23/04/2022
« Quelques minutes de bonheur en plus »
On a coutume de dire qu’un match de football se joue sur 90 minutes. Les habitués des Costières ont depuis bien longtemps compris qu’encourager les joueurs au-delà du temps règlementaire pouvait parfois permettre de vivre des moments de joie indescriptibles. Privés de stade cette saison, il nous est toujours possible de consulter les résultats et de nous réjouir des victoires à l’arrachée du Nîmes Olympique, comme hier soir face à Rodez. L’occasion de se remémorer ces heureux buts inscrits en toute fin de match par nos Crocos.
05/11/2004 : Nîmes 2 - 1 Besançon (M. Verschave, 90+2)
Pour cette troisième saison consécutive en National, Nîmes affiche de nouveau de légitimes ambitions de montée en Ligue 2. La première saison avait été marquée par le choc de la descente et la reprise du club, la deuxième par un recrutement ambitieux, un nouveau coach – Didier Ollé Nicolle –, mais la mayonnaise n'avait pas pris. La saison 2004-2005 voit le Nîmes Olympique évoluer, pour la première fois depuis sa création, sous le statut amateur. Après un début de saison poussif, une reprise s'instaure à compter du mois de septembre. Ce vendredi 5 novembre, Nîmes, en embuscade derrière les trois premières places synonymes de montée, reçoit Besançon, ex-pensionnaire de Ligue 2 et grosse écurie du championnat. Les Bisontins ouvrent le score en début de seconde mi-temps mais le capitaine Cédric Horjak, lui qui était venu au club l'année précédente dans la perspective de jouer en réserve avant de finalement devenir un cadre indiscutable de l'équipe, égalise à la 73e. A la 90e+2, un coup-franc indirect à l'intérieur de la surface est sifflé. C'est Horjak qui s'en charge, en décalant Matthias Verschave qui, au travers d'une forêt de jambes, envoie un ballon à ras-de-terre, au fond des filets du gardien adverse. Nîmes est 4ème du championnat de National, à une portée de fusil des potentiels promus.
08/05/2009 : Nîmes 1-0 Châteauroux (M. Sidibé, 90+2)
Une saison débutée de la plus mauvaise des manières permet pourtant, à quelques matchs de la clôture de l'exercice et ce à la faveur d'un changement d'entraîneur accompagné de recrues bien choisies, d'y croire encore. Le public des Costières ne s'y est pas trompé et ce sont plus de 12 500 Nîmois qui prennent place dans les travées du stade pour une rencontre qui est tout sauf une affiche. Mais l'enjeu est là ! Chose assez insolite, le coup d'envoi fictif du match est donné par Paulo Cesar, footballeur brésilien champion du monde en 1970. C'est un match disputé et ponctué de quelques occasions de part et d'autre (plus tranchantes côté nîmois, avouons-le), mais alors qu'on se dirige vers un match nul qui n'arrangerait pas vraiment les affaires des Crocos, Moussa Sidibé, lancé dans la profondeur côté droit (côté Nord en attaquant vers le pesage Est), parvient dans un style peu académique à propulser le ballon dans les filets de Vincent Fernandez, le portier castelroussin. Le stade exulte, même si la route vers un maintien incroyable (et ayant déjà fait l'objet d'un article sur Avenue de la Bouvine) sera encore semée de nombreuses embûches.
20/03/2015 : Nîmes 3 – 2 Tours (A. Marin, 90+2)
Pour bien comprendre l’importance de ce but, il faut accepter de se replonger dans la douloureuse saison 2014-2015. L’affaire des matchs présumés truqués a débuté début novembre, affectant sérieusement l’image du club et le moral de l’ensemble des nîmois. Mi-mars, la sanction redoutée tombe : Nîmes sera rétrogradé d’une division à l’issue de la saison ! Alors que le club fait appel de la décision, les hommes de Pasqualetti reçoivent Tours devant à peine plus de 5500 spectateurs. C’est un match d’une grande intensité au cours duquel les deux équipes se rendent coup sur coup. Dans le dernier quart d’heure, les locaux sont cependant menés. Loin d’abdiquer, ils peuvent compter sur le soutien de leurs plus fidèles supporters qui assurent une chaude ambiance malgré l’affluence. Après l’égalisation de Maoulida à la 79e minute, le but de la victoire est l’œuvre d’Anthony Marin à la 90e minute +2. Une puissante tête redonne un peu de joie à tout le monde. Et si Nîmes allait chercher le podium synonyme de… maintien ?
27/11/2015 Nîmes-Tours (F. Tchenkoua, 90+2)
Nîmes ayant fait appel auprès de la FFF, l’équipe est finalement maintenue en Ligue 2, mais devra débuter avec une pénalité de 8 points. Après un début de saison difficile, José Pasqualetti démissionne de son poste d’entraîneur. Bernard Blaquart, alors directeur du centre de formation, est nommé à sa place. Deux matchs plus t**d, dans un contexte de deuil suite aux attentats du 13 novembre, Blaquart retrouve son ancien club pour ce qui deviendra un des matchs les plus mythiques du renouveau nîmois.
Après un but tourangeau à la 16e minute, Nîmes est mené et ne semble pas capable de revenir. Le fil du match va basculer avec l’entrée de Fabien Tchenkoua à la 74e minute. Dix minutes plus t**d, il inscrit le but égalisateur. L’espoir de la victoire commence à s’immiscer et le match s’emballe. Dans le temps additionnel, à la 92e minute, Tchenkoua décoche une frappe surpuissante de l’extérieur de la surface, qui permet aux Nîmois de l’emporter une deuxième année d’affilée dans le money time face à Tours. De quoi se redonner de l’espoir dans l’infernale course au maintien…
22/02/2016 : Nîmes 2 –1 Metz (O. Cissokho, 90+2)
La saison des -8 points, ou plutôt … LA saison ! Celle du maintien historique, des débuts de Bernard Blaquart, de la remontée fantastique du NO vers l’élite du football français. En somme, l’an 0 du renouveau nîmois. Une saison que l’on ne peut évoquer sans penser à ce Nîmes Olympique – FC Metz du 22 février 2016. Ce lundi soir-là, plus de 10.000 supporters s’entassent dans les tribunes nîmoises. En parcage, les ultras messins affichent encore un énorme sourire suite à leur victoire sur le fil dans le derby lorrain la semaine précédente. Pour l’occasion ils sortent même une banderole « je t’aime comme un but de Métanire à la 91e ». Les Crocos ont quant à eux débuté l’année 2016 tambours battants : seize points pris sur les vingt-et-un possibles, l’impossible maintien commence à être envisagé. Mais allons tout de suite à la 90e minute +2. Alors que Nîmes est sur le point de prendre un satisfaisant point du nul contre un prétendant à la montée, Ousmane Cissokho décoche une frappe flottante depuis l’extérieur de la surface. Celle-ci termine sa course au fond des filets et Michel saute sur le grillage de l’Est pour fêter le but avec les Gladiators. En bord terrain, c’est l’euphorie et les caméras saisissent l’inoubliable image du Président Perdrier, rouge de bonheur, s’effondrant sur la pelouse. Tout Nîmes vient de comprendre que le maintien ne peut plus échapper à ce formidable groupe.
03/03/2018 Nîmes 2 –1 Paris FC (R. Ripart, 90+1)
Encore un match électrique. Cette fois-ci, Nîmes fait partie des cadors du championnat et se classe à la deuxième place. Son adversaire du jour rêve également de monter, il n’est qu’à trois points derrière. Le match commence très mal, Teji Savanier rate un penalty (le seul raté de sa carrière nîmoise ?). Comble de malchance, la défense nîmoise commet des erreurs de débutants, permettant à Paris d’ouvrir la marque dès le retour des vestiaires. Mais les nîmois ont un mental solide et recollent au score par Bozok à la 67e minute. Les 10.500 spectateurs doivent ensuite s’armer de patience pour voir Nîmes s’imposer. Le but de la victoire arrive sur corner, d’une tête rageuse de Renaud Ripart. On joue la 90e minute +1 et le parfum de la Ligue 1 commence à se sentir au stade des Costières…
Revoir les résumés vidéos :
1.
2. https://youtu.be/bRwUb_GZuWk
3. https://youtu.be/c8RPjhWA4nY
4. https://youtu.be/rwjHe5B5Nsk
5. https://youtu.be/z-1zkEJBCHo
6. https://youtu.be/iNfI1fo2rQU