : Wellington travaille beaucoup plus large que le sport.

6 millions de dollars néo-zélandais sont programmés pour les territoires français du Pacifique sur 2024-2027, contre 1,04 million sur 2021-2023.

Wallis-et-Futuna est bien intégré à cette stratégie.

Les jeunes peuvent notamment bénéficier des bourses Manaaki, pour des études supérieures mais aussi des formations professionnelles et techniques.

La Nouvelle-Zélande développe également ses échanges économiques avec le territoire.

Elle ne propose pas seulement du rugby. Elle construit progressivement un écosystème régional.

2 800 KILOMÈTRES Vs 20 000 km

Pour un jeune de Wallis-et-Futuna, partir en métropole signifie plus de 20 000 kilomètres,un véritable changement de vie, un déracinement.

La Nouvelle-Zélande n’est qu’à environ 2 800 kilomètres.

Pendant des décennies, le rêve pouvait être de partir en France.

Demain, pourquoi ne serait-il pas aussi de partir en Nouvelle-Zélande ?

ET POURQUOI PAS LE MAILLOT AVEC LA FOUGERE ?

Les règles de World Rugby permettent à un joueur, une joueuse d’être éligible à l’équipe Nationale s’il est né dans le pays, s’il a un parent ou un grand-parent qui y est né, ou par son parcours de résidence.

60 mois consécutifs de licence dans un club peuvent être pris en compte.

Pour un jeune parfois déraciné dès 14 ans qui construirait demain une partie importante de son parcours en Nouvelle-Zélande, le maillot noir entre dans le champ des possibles.

Mais surtout, il ne part pas uniquement vers les All Blacks.

IL ENTRE DANS UN RUGBY PROFESSIONNEL.

Le Super Rugby Pacific est professionnel et compte cinq franchises néo-zélandaises.

le championnat provincial masculin de haut niveau de Nouvelle-Zélande, situé en dessous du Super Rugby dans la filière nationale constitue un réservoir important pour les franchises de Super Rugby et les All Blacks..

Et pour les femmes, le contraste est encore plus important.

LE SUPER RUGBY AUPIKI EST UNE COMPÉTITION PROFESSIONNELLE FÉMININE.

Depuis 2026, les joueuses bénéficient de contrats professionnels et d’un dispositif structuré vers le haut niveau et les Black Ferns.

La France possède une Élite 1 féminine qui peine à se professionnaliser, championnat dominé par 3 ou 4 équipes boostées par des contrats fédéraux, mais pas l’équivalent d’une compétition nationale professionnelle féminine comme Aupiki.

Pour une jeune Wallisienne qui rêve de haut niveau

POURQUOI CHOISIRAIT-ELLE NÉCESSAIREMENT LA FRANCE SI LA NOUVELLE-ZÉLANDE LUI PROPOSE À LA FOIS LA FORMATION, LA MOBILITÉ RÉGIONALE ET UN RUGBY FÉMININ PROFESSIONNEL ?

L’histoire de Manaé et Téani Feleu montre déjà que la Nouvelle-Zélande peut constituer une étape du parcours d’une jeune joueuse du Pacifique avant de rejoindre la France.

Mais demain, le choix ne sera plus seulement entre deux sélections. Elle sera entre deux parcours de vie.

LA BATAILLE DU PACIFIQUE NE SE GAGNERA PAS AVEC UNE SEULE ENVELOPPE

Le projet de la FFR arrive dans un Pacifique qui a changé.

20 millions pour les équipements, les écoles et le rugby ne suffiront pas à créer un écosystème.

Pendant ce temps, Wellington travaille sur la formation, la mobilité, l’économie, la coopération et le rugby professionnel.

Et si la FFR, les centres de Formation ... continuent de considérer les jeunes du Pacifique uniquement comme des talents à détecter, alors que la Nouvelle-Zélande leur propose un environnement de proximité dans lequel étudier, travailler, vivre et jouer ...

la FFR perdra la bataille du Pacifique.


MON ARTICLE DU 18 DÉCEMBRE 2025 RESTE TOUJOURS D’ACTUALITÉ
19/09/2026

MON ARTICLE DU 18 DÉCEMBRE 2025 RESTE TOUJOURS D’ACTUALITÉ

LE DOUBLE PROJET AVANT TOUTLE HAUT NIVEAU EST UNE CHANCE. L’AVENIR DE NOS JEUNES EST UNE RESPONSABILITÉ.Après les poules...
18/09/2026

LE DOUBLE PROJET AVANT TOUT

LE HAUT NIVEAU EST UNE CHANCE. L’AVENIR DE NOS JEUNES EST UNE RESPONSABILITÉ.

Après les poules des compétitions nationales et fédérales, intéressons-nous aux compétitions jeunes : National U16, U18, Élite, rugby régional et rugby féminin.

Car derrière les poules et les calendriers, il y a des jeunes qui doivent aussi aller à l'école, apprendre un métier, faire des études et avoir une vie de famille.

LE RUGBY NE SERA PAS TOUJOURS UN MÉTIER

À 16 ou 17 ans, certains rêvent de devenir professionnels. Il faut leur permettre d'aller le plus loin possible.

Mais combien y arriveront réellement ?

Le rugby peut être une ambition. Il ne doit jamais compromettre l'avenir.

Un jeune doit pouvoir progresser sur le terrain tout en construisant son parcours scolaire, son apprentissage ou sa formation.

LE PROBLÈME DES DÉPLACEMENTS

Les poules de dix du National U16 et U18 ne sont pas forcément le problème. Tout dépend de leur répartition géographique.

On ne va pas débattre ici des poules qui pourraient être favorisées ou pas ce qui dépend aussi du maillage du territoire.

Mais pour un club, un long déplacement représente un coût et tous les clubs ne sont pas logés à la même enseigne.

Mais pour un jeune, c'est surtout du temps.

Et aujourd'hui, le coût n'est plus anodin.

Avec un gazole qui peut approcher ou dépasser les 2,50 € le litre selon les endroits, la facture des déplacements peut rapidement exploser.

Un autocar qui parcourt 1 000 kilomètres dans un week-end représente déjà plusieurs centaines d'euros de carburant et cela impacte la facture.

Pour certains clubs, multiplier les longs déplacements peut finir par peser lourdement sur le budget.

Une aide financière peut aider le club mais elle ne rend pas les heures de transport aux jeunes.

Six heures de car à l'aller et six au retour, ce sont douze heures prises sur le sommeil, les devoirs, la récupération et la vie familiale.

Et lorsque ces déplacements se répètent tout au long de la saison, la question n'est plus seulement sportive.

Elle devient aussi économique, scolaire et humaine.

ET SI LES JEUNES JOUAIENT TROP ?

C'est peut-être la question que nous devons nous poser.

En France, nous avons parfois tendance à considérer que plus un jeune joue, plus il progresse.

Mais est-ce réellement toujours le cas ?

Le nombre de matches est-il forcément un gage de qualité et de progression ?

Regardons ce qui se passe en Angleterre.

La RFU prévoit pour les catégories U14 à U18 un maximum de 16 matches pris en compte par saison dans son système de référence, conformément à son Age Grade Code of Practice.

Et personne ne peut sérieusement contester le niveau des jeunes Anglais qui disposent d'une formation rugbystique moins exigeante que la nôtre.

Ce chiffre de 16 matches donne surtout matière à réflexion.

Une poule de huit équipes en aller-retour représente 14 matches.

Il resterait donc la possibilité d'ajouter un ou deux matches de phase finale pour les équipes qualifiées, tout en restant dans un volume de compétition comparable.

Est-ce vraiment insuffisant pour un U16 ou un U18 ?

Il ne s'agit évidemment pas de copier le modèle anglais mais si une grande nation du rugby encadre ainsi le volume de compétition de ses jeunes, nous pouvons au moins nous interroger sur notre propre modèle.

POURQUOI PAS DES POULES DE HUIT ?

Une poule de huit, c'est 14 matches au lieu de 18 pour une compétition aller-retour.

Cela représente quatre matches de moins sur la phase régulière.

Et potentiellement plusieurs déplacements évités.

Si cette organisation était associée à des poules géographiques ou à une première phase de brassage, le gain pourrait être encore plus important.

L'idée serait simple : limiter les très longs déplacements lorsque le niveau sportif ne les justifie pas, puis organiser une deuxième phase avec des oppositions davantage liées au niveau des équipes.

Des poules de proximité d'abord.

Une compétition plus équilibrée ensuite.

Et éventuellement des phases finales pour les meilleurs.

LES POULES DE BRASSAGE, UNE PISTE

Plusieurs ligues françaises utilisent déjà des phases de brassage ou des organisations géographiques avant de constituer des groupes par niveau.

Alors pourquoi ne pas imaginer, pour les Nationaux U16 et U18, une première phase avec des équipes géographiquement proches, puis une deuxième phase construite en fonction des résultats ?

Cela permettrait de réduire les kilomètres sans renoncer à l'exigence sportive.

LE CALENDRIER DOIT RESPECTER LE CALENDRIER SCOLAIRE

Certaines compétitions se prolongent jusqu'en mai ou juin.

Pour la saison 2026-2027, certaines phases finales vont jusqu'en juin, alors que le baccalauréat et les examens professionnels se déroulent précisément à cette période.

Les vacances scolaires posent également la question de la vie familiale.

Elles ne sont pas uniquement des dates disponibles pour jouer.

Ce sont aussi des moments pour les familles, pour se reposer, partir quelques jours, voir ses proches et couper avec le rugby.

Le calendrier sportif doit pouvoir tenir compte de cette réalité.

REGARDER AUSSI CE QUI SE FAIT À L'ÉTRANGER

L'intérêt du modèle anglais ne se limite d'ailleurs pas au nombre de matches.

La RFU encadre les compétitions jeunes dans une logique d'Age Grade, avec une attention portée au développement et à l'adaptation des formats aux catégories d'âge.

L'objectif n'est donc pas simplement de remplir le calendrier mais de construire un parcours adapté au jeune joueur ou à la jeune joueuse.

LE RUGBY FÉMININ EST AUSSI CONCERNÉ

Le sujet est encore plus évident dans le rugby féminin.

L'Élite 1 n'est pas une compétition professionnelle.

Les joueuses doivent donc souvent conjuguer vie professionnelle, rugby et vie familiale.

La contrainte existe aussi dans les catégories jeunes.

Du plus haut niveau aux plus petites catégories, la même réflexion doit s'appliquer.

LE RÊVE PROFESSIONNEL ET LA RÉALITÉ

Marc Lièvremont avait résumé cette réalité avec un calcul simple :

14 centres de formation en Top 14
16 en Pro D2,

soit 30 centres à raison d'environ 30 joueurs par centre, cela représente près de 900 jeunes joueurs au plus près du haut niveau.

Ils sont là parce qu'ils ont du talent. Ils travaillent pour atteindre le Graal : devenir joueur professionnel.

Mais 900 jeunes ne pourront évidemment pas tous y arriver.

C'est toute la difficulté du système.
Plus on se rapproche du haut niveau, plus le rêve devient concret. Les structures, les entraîneurs, les sélections, les compétitions donnent à ces jeunes le sentiment que le professionnalisme est à portée de main.

Et pourtant, pour beaucoup d'entre eux, le rugby professionnel ne sera finalement pas leur métier.
C'est précisément pour cela que l'école, les études, l'apprentissage et la formation ne doivent jamais devenir la variable d'ajustement.

LE PLAISIR DOIT RESTER

Il ne faut pas oublier pourquoi ils jouent : pour progresser, gagner, partager avec leurs copains et leurs copines, mais aussi pour le plaisir.

Le plaisir de rentrer chez soi, de voir sa famille, de partir quelques jours en vacances et de faire autre chose que du rugby.

Un jeune n'est pas un professionnel en miniature.

FORMER DES JOUEURS, MAIS AUSSI DES JEUNES

La Fédération doit former les meilleurs joueurs possibles, mais aussi préparer ceux qui ne deviendront pas professionnels.

C'est cela, l'enjeu.

Des études. Une formation. Du rugby. Une famille. Une vie.

Le haut niveau est une chance. L'avenir de nos jeunes est une responsabilité.

Et le plaisir doit rester au cœur du jeu.


ET HOP : 16 MILLIONS D’EUROS PERDUS POUR LE RUGBY FRANÇAIS ?L’histoire commence page 48 du rapport de la Cour des compte...
17/09/2026

ET HOP : 16 MILLIONS D’EUROS PERDUS POUR LE RUGBY FRANÇAIS ?

L’histoire commence page 48 du rapport de la Cour des comptes.

Sur les comptes de Campus 2023, apparaît +17,1 M€ d’excédent sur le compte « formations ».

La Cour indique que cet excédent devait être transféré à la FFR, afin de financer ses actions de formation.

17,1 millions d’euros à récupérer.

Et maintenant comment perdre 16,1 M€ ́?

l’histoire, réunion après réunion.

BUREAU FÉDÉRAL DU 7 AOÛT 2024 :

Le Bureau fédéral se saisit du dossier.

Extraits:
« Enjeu de récupérer le maximum des 17,1 M€

Sauf que fisc peut considére cette somme comme du bénéfice et donc assujetti à la TVA de 20%.

Alors: « Les sommes seraient fléchées directement vers AFDAS et non FFR pour éviter la taxation à la TVA de 20%

BUREAU FÉDÉRAL DU 25 SEPTEMBRE 2024 :
FINANCER LES SALAIRES DES CTC

Le projet se précise.
« Note pour intégrer le salaire des CTC ».

L’idée est de faire financer par ces 17,1 millions une partie des dépenses de formation de la FFR, notamment les salaires des CTC.

En effet la FFR verse environ 9 M€ par an aux ligues pour les CTC payer les Cadres Techniques de Clubs (50.000€ par an par poste)

Les 17,1 M€ auraient donc permis de financer presque deux années de CTC

Sur le papier, l’effet sur les comptes était spectaculaire mais ce n’était pas une nouvelle recette.

C’était l’argent du surplus de Campus 2023 que l’on cherchait à réutiliser.

BUREAU STRATÉGIQUE DU 6 NOVEMBRE 2024 : « FINANCE SALAIRE DES CTC »

Le Bureau stratégique poursuit le montage.
« Objectif : finance salaire des CTC ».

Le mécanisme imaginé devient donc très clair :
17,1 M€ → AFDAS → formations → CTC

Et ainsi, la FFR pouvait espérer ne plus supporter directement près de 9 M€ de dépenses par an, pendant presque deux ans.

Une amélioration soudaine des comptes…
mais avec de l’argent qui existait déjà.

BUREAU STRATÉGIQUE DU 18 DÉCEMBRE 2024 : « PROBLÈME DE TRÉSORERIE »

Le Bureau stratégique écrit :
« 17 M€ de surplus que nous essayons de flécher vers les actions de formation de la FFR »

Puis :
« AFDAS met beaucoup de formalisme »

Et :
« problème de trésorerie »

Et enfin :
« Avec un sujet de TVA qui reste à creuser. »

POURQUOI ÇA N’A PAS MARCHÉ ?
LA MUTUALISATION

D’abord financer des salaires n’entre pas dans le champ de compétences de l’AFDAS, ce n’est pas de la formation.

Puis parce que l’AFDAS, c’est de la mutualisation.
Ce n’est pas une cagnotte FFR.

On ne verse pas 17 M€ à l’AFDAS pour récupérer automatiquement 17 M€.

Les fonds sont mutualisés et utilisés selon les règles de la formation professionnelle.

C’est là que le montage imaginé par la FFR se heurte à la réalité.

ET AU FINAL :
SUR 17,1 M€ SEULEMENT ENVIRON 1 M€

Selon les éléments de notre dossier, environ 1 M€ seulement aurait finalement été récupéré, notamment à travers deux enveloppes de 500 000 €.

Donc :
17,1 M€ – 1 M€ = environ 16 M€.

ET HOP !

16 MILLIONS D’EUROS PERDUS POUR LE RUGBY FRANÇAIS.

FLORIAN GRILL DOIT AUSSI S’EXPLIQUER

Quand Florian Grill vient nous expliquer, qu’il a redressé les comptes de la FFR, tout en refusant de communiquer les comptes, que grâce à lui la situation va mieux, il oublie une petite chose :

où sont passés les 16 millions d’euros ?

Parce que 16 millions d’euros perdus, ce n’est pas rien.

Millions perdus au terme d’une stratégie qui paraît pour le moins très amateur :

faire transiter l’argent par l’AFDAS pour éviter la TVA, puis découvrir que l’AFDAS fonctionne sur un principe de mutualisation et qu’on ne récupère pas automatiquement l’argent versé.

Tout ça pour quoi ?

Pour pouvoir faire financer pendant près de deux ans des dépenses de CTC que la FFR supportait jusque-là.

On pouvait donc afficher une amélioration des comptes… avec de l’argent qui venait déjà du rugby.

QUI ACCEPTERAIT ÇA DANS UNE ENTREPRISE ?

Franchement !
Quel conseil d’administration accepterait qu’un dirigeant perde environ 16 millions d’euros et se contente de dire que les comptes vont mieux ?

Qui accepterait de ne pas avoir :

le détail des sommes récupérées
les conventions passées avec l’AFDAS
les dépenses effectivement financées
et ce qui reste pour le rugby Français

Florian Grill est responsable de cette gestion mais il n’est pas le seul.

Tous les élus qui ont voté, validé et approuvé ces décisions, sans jamais poser la moindre question, portent également une responsabilité dans cet argent perdu pour le rugby français.

J’AI POSÉ LA QUESTION. ET JE CONTINUE.

J’ai plusieurs fois questionné Florian Grill sur ce dossier. Il n’a jamais répondu.

J’ai également saisi la ministre des Sports
Elle m’a répondu par écrit et m’a promis une réponse sur ce sujet.

J’attends !



MAAGI JESSOP : QUAND LE SILENCE RAJOUTE À LA DOULEUR…MAIS A AUSSI DES CONSÉQUENCESRien. Rien ne pourra jamais remplacer ...
16/09/2026

MAAGI JESSOP : QUAND LE SILENCE RAJOUTE À LA DOULEUR…

MAIS A AUSSI DES CONSÉQUENCES

Rien. Rien ne pourra jamais remplacer la perte d’un enfant.

Une fédération qui représente les valeurs du rugby, qui se dit « à mission », doit être là lorsque l’un des siens est à terre.

Être là pour accompagner.
Être là pour informer. Être là pour protéger.
Et être là lorsque les familles ont besoin d’elle.

PARLER D’ARGENT APRÈS LA PERTE D’UN ENFANT

Pour une famille qui vient de perdre un enfant, parler d’argent n’est pas entendable.

C’est l’argent du malheur.

Et pourtant, la réalité est là.

Il y a les frais d’obsèques, les déplacements, les démarches, les dépenses qui s’accumulent.

Il peut aussi y avoir une perte de revenus, des arrêts de travail, des conséquences sur l’activité professionnelle, perte de carrière ...

La vie de la famille est bouleversée, humainement comme matériellement.

C’est précisément pour cela que ces questions ne devraient pas reposer sur les parents.

L’information sur les droits, les démarches auprès de l’assurance et le suivi du dossier doivent être pris en charge et expliqués clairement par les organismes concernés.

Cela est indépendant de toute éventuelle indemnisation recherchée dans le cadre d’une procédure judiciaire qui nécessitera aussi des moyens financiers en complément des garanties " Défense et recours "

CE QUE PRÉVOYAIT LE CONTRAT FÉDÉRAL
Le contrat d’assurance fédéral GMF 2023/2024 prévoyait une indemnisation au bénéfice des ayants droit en cas de décès, notamment au titre du préjudice patrimonial :

frais funéraires, pertes de revenus et conséquences financières pour les personnes à charge.

Deux situations étaient notamment prévues.

Jusqu’à 50 000 €, avec un minimum contractuel de 15 000 €, lorsque le décès résultait d’un accident de déplacement ou d’une autre cause survenue pendant un match ou un entraînement.

Jusqu’à 300 000 €, majorés de 50 % par enfant à charge, avec un minimum de 50 000 €, lorsque le décès résultait d’une action de jeu lors d’un match ou d’un entraînement.

Mais une situation particulière apparaît dans le cas de Maagi : celle d’un enfant décédé à la suite de fautes graves d’encadrement dans le cadre d’une activité liée au rugby et relevant de la chaîne fédérale.

C’EST LÀ QUE SE POSE LA QUESTION DU CURSEUR

Maagi avait 13 ans.

Le 22 mai 2024, il ne savait pas nager, il est mort noyé au Vaifau, lors d’une activité liée au rugby.

La justice a condamné Nisie Feleu pour homicide involontaire.

Le contrat distingue plusieurs situations de décès mais il ne prévoit pas clairement, dans les catégories que nous avons examinées, le cas d’un décès d’enfant consécutif à une faute grave d’encadrement.

Alors, où place-t-on le curseur ?

La question est d’autant plus importante que le coût d’un grand bléssé peut atteindre 4 à 6 millions d’euros.

Il ne s’agit pas de mettre un prix sur la vie d’un enfant. Elle n’a pas de prix !

Il s’agit de savoir si le dispositif fédéral et ses garanties prennent correctement en compte toutes les situations.

UN DOSSIER D’ASSURANCE DOIT ÊTRE ÉCLAIRCI

Aujourd’hui, nous ne savons pas si un dossier d’assurance a été ouvert pour Maagi Jessop.

Le délai de prescription de dix ans n’est pas arrivé à son terme.

La FFR doit donc être claire sur sa situation.

A-t-elle ouvert un dossier ?

A-t-elle informé la famille de ses droits ?

A-t-elle saisi l’assureur ?

Quelles démarches ont été engagées ?

Ce sont des faits.

ALORS OÙ EN EST LE DOSSIER DE MAAGI JESSOP ?

Et surtout : QU’A FAIT LA FFR POUR SA FAMILLE DEPUIS LE 22 MAI 2024 ?


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