La Gazette des Arts/Reportages

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"La culture, ce grand partage, sans quoi la vie ne serait rien"

Photos from La Gazette des Arts/Reportages's post 13/07/2026

Le voyage intersidéral de la "Mariée du vent"

Ainsi nommée par Max Ernst qui fut son compagnon durant la période surréaliste, la vie de Léonora Carrington est le roman d'une invincible métamorphose... Monographie, pour la première fois, présentée au Musée du Luxembourg à travers 126 œuvres, comme autant de chapitres éphémères montrés à ciel ouvert...
Parcours d'une intense richesse illustrant, comme précisé par le spécialiste de la mythologie Joseph Campbell "La nuit noire de l'âme qui précède la révélation."
Possédée par l'existence de créatures intérieures qu'elle cherchait à combattre, l'artiste naviguait - au fil du temps - sur des eaux tumultueuses, portée par cet univers d'images mythiques inspiré de cultures multiples allant de la peinture de la Renaissance italienne à la littérature victorienne en croisant l'alchimie médiévale et son empreinte ésotérique... Rien ne semblait arrêter cet enthousiasme créateur, en perpétuelle quête de dimensions surnaturelles, de croyances oubliées entre folie et lucidité, miroir de l'abîme et éclat de lumière... Cosmologie personnelle qu'elle mettra en évidence, dans son art artistique et intellectuel. André Breton inclura ainsi, dans son "Anthologie de l'humour noir" le bref récit de sa jeunesse "La débutante" qui n'est autre que le problème existentiel rencontré par l'adolescente. Psyché qui se dissout pour se reconstruire sous d'autres apparences, témoignant d'interprétations diverses et symboliques d'un état en constant questionnement.
Connaissance prenant ainsi des formes hétérodoxes, pour devenir maître d'un jeu dépassant l'entendement. Son œuvre est donc insaisissable, sans frontière commune... Toute autant déroutante qu'énigmatique, pour nous confronter aux soubresauts de la confusion, situation singulière dont personne ne sort indemne. Mystère donc que cette apogée qui reflète tant d'émotions de conversions loin des schémas identitaires classiques pour apostropher nos savoirs et nous faire vivre l'essentiel.
Chantal Guionnet Fusco

02/07/2026

La proie d'un temps maudit

Le chanteur Patrick Bruel est victime d'un système... Un jeu pervers et malfaisant qui peut pousser, jusqu'à l'abîme, l'univers d'un artiste qui ne cesse -pourtant- de faire rêver !
La "Place des grands hommes" qui vacille, fragilisée par de piètres rumeurs dont les sources restent ambiguës.
Ce mal sournois et intemporel qui ronge une société, que l'on nomme "hystérie"...
Conflit psychique reconnu depuis l'Antiquité, sur lequel Hippocrate s'est penché... Que le professeur Charcot - dans ses travaux - a redéfini, pour analyser les contours de son interprétation diabolique... Concluant, en ces termes, que "L'hystérie a toujours existé partout et de tout temps."
Délires de possessions démoniaques, hallucinations visionnaires, nous sommes à même, en ces temps qui s'emparent de phénomènes révélateurs de malaises destructeurs, de revenir fondamentalement à ces tableaux cliniques qu'il a décrit.
Symptômes symboliques du corps qui exulte, pris dans une phase d'excitation d'un désir inavoué qui prend alors des apparences stupéfiantes comme assujetti à des pulsions soudaines où l'être n'est plus maître de lui-même...
Déchirement, provocation qui se transforment en outrage et arrogance... Situation dramatique où la victime subit sans réellement pouvoir réagir !
Image d'une société désorientée, dénuée de sens... A qui, sur cette scène de violence, tout semble permis.
Pris au piège de cette vindicte populaire, l'individu devient alors une cible que l'on attaque, sans vergogne, pour le simple plaisir d'assouvir un besoin sans nom.
Sans savoir, nul n'a le droit de juger. A ce titre, aucune carrière ne doit être brisé... La société doit se regarder en face et prendre la ferme résolution de changer ses comportements pour ne point sombrer
dans la stupeur et le désarroi !
Nombre de fans attendent votre retour sur scène avec grande impatience...
Alors bonne chance et à bientôt !
Chantal Guionnet Fusco

15/06/2026
Photos from La Gazette des Arts/Reportages's post 02/06/2026

Sur les traces de Bonnard, l'insoumis !

Ils sont nombreux, ils sont tous là... Jusqu'au 19 juillet, au Plateau à Paris puis aux Réserves à Romainville pour fédérer et rendre grâce à cet esthète, si proche de la nature en mouvance perpétuelle qu'était Pierre Bonnard.
"Le syndrome de Bonnard ou l'impermanence des œuvres" est à l'image de son environnement suggestif, surprenant en constante métamorphose...
Réflexif, ambigu, il ne cesse d'interroger le commun des mortels à la quête de son moi, comblant l'espace vide pour lui donner entière satisfaction. Fourmillement d'intenses révélations qui révèle une conscience angoissée, obsédée par un travail méthodique qu'il faut - sans cesse - transcender, réinventer sous une forme nouvelle à l'instar de "cette création" qui "avance rarement en ligne droite." Un contexte didactique qui ne laisse nullement indifférent, nous entraînant en sphère philosophique, à la lumière d'un questionnement psychanalytique...
C'est dans cette optique que l'on peut invoquer le patronyme ou terme engagé de "syndrome" pour décrire cette recherche sans fin, cette plasticité des récits qu'il confronte en dialogues structurés. Ce "Bonnardisme" qu'il met en pratique pour conjurer l'esprit et lui donner d'autres repères fulgurants, intrigants...
Quotidien mué par la complicité voire la complexité de cet œil curieux...
Incisif...
"Regarde la lumière et admire sa beauté. Ferme l'œil et observe, ce que tu as vu n'est plus et ce que tu verras n'est pas encore." s'exclamait alors Léonard de Vinci.
Vision spirituelle qu'il explore aux confins d'une métaphysique que nul ne peut décrire précisément, tant la portée de son message est dense, intuitive dans ses excès !
A l'aune de cette figuration, comme transcription d'un réel... En regard de "L'homme" ... "chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même." précisera, René Descartes.
Pour sa part, Garance Chabert du collectif doit souligner que ; "Pierre Bonnard était un grand voyageur, combatif que rien ne semblait arrêter dans sa démarche. Passionné d'air et d'espace, bousculant les principes, il avançait vers une évolution transversale avec comme étendard cette nature qui surprend, nous incite à plus d'observation et d'attention à l'égard de notre futur convergeant vers cette infinie grandeur."
De toute époque confondue, une trentaine d'artistes se sont donc prêtés au jeu de ce mystère pour comprendre les enjeux de ce précurseur et éclairer notre vue sur cet art en renouveau, symbole de vie !
Chantal Guionnet Fusco

25/05/2026

Pentecôte..
L'esprit Saint !
Texte et vidéo de Chantal Guionnet Fusco
Copyright ADAGP Paris 2026

Photos from La Gazette des Arts/Reportages's post 10/05/2026

"Momies"... L''essence même de notre genèse
Pour célébrer le 10ème anniversaire de sa réouverture, en 2025, avec l'exposition "Momies" présentée - jusqu'au 25 mai - le Musée de l'Homme s'est penché sur l'enseignement de cette trace indélébile de notre histoire.
Bien plus qu'une recherche scientifique, il s'agit de mettre en exergue un parcours... Interrogation de notre finitude afin de donner un sens à la mort conçue, dans nombre de sociétés, comme une "continuité, une présence, un passage."
Dans un rituel raisonné, en Egypte, l'embaumement du corps participait ainsi à l'accompagnement de l'âme dans l'au-delà.
Témoins séculaires, nous observons chez les Chincorro d'Amérique du Sud, des rites funéraires devenus - depuis lors - célèbres.
Quant aux Tojara d'Indonésie, nous sommes en présence de traditions où les morts font partie de la vie quotidienne.
Des momies qui nous instruisent, avec intérêt, comme le précise Aurélie Clemente-Ruiz - directrice du musée -sur "les sociétés anciennes, les modes de vie, l'alimentation, les maladies, les pratiques funéraires, les migrations".
Entre effroi et fascination, elles participèrent et furent les pierres angulaires des recherches et de l'essor de l'archéologie fin XVIIIème siècle.
Geoffroy Saint-Hilaire, professeur au Museum d'Histoire Naturelle ou Dominique Vivant-Denon, futur directeur du Louvre accompagnèrent les quelque 167 scientifiques présents, lors de l'expédition égyptienne de Bonaparte entre 1798 et 1801. Fouilles et études qui déclenchèrent un engouement pour cette Egyptomania naissante, construisant un imaginaire symbolique fait d'interprétations magistrales.
Gros plan sur "Le roman de la momie" de Théophile Gauthier.
Dans un tout autre registre, Edvard Munch peint moult versions de son "Cri" inspiré de l'homme momifié Chachapoyas, découvert à l'Exposition universelle de 1889. Gauguin y fut également sensible...
Mystères qui continuent d'éclairer l'art contemporain, dans leur esprit d'entreprendre et de comprendre un autre langage.
Remarquons "Rien" de Jean-Michel Alberola, néon traçant le mot "rien" en évoquant un crâne...
Admiration que nous propose donc, à travers une riche collection dans une mise en scène savamment orchestrée, le Musée de l'Homme afin de rendre compte de ce regard sur les vestiges si parlants de notre passé.
Chantal Guionnet Fusco

10/05/2026

Éclat de lumière
Texte et vidéo du dessin de Chantal Guionnet Fusco
Copyright ADAGP Paris 2026

11/04/2026

L'art... Pour voir la vie en rose !

Pour la deuxième année consécutive décrétée "Grande cause nationale"... L'ADAGP (société de gestion des droits d'auteurs en matière graphique) se devait de structurer une discussion sur la problématique de la "santé mentale"... L'impact que peut exercer sur elle, la sphère artistique et sa probable prise en charge par les systèmes d'assurance.
Au titre provocant voire déroutant, par son approche, la récente table ronde sur le thème "Art et santé" organisée dans ses locaux portait le titre non moins révélateur : "Et si les expos étaient remboursées par la Sécu ?"
Autour de professionnels tels le neurologue Pierre Lemarquis, Sarah Roshem artiste et docteur en Art et Science de l'art, Nathalie Bondil muséologue ou Judith Ricard éducatrice spécialisée en institut médicoéducatif (IME)... Il fut question de liens comme autant de connexions établies entre le champ artistique et sa promiscuité avec l'expérience scientifique.
"Un jour on saura peut-être qu'il n'y avait pas d'art, mais seulement de la médecine" professera alors l'écrivain J.M.G Le Clézio. Constat positif lorsqu'on examine son incidence sur le cerveau... Celui-là même qu'il "sculpte, caresse" affirmera Pierre Lemarquis.
"Flot cérébral" dynamique et constant... Dans ce réceptacle "d'informations captées" traitées par "les sens" puis transformées - en second temps - par ce "système du plaisir et de la récompense." qui suscite chez l'être de nouveaux rapports féconds par leur engagement.
"Un bien-être, une qualité de vie" ressentis chez nos acteurs... Un substitut au médicament conçu comme un véritable "soin de support" constate, dans son exercice Sarah Roshem. Par cette option, l'être éprouve le besoin de se soigner, d'aller plus loin dans l'épreuve... "Guérir ce qu'il y a autour de la maladie propre" pour mieux appréhender la souffrance et vivre avec...
Dans l'extase, la stimulation, l'émerveillement, il y a sécrétion de neurotransmetteurs qui activent le circuit du plaisir.
Autant d'enzymes qui apaisent nos âmes et nous donnent l'énergie vitale. A ce niveau, il agit au même titre qu'un médicament.
Dans ce contexte, on dira alors que l'oeuvre n'est rien d'autre que "le reflet de nous-mêmes"... Le besoin impérieux vécu, dans cette forme, comme un "allez et retour", illustrant ' peut-être - la compréhension de situations déstabilisantes, de ces troubles disharmonieux qui nous font face, comme du plus profond de notre passé.
"Le rôle du muséologue est, à ce stade capital !" affirment les deux spécialistes. "Par cette démocratisation de l'art, ce franchissement de barrières, nous sommes en phase avec un autre monde performant, révélateur de sensations fortes, de regards nouveaux. En Belgique, au Canada, mais aussi en France à Nice... La prescription médicale muséale n'est pas un leurre, mais une réalité tangible"
Cette "Expérience d'être" réflexion indispensable décrite par Winnicott, comme évolution, création... Symbole de vie !
Ce "pouvoir de l'esprit sur le corps" que signifiera J.M Charcot. "Faire parler le corps, sans mots" pour éveiller les sens par un processus enrichi de découvertes probantes, exercées chez nombre de malades atteints de diverses pathologies.
Une discussion qui éclaire donc le chemin de progrès que l'art et la science mettent en lumière, pour un avenir porteur d'espoir...
Chantal Guionnet-Fusco

07/04/2026

Maurice Utrillo peignant Montmartre .
1951. Paris

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