24/08/2026
Il y a des livres qu’on écrit en quelques mois.
Et puis il y a ceux qui mettent vingt ans à accepter de naître.
Celui-ci est de ceux-là.
Pendant vingt ans, j’ai tourné autour de cette histoire.
Je l’ai commencée. Abandonnée. Réécrite. Transformée. J’ai changé d’angle, de voix, de structure. Je me suis demandé si j’avais le droit de la raconter. Si j’étais prête. Si c’était seulement le bon moment.
Aujourd’hui, je crois qu’il l’est.
J’ai signé mon contrat d’édition avec les éditions Prochain Chapitre. ✍️
Et maintenant commence une nouvelle étape : plusieurs mois de travail avec mon éditrice pour aller chercher la version la plus juste, la plus forte, la plus immersive possible.
Parce que je ne veux pas simplement raconter le trouble dissociatif de l’identité.
Je veux vous le faire vivre.
J’ai conçu ce livre comme un roman-série, avec ses personnages, ses voix, ses ruptures, ses mystères et ses révélations.
Le temps de quelques centaines de pages, je veux que le lecteur entre dans la peau d’une personne vivant avec un TDI.
Qu’il sache ce qu’elle sait.
Qu’il ignore ce qu’elle ignore.
Qu’il perde parfois ses repères avec elle.
Qu’il découvre certains morceaux de son histoire au moment où elle-même les découvre.
Et peut-être qu’à la dernière page, il comprendra pourquoi ce livre ne pouvait pas être écrit autrement.
Aux auteurs qui me lisent : certains manuscrits demandent du temps. Beaucoup de temps. Ce n’est pas forcément parce qu’ils n’avancent pas.
Parfois, c’est nous qui devons les rattraper.
J’ai jusqu’au 31 octobre pour remettre mon manuscrit.
Je mesure le travail qui m’attend.
Et vous savez quoi ?
J’ai terriblement hâte de m’y remettre. ❤️
La suite ne fait que commencer.
Prochain Chapitre | Maison d’édition | Isabelle Rochard
20/08/2026
Dernier livre emballé. 📚🤍
Ça y est.
Les dernières dédicaces sont écrites, les derniers exemplaires sont emballés… et vos livres sont prêts à quitter mon bureau.
Samedi, ils prendront la route pour vous rejoindre. 🥹
C’est assez étrange de les voir là, empilés devant moi, après tous ces mois passés à travailler sur cette histoire.
Dans quelques jours, Ils m’ont donné une mère pour que je vive ne sera plus seulement entre nos mains.
Il sera entre les vôtres. ❤️
Et j’avoue… j’ai très, très hâte de voir vos premières photos lorsque vous le recevrez.
📦 Départ : samedi.
Prochaine étape : vos bibliothèques.
18/08/2026
En pleine codédicace du livre Ils m’ont donné une mère pour que je vive, livré en avant-première à 100 lecteurs privilégiés.
Et quelques exemplaires additionnels pour ceux qui se manifestent après la bataille 😅 (plus que 5 - me contacter en MP)
10/08/2026
Aujourd’hui, je ne me suis pas levée à 6 h 30 pour travailler.
Et vous savez quoi ? Je ne culpabilise même pas. 😎
Je suis officiellement en vacances.
Cette année aura été intense. Pleine de travail, d’émotions et de rebondissements.
J’ai préparé la sortie de mon prochain roman, Ils m’ont donné une mère pour que je vive, jusqu’à la validation du BAT, avec quelques difficultés à lever en chemin, mais surtout l’immense bonheur de voir ce projet aboutir.
J’ai trouvé une éditrice pour mon prochain roman.
J’ai accompagné des auteurs dont les livres sortiront à la rentrée. J’ai partagé leurs doutes, leurs joies et parfois leurs larmes.
Et au milieu de tout ça, j’ai compris une chose : j’ai trouvé ma voie.
Peut-être parce que, pour la première fois, je n’ai plus peur d’être exactement celle que je suis. De dire les choses. De montrer mes forces comme mes failles. Et surtout de ne plus laisser les personnes toxiques décider de la place que je dois prendre.
Depuis, c’est comme si tout s’alignait.
Alors maintenant, je vais profiter de cette nouvelle vie que j’ai mis tant d’années à construire.
De ma famille. De mes amis. De ma piscine.
Et de mon chat, que j’ai équipé d’un GPS parce que, visiblement, connaître ses petites virées dans la forêt est devenu l’un de mes nouveaux loisirs. 😂🐈
Je crois que la liberté commence peut-être là : le jour où l’on cesse d’avoir peur d’être soi.
Et maintenant…
Piscine. 😎☀️
06/08/2026
Quand tu as vécu des violences, tu vis souvent dans la peur, caché.e sous les traits d’une personne forte, qui sait ce qu’elle veut ou ce qu’elle ne veut pas.
En vérité, tu es fragile.
Dès que tu te sens sous emprise, tu trembles comme une feuille prête à tomber au moindre coup de vent de trop.
Tu voudrais crier ton bonheur au monde.
Tu le fais souvent.
Tu es heureuse, 90 % du temps.
Mais ces 10 % sont si violents…
Tu restes accroché.e à une ou deux personnes toxiques de ton entourage. Parce que tu as peur d’elles. De leurs menaces qui - au fond tu le sais bien ne valent rien.
Tu es comme ce rémora qui s’accroche au dos des requins.
Alors que tu pourrais être cet aigle qui danse dans le ciel, libre, sans lien toxique, surplombant les falaises (quand toi tu tombes dedans).
Il est peut-être temps de te réveiller, de réagir, de prendre le contrôle de ta vie,
Et ces 10 % de bonheur auxquels tu as droit. Parce que ce sont les tiens.
Que personne n’a droit de te faire du mal, de t’intimider, de te dire que tu es coupable de ses méfaits.
Si toi aussi tu te reconnais dans mes écrits, répète avec moi, commente : « je suis un aigle ».
En ce moment j’ai besoin de savoir que je ne suis pas seule, que tu es là. Et sache que je suis là pour toi.
Je suis un aigle.
Serena
04/08/2026
Aujourd’hui, j’ai échangé avec une éditrice.
Sur un projet qui me tient à cœur. Un roman que j’ai envie d’écrire depuis plus de quinze ans. En fait, que j’ai déjà réécrit 20 fois. Une fois à l’âge de 24 ans. Puis 19 fois ces trois dernières années. 19 versions.
La prochaine sera la dernière.
Ce qui m’a freiné, jusque là, c’est que je n’avais qu’un morceau de l’histoire. Mon histoire.
Ces dernières années, et même ces derniers mois, m’ont permis de réunir les dernières pièces de mon puzzle identitaire et donc, les derniers ingrédients de la recette autobiographique.
Mais rassurez-vous, ce ne sera pas une autobiographie au sens de « témoignage » ni une autofiction. Non, j’ai travaillé sur un format qui me ressemble davantage, sur quelque chose de plus… cinématographique.
Jusque là, je jouais presque. Pas dans le sens où mes romans étaient nuls - quoique, je ne suis jamais vraiment sûre de moi -, mais parce que je racontais des histoires inspirées de la mienne. Des bouts de moi. Mais jamais la vraie. Jamais toute la vérité en un seul roman. Histoire de brouiller les pistes. C’était plus facile de dire : la vraie écriture c’est celle qui suggère sans raconter tout à fait.
La vérité ? J’avais la trouille. Peur des réactions de mon entourage, du regard des gens, de la honte que je porte depuis des années. Parce que les victimes se sentent toujours un peu responsables.
Je ne me sens pas encore à la hauteur de cette proposition qui m’est faite. Et pourtant, il y a des gens qui croient en moi, et qui sont prêts à investir dans ce projet. Alors, il va falloir que je me montre digne.
Le mois d’août sera plein de défis. Je pensais prendre des vacances détente… et… bon d’accord, je bluffe, j’ai jamais pensé ça… parce que ma détente à moi, c’est de prendre soin de mes idées, de les faire naître.
Août sera productif.
Vous êtes prêts à découvrir les coulisses de ce récit ? 🥰🫶 Suivez-moi, c’est par ici ! 👈
Bon, je fais la maligne mais, en vrai, je flippe, c’est un sacré défi 🤫
troubledissociatifdelidentite
28/07/2026
Je crois que j’ai atteint une nouvelle étape de ma vie.
Celle de dire les choses.
De me prioriser.
De fermer la porte à la douleur.
D’ouvrir la fenêtre aux petits bonheurs.
Je suis de celles qui savent admettre qu’elles se sont trompées.
De celles qui avouent facilement qu’elles n’ont pas toujours raison.
De celles qui donnent sans abandon.
Merci à tous ceux qui m’écoutent, m’entourent de leurs conseils. Désormais je rends les choses publiques : ce que je ressens, mes doutes, mes craintes, mes limites, aussi.
Je suis une femme forte, en apparence.
Je suis une femme qui lutte contre ses traumatismes, la partie immergée de l’iceberg.
Je fais partie d’un dispositif d’alerte en santé mentale. Oh ne me plaignez pas : je me sens protégée. Parce que j’ai des lignes d’écoute, et que tout ce que je dis est noté 🫶.
Je me sens comprise. Moins vulnérable. Parce que, au moindre doute, je les alerte.
La parole est un bouclier. L’amour, une arme.
Le dispositif VigilenS a changé ma vie.
Même superwoman pleure parfois 🥰
Et toi, quelles sont tes failles ?
24/07/2026
Jeudi, j’ai été invitée par Jean-Charles Doria dans l’émission Mon incroyable histoire.
Je savais que cette interview serait difficile.
Je ne pensais simplement pas qu’elle le serait à ce point.
Au fil des questions, nous avons abordé des souvenirs extrêmement sensibles. Ceux qui ont construit notre histoire. Ceux qui ont aussi laissé des blessures profondes.
Il y a eu beaucoup de changements de parties pendant cet échange. Plus que dans n’importe quelle autre interview que nous avons pu faire.
Et quelque chose d’inattendu s’est produit.
Elsa a pris la parole.
C’est une partie qui reste habituellement dans l’ombre, très discrète, très émotionnelle. La voir s’exprimer devant une caméra, avec autant de sincérité, était quelque chose d’immense pour nous.
En repensant à ce moment, je crois que j’y vois aussi un signe. Celui qu’aujourd’hui, nous nous sentons suffisamment en sécurité pour laisser chacune exister, sans avoir besoin de tout cacher.
Je n’ai pas accepté cette interview pour attirer l’attention sur nous.
Je l’ai acceptée parce que j’aimerais que les personnes qui vivent avec un trouble dissociatif de l’identité, ou plus largement avec les conséquences de traumatismes, puissent se dire : une vie heureuse est possible.
Nous ne sommes pas nos blessures.
Nous ne sommes pas les clichés que l’on voit parfois dans les films.
Nous sommes des personnes qui apprennent, avancent, travaillent, aiment, créent, accompagnent les autres… et qui, comme tout le monde, méritent d’être regardées avec humanité.
Merci à Jean-Charles Doria pour son écoute, sa délicatesse et sa bienveillance. Certaines interviews ne se résument pas à des questions. Elles deviennent des rencontres.
❤️
22/07/2026
Aujourd’hui, je me rends à Paris, invitée par une émission plutôt orientée « faits divers ».
Mais voilà, je n’ai pas encore de raconter mon histoire en mode drama.
Alors, exit la petite robe noire et les bijoux gris.
Petit passage chez Maje Poitiers, Emilie Guillard, sans oublier Saint Algue Poitiers centre ville pour ne pas avoir l’air de faire le deuil de mon histoire, mais pour montrer, au contraire, toutes les couleurs qu’elle m’a permis de voir 🦋
Bonjour la petite robe bleu clair et les talons dorés ! (Ils vont être surpris 😂)
En route pour Paris !!!!!!
Retrouvez-moi en story pour vivre les coulisses !