26/09/2026
Il y a des sommets que l’on gravit avec les jambes. Et puis il y a ceux que l’on gravit avec tout ce que l’on porte en soi.
Le Kilimandjaro sera évidemment un immense défi physique. 5 895 mètres, une ascension en moins de 20 heures, sans acclimatation, avec cette volonté de respirer exclusivement par le nez jusqu’au sommet.
Mais plus le départ approche, plus je réalise que ce voyage dépassera largement tout ça.
Parce que dans mon sac, j’emporterai quelque chose qui ne pèse presque rien… et qui pourtant représente énormément pour moi.
Une petite partie des cendres de mon frère.
Je l’ai perdu lorsque j’étais jeune, après sa maladie. Et toutes ces années plus t**d, il continue forcément de faire partie de mon histoire, de la personne que je suis devenue et peut-être même, d’une certaine manière, de cette envie que j’ai toujours eue d’aller chercher quelque chose derrière les épreuves que la vie place sur notre chemin.
Alors lorsque j’atteindrai le sommet du Kilimandjaro, si la montagne m’accorde ce passage, je disperserai une partie de ses cendres là-haut.
Je ne sais pas encore exactement ce que je ressentirai à cet instant. Et je n’ai pas envie de l’imaginer à l’avance.
Je sais simplement que cette ascension sera bien plus qu’une tentative de record.
Ce sera un voyage intérieur. Un voyage spirituel. Une rencontre avec moi-même, avec mon histoire, avec mes limites… et avec quelqu’un qui ne sera pas physiquement à mes côtés, mais qui fera pourtant une partie du chemin avec moi.
Finalement, certains sommets ne sont peut-être qu’un prétexte.
Le véritable voyage se passe à l’intérieur. 🏔️❤️