12/09/2026
2026- Un année au cœur de l'extrême.
Il y a des années que l’on traverse. Et puis il y a celles qui nous changent.
2026 aura été une année particulière. Une année de doutes, de combats, de rencontres, de partage… et surtout de renaissance.
Moi-même atteint d’une pathologie cardiaque congénitale, mon histoire personnelle m’a conduit à créer AU CŒUR DE L’EXTRÊME, une association qui a choisi de mettre le défi sportif au service d’une cause qui me tient profondément à cœur : Mécénat Chirurgie Cardiaque et les enfants atteints de pathologies cardiaques congénitales.
Ce projet n’a jamais été pensé pour gagner.
Je ne suis pas parti pour être meilleur que les autres. Je suis parti pour me mesurer à moi-même, pour aller au bout de ce que je pouvais faire et surtout pour donner un sens à travers cette cause.
Pour 2026, le défi était simple à résumer… mais beaucoup moins à réaliser : trois triathlons extrêmes, trois univers différents, trois façons de repousser mes limites.
Le Mercantour Man, dans l’arrière-pays niçois, en totale autonomie.
L’Ascend XTRI, dans les Pyrénées, avec mon épouse et mon fils cadet à mes côtés.
Puis l’ICON XTRI, dans les Dolomites, avec ma femme à mes côtés.
Trois aventures. Trois histoires. Et beaucoup de moments où il a fallu simplement continuer.
Le Mercantour Man, je l’ai vécu seul, en totale autonomie. Une expérience incroyable, parfois difficile, mais qui m’a appris que je pouvais avancer seul, étape après étape.
Puis est venu l’Ascend XTRI. Une course marquée par une météo très difficile et, sur la fin, par une baisse d’énergie liée à des problèmes d’alimentation. Mais je suis allé au bout.
Derniers, certes. Mais finishers.
Et puis l’ICON XTRI.
L’année précédente, j’avais pris le départ alors que j’étais malade. Je n’avais pas réussi à m’alimenter correctement et, au fil de la course, je n’avais plus l’énergie nécessaire pour poursuivre dans les délais. J’ai finalement dû abandonner sur la fin de la partie vélo.
Cette fois, j’y étais.
Une course probablement parmi les plus difficiles que j’aie jamais faites, que j’ai terminée comme Black Finisher.
Ce qui restera peut-être le plus de cette année, ce ne sont finalement pas les kilomètres, les dénivelés ou les chronos.
Ce sont les rencontres. Les moments de partage. Les personnes croisées sur ces chemins, dans la difficulté, où les différences disparaissent et où l’on s’entraide simplement parce qu’on est tous dans le même bateau.
Et puis il y a ma famille.
Selon les courses, ils ont été là tous ensemble, ou seulement l’un d’entre eux. Mais à chaque fois, leur présence, leur soutien et leur fierté ont eu une valeur immense pour moi. Voir cette fierté dans leurs yeux est quelque chose que je garderai longtemps.
Parce qu’AU CŒUR DE L’EXTRÊME, ce n’est pas seulement une histoire de triathlon.
Ce projet représente ma renaissance.
Et j’aime à croire qu’il peut aussi représenter, à sa manière, la renaissance d’enfants atteints de pathologies cardiaques.
Dans les moments difficiles, je me répète une chose :
« Je suis là pour les enfants. »
Alors on prend la clé de douze, on serre… et on y va.
Si je devais aujourd’hui parler au Steve qui se trouvait au départ de cette année, je lui dirais simplement :
« Accroche-toi. Ça va être dur… mais ça va être bien aussi. Il y aura des hauts et des bas. C’est comme la mer : ça monte et ça descend. Il y a de la houle, des tempêtes… mais après la pluie vient toujours le beau temps. Tout va bien se passer. Tout est juste. »
Et avant tout, merci à ma femme et à mes deux enfants.
Parce que derrière ces courses, il y a aussi tout ce qu’on ne voit pas : les heures d’entraînement, les absences, les changements de planning, les préparatifs, les bagages, les déplacements, la logistique, le soutien et l’assistance pendant les courses.
Ils sont toujours en première ligne dans ces aventures.
Merci pour votre patience, votre soutien, votre confiance et votre fierté.
Merci ensuite à tous ceux qui m’ont accompagné, soutenu et encouragé tout au long de cette année.
Merci aux organisateurs.
Et surtout, merci aux bénévoles, présents sur les parcours, aux ravitaillements, dans les moments où un simple sourire ou quelques mots peuvent faire toute la différence.
2026 se termine avec une certitude : quand on se donne les moyens, quand on accepte de tomber et de se relever, beaucoup de choses deviennent possibles.
Pour 2027, les envies sont là. Trois nouveaux horizons me font rêver : le plus haut triathlon du monde dans l’Himalaya, un nouveau défi au cœur des Balkans, puis une aventure aux confins de la Patagonie chilienne.
Mais rien n’est encore écrit. Ces projets devront se construire, trouver les moyens et les partenaires nécessaires pour pouvoir voir le jour.
Une chose est certaine : l’envie, elle, est toujours là.
AU CŒUR DE L’EXTRÊME continue.