05/06/2026
Ces deux dernières semaines, j'ai animé la même formation sur la gestion du stress et le bien-être au travail dans deux établissements différents. Même programme, même intervenant, et pourtant, deux réalités presque opposées.
Dans le premier groupe, les échanges ont très vite porté sur des difficultés d'équipe devenues particulièrement lourdes à vivre au quotidien. Le sujet du stress semblait presque secondaire tant ces difficultés occupaient la place.
Dans le second groupe, à l'inverse, les participants avaient du mal à donner du sens à la notion même de stress dans leur travail. Et puis, au fil des échanges, quelque chose est apparu. Beaucoup avaient déjà mis en place des stratégies d'adaptation, parfois même de suradaptation, pour que le travail continue à fonctionner malgré les contraintes rencontrées.
Dans le travail, il est difficile d'imaginer qu'il n'y aura plus jamais de stress. Tout simplement parce que le stress fait partie de la vie, c'est l'un de nos mécanismes d'adaptation à l'imprévu. Il n'est donc pas évitable. En revanche, ses effets dans la durée méritent toute notre attention.
Parmi les protections les plus précieuses, il y a la possibilité de maintenir des espaces où le travail peut être pensé, questionné et parlé collectivement.
En écoutant ces deux groupes, deux questions peuvent se poser : pourquoi rester dans une équipe dont les difficultés semblent parfois insurmontables ? Pourquoi continuer à en faire autant lorsque faire le minimum suffirait probablement ?
Ces deux histoires différentes racontaient finalement quelque chose de commun : un engagement à l'égard des bénéficiaires des services proposés, une volonté de ne pas lâcher prise sur ce que chacun considère comme du bon travail.
Plus j'anime ce type de formation, moins je vois le stress comme un problème individuel et plus je le vois comme un indicateur de la relation que nous entretenons avec notre travail. Faut-il tenir à tout prix ? Faut-il partir à tout prix ?...
Je ne crois pas qu'il existe de réponse universelle. La seule réponse qui compte vraiment est peut-être celle-ci : quel sens donnons-nous à ce que nous faisons, et pourquoi choisissons-nous de continuer à le faire ?
C'était finalement le fil conducteur de ces deux formations. Un même thème, deux réalités différentes, et une même question de fond…