22/08/2026
J’accompagne un séjour en Inde en fin d’année, avec passage du Nouvel An sur place. Mais j’ai de la difficulté à en parler ouvertement pour remplir les dernières places, car je me sens tiraillée entre joie et culpabilité.
Je vous explique…
Ce que je me dis : pourquoi proposer un voyage en Inde et inciter à prendre l’avion alors qu’on a vécu un été caniculaire dû au réchauffement climatique… auquel le transport aérien contribue grandement ?
Spoiler alert : il n’y a aucun bon argument !
Je suis éco-anxieuse depuis des décennies, avant même que ce qualificatif n’existe (j’ai toujours beaucoup lu au sujet de l’environnement). J’ai longtemps repoussé l’idée d’avoir des enfants, car j’avais conscience qu’ils viendraient au monde dans des conditions environnementales dégradées et qu’ils en souffriraient.
J’ai deux enfants. Ils ont souffert cet été…
Alors comment puis-je encore envisager de prendre l’avion ? L’expérience que j’ai envie de partager en Inde ne peut-elle pas se vivre en France ?
Quelques trucs que je sais :
- chacun a sa part à faire pour limiter le réchauffement climatique, mais je suis sûre de ne pas faire partie des 1% les plus riches qui contribuent aux 2/3 des émissions de CO2
- les gestes individuels sont indispensables, mais ce sont des changements de système = des décisions politiques, qui limiteront vraiment les émissions (genre la sortie des énergies fossiles)
- les plus grands émetteurs de CO2 (les majors du pétrole) ont élaboré un discours culpabilisateur envers les individus pour détourner les regards de ce qu’ils font, eux
- en tant que végétarienne (depuis près de 8 ans), mon empreinte carbone est de 10% plus faible qu’une personne carnivore
- notre famille aura bientôt une voiture électrique !
Mais donc, pourquoi vouloir aller aussi loin qu’en Inde ?
En Inde, on est obligé d’ouvrir son cœur. C’est un pays complexe, auquel on ne comprend rien quand on arrive d’Europe. Les fameux barbares dont parlaient Henri Michaux… Si on reste rivé à ses certitudes, à ses conditionnements et à ses valeurs d’Européen, on passera à côté ! L’Inde demande de se dépouiller de son ego, d’arrêter de vouloir comprendre, juger, mesurer, hiérarchiser à partir de qui on croit être. Elle nous invite à nous mettre à l’écoute d’une part de nous plus viscérale, plus intuitive, plus claire, plus honnête, plus authentique, plus vaste, plus universelle…
Bref, à vivre en Yoga… Et je ne connais pas d’autre pays capable de proposer cette expérience. Elle transforme, vraiment, si on la laisse nous traverser. Alors si vous vous sentez appelé-e-s à vivre cette rencontre avec Soi, écrivez-moi, on en discute. Il y a une réunion Zoom le 5 septembre à 11h pour répondre à toutes vos questions.
Et on peut aussi venir en Inde pour découvrir les gens, les paysages, les coutumes, la culture (enfin, les cultures), la gastronomie (enfin, les…), soutenir financièrement des familles grâce aux choix faits en amont par notre agence consciente et à impact The Sangha Project des hébergements, des guides, etc… La quête spirituelle n’est pas un pré-requis ! Elle arrivera de toute manière 😉