21/08/2026
La reprise sur neige après l'été, c'est le moment le plus sous-estimé de la saison du skieur.
Après des semaines sans neige, tu as gardé ta force en salle. Mais tu as perdu autre chose : les repères spécifiques du ski. La position, la lecture de la trajectoire, le timing de la prise de carre.
Le premier jour de reprise, tu es fort mais imprécis. Et c'est exactement là que le risque est le plus élevé. Le genou concentre entre 27 et 41 % des blessures en ski.
Alors la reprise se prépare, en salle, avant même de rechausser :
→ L'excentrique : step-down, presse en excentrique, squats en descente contrôlée. Ta jambe doit savoir freiner avant de reskier.
→ Le contrôle du genou : travail anti-valgus, unilatéral, sur surfaces instables. C'est le geste qui protège le ligament croisé.
→ La réactivité : pliométrie courte, appuis latéraux, sauts contrôlés.
Sur la neige, les premières sessions doivent rester courtes, sur des pentes faciles, à vitesse contrôlée. On réveille le geste avant de chercher la performance. Et attention à la fin de journée : c'est souvent au dernier run que ça casse.
La recherche récente sur le retour au ski insiste sur un point : le ski exige un contrôle neuromusculaire précis, pas seulement de la force brute. Une jambe peut être forte sur le papier et encore incapable de réagir vite et juste sous contrainte.
Le premier jour sur neige ne se gagne pas. Il se prépare tout l'été.
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin
18/08/2026
Les 3 dernières semaines avant ta course, tu ne gagnes plus de forme. Mais tu peux tout perdre.
À trois semaines de l'objectif, ta condition physique est déjà construite. Les adaptations demandent des semaines, parfois des mois. Ce que tu fais maintenant ne construit plus rien. En revanche, tu peux encore arriver frais ou cramé le jour J.
C'est ça, l'affûtage. Pas se reposer bêtement. Alléger intelligemment.
Ce que dit la science (méta-analyse de 27 études, Bosquet et al.) :
→ Réduis ton volume de 40 à 60 %, progressivement. C'est la fourchette qui améliore le plus la performance.
→ Maintiens l'intensité. Baisser l'intensité annule tout le bénéfice.
→ Sur un trail long, étale l'affûtage sur 2 à 3 semaines.
Concrètement, semaine par semaine :
Semaine -3 : dernier gros bloc en début de semaine (sortie longue ou séance spécifique), puis tu commences à lever le pied. C'est ta dernière vraie charge.
Semaine -2 : le volume baisse nettement, mais tu gardes des touches d'intensité. Quelques minutes à allure course, quelques côtes courtes. Le corps ne doit pas s'endormir.
Semaine -1 : fraîcheur maximale. Deux ou trois sorties courtes, dont une avec des accélérations à J-3 ou J-2. Et surtout, le piège à éviter : ne rajoute rien pour te rassurer. Pas de grosse sortie de dernière minute, pas de nouveau matériel, pas de nouvelle nutrition.
La forme se construit sur des mois. Elle se révèle sur trois semaines.
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin
28/07/2026
Le ski alpin, c'est le sport où l'écart entre l'image et la réalité physique est le plus grand.
Vu de l'extérieur, un skieur descend une pente. En réalité, il encaisse.
Une manche dure 40 à 50 secondes en slalom, 75 à 90 en géant, et de 90 secondes à plus de 2 minutes 30 en super-G et en descente. Trop long pour être purement explosif. Trop court pour être de l'endurance classique.
Et surtout, pendant tout ce temps, tu ne bouges presque pas. Tu résistes.
Contrairement à la plupart des sports, le skieur produit ses forces les plus élevées en contraction excentrique et isométrique. Il n'y a presque pas de phase explosive comme dans un sprint ou un saut. En virage appuyé, les forces subies atteignent 2 à 2,5 fois ton poids de corps, et le quadriceps travaille proche de sa contraction maximale. Ta jambe extérieure est un amortisseur qui doit tenir, virage après virage, sans céder.
Le ski demande donc trois forces différentes, pas une :
→ La force maximale : ton plafond, le socle sur lequel tout s'appuie
→ La vitesse de production de force : monter en force très vite, pour reprendre un appui qui part
→ L'endurance de force : le niveau que tu tiens dans la durée, ce qui décide de ton bas de manche
Chollet et son équipe (2026) ont évalué ces trois capacités chez 59 skieurs nationaux et régionaux, puis les ont mises en relation avec la performance réelle, discipline par discipline. Leur conclusion : ces trois qualités ne pèsent pas le même poids selon l'épreuve. Un slalomeur et un descendeur n'ont pas le même profil à construire.
Il n'existe pas un programme « ski alpin ». Il existe le tien.
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin
24/07/2026
Le repos fait partie de l'entraînement. Ce n'est pas une pause dans ta préparation. C'est une partie de ta préparation.
Sur les réseaux, on montre les grosses semaines, les doubles séances, les sorties à 5h du matin. On ne montre jamais les jours de repos. Résultat, beaucoup de coureurs culpabilisent de se reposer. Ils confondent volume et progression, fatigue et sérieux.
C'est une erreur, et elle coûte cher.
Parce que l'entraînement ne te rend pas plus fort. Il te fatigue et crée un stimulus. C'est pendant la récupération que ton corps répare, reconstruit, et s'adapte pour revenir plus solide. Sans repos, il n'y a pas d'adaptation. Juste de la fatigue qui s'accumule, jusqu'à la blessure ou le surentraînement.
Le repos, ça se planifie autant que les séances :
Des jours off, au moins un par semaine, vraiment sans rien. Des semaines allégées toutes les 3 à 4 semaines. Un sommeil de qualité, la vraie séance de récupération, 7h30 minimum. Et l'écoute des signaux du corps : HRV, humeur, motivation.
Avec les athlètes que j'accompagne, je passe autant de temps à freiner qu'à pousser. Parce que le plus dur, souvent, ce n'est pas de s'entraîner plus. C'est d'accepter de se reposer.
Un athlète reposé progresse. Un athlète cuit stagne, puis casse.
Le repos n'est pas une faiblesse. C'est là où tu deviens plus fort.
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin
21/07/2026
Courir dans la chaleur, ce n'est pas juste courir en transpirant plus.
Quand il fait chaud, ton corps doit gérer deux priorités en même temps : alimenter tes muscles en sang, et envoyer du sang vers la peau pour te refroidir. Ces deux besoins entrent en compétition. Ta fréquence cardiaque monte, ton allure chute à effort égal, ta température interne grimpe.
Mais le corps s'adapte, et vite.
En 5 à 14 jours d'exposition régulière, tu t'acclimates en profondeur. Ton volume sanguin augmente (+5 à 15 % de plasma dès la première semaine), tu transpires plus tôt et plus efficacement, tu perds moins de sel, et ton coeur bat moins vite à effort égal.
Ce que dit la science (méta-régression 2025 sur 211 études) : après une dizaine de jours d'acclimatation, on observe jusqu'à +8 % de VO2max en conditions chaudes, -0,4°C de température interne, et jusqu'à -17 bpm en fin d'effort.
Côté hydratation, oublie les règles rigides. Ton taux de sudation peut varier de 0,4 à plus de 2,5 litres par heure selon les individus. La science 2025 est claire : sur les efforts longs, boire à la soif est aussi efficace, et plus sûr, qu'un plan minuté. Surveille ta soif, la couleur de tes urines et ton poids. Et ajoute du sodium au-delà d'une heure d'effort.
Les stratégies qui marchent vraiment : cours tôt ou t**d pour éviter le pic de 12h-16h, pré-refroidis-toi avant de partir, ralentis et pilote à la fréquence cardiaque plutôt qu'à l'allure, et mouille-toi en courant (nuque, avant-bras, tête).
La chaleur ne se subit pas. Elle se prépare, et elle peut même te rendre plus fort.
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin
17/07/2026
La musculation pour le coureur trail : le guide complet
La musculation, c'est l'angle mort du trailer.
La majorité des coureurs trail font cinq à six sorties par semaine et zéro séance de renforcement. Pourtant, la recherche des deux dernières années est sans ambiguïté : la force est probablement le levier le plus rentable pour un coureur qui plafonne.
Ce que dit la science en 2025-2026 :
Zanini (2025) a montré que la musculation améliore la durabilité de ton économie de course : tu restes économe même quand la fatigue s'installe. En trail, où tout se joue dans les derniers kilomètres, ça change tout.
Et sur 36 traileurs engagés sur un ultra de 106 km, Martinez-Navarro (2026) a mesuré quelque chose de frappant : ceux qui travaillaient régulièrement les descentes conservaient leur force au squat après l'effort (+4 %), alors que les autres en perdaient près de 10 %. Les uns terminent avec leurs jambes. Les autres les ont laissées sur le parcours.
Le trail exige trois qualités de force distinctes :
→ La force maximale relative, pour la montée
→ La force excentrique, pour encaisser la descente
→ La force réactive, pour ton économie de course
Et non, tu ne prendras pas de masse. Le volume de course limite naturellement l'hypertrophïe. Deux séances de trente minutes par semaine suffisent.
J'ai tout détaillé dans un article complet : les trois qualités, les exercices, la structure de semaine, et le piège du désentraînement (quatre à six semaines d'arrêt suffisent à tout perdre
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin
https://www.sim-on-coaching.fr/2026/07/17/musculation-coureur-trail-guide-complet/
14/07/2026
« Je fais de la muscu » ne veut rien dire.
Beaucoup de coureurs pensent que renforcer, c'est soulever lourd. Ou faire du gainage. Ou enchaîner des squats au poids du corps.
En réalité, le trail sollicite trois qualités de force totalement distinctes, qui se développent avec des méthodes différentes. En négliger une, c'est laisser un trou dans ta préparation.
→ La force maximale relative. Son terrain : la montée. Ce n'est pas la charge absolue qui compte, mais ton ratio force sur poids de corps. Cible : 1,5 fois ton poids au squat. Méthode : back squat, trap bar, split squat lourd, charges à 80-90 % du 1RM.
→ La force excentrique. Son terrain : la descente. C'est ta capacité à produire de la force en freinant, muscle en allongement. Méthode : step-down lent, presse 2 jambes puis 1, RDL en tempo, nordic curl. Et des répétitions de descente sur le terrain.
→ La force réactive. Son terrain : chaque foulée. Plus tes tendons sont raides, moins tu dépenses d'énergie pour avancer. Méthode : drop jump, pogos, bounds, plus l'isométrie.
Les chiffres qui comptent : sur 36 traileurs engagés sur un ultra de 106 km, Martinez-Navarro (2026) a mesuré que ceux qui travaillaient régulièrement les descentes conservaient leur force au squat après l'effort (+4 %), alors que les autres en perdaient près de 10 %.
Et Zanini (2025) ajoute l'essentiel : la force améliore la durabilité de ton économie de course. Tu restes efficace même quand la fatigue s'installe.
Tu ne progresses pas en courant plus. Tu progresses en devenant plus solide.
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin
10/07/2026
Je ne donne jamais le même programme à deux athlètes.
Sur internet, tu trouves des plans tout faits. Le plan 100K. Le plan slalom. Le plan prise de force. Télécharge, applique, progresse. En théorie.
En pratique, ces plans ignorent l'essentiel : toi. Ton passé, ta charge de vie, ton sommeil, tes points faibles, ton matériel, ton calendrier, ta façon de récupérer.
Deux athlètes qui visent la même course n'ont presque jamais le même chemin pour y arriver.
Un exemple concret, tiré de deux coureurs que j'accompagne sur des objectifs proches :
Le premier a un gros moteur aérobie, mais il accuse une fatigue neuromusculaire en fin de course, avec des crampes. Sa priorité, c'est le travail excentrique et la force-endurance des descentes.
Le second est solide en force, mais il subit un drift cardiaque précoce et un coût ventilatoire élevé. Sa priorité, c'est la base aérobie et l'économie d'effort.
Même dossard à l'arrivée. Deux préparations qui n'ont presque rien en commun.
C'est pour ça que mon travail ne consiste pas à te vendre un plan. Il consiste à construire le tien : à partir de tes tests, de tes points faibles, de ta vie réelle, et à l'ajuster chaque semaine selon ce que ton corps me montre.
Un programme générique peut te faire progresser un temps. Mais il finit toujours par se heurter à ce qui te rend unique.
Le meilleur programme, c'est celui qui te ressemble.
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin
07/07/2026
Le Running Hold : l'exercice isométrique le plus spécifique à ta foulée.
C'est un overcoming isometric en position de course. Tu te tiens sur une jambe, le genou opposé monté à 90 degrés, exactement comme au moment de l'appui en pleine foulée. Bassin verrouillé, tronc gainé, tu pousses au maximum dans le sol par ta jambe d'appui.
Pas de mouvement. Juste une poussée intense de 5 à 10 secondes. C'est ce qui se rapproche le plus de ta foulée, sans l'impact ni la fatigue de la course.
Ce que ça développe :
→ La force d'appui spécifique, dans la position exacte où la puissance se transmet au sol
→ La raideur du tendon d'Achille et du système jambe-ressort, pour une meilleure restitution élastique
→ La stabilité du bassin en appui unipodal, clé contre le relâchement en fin de course
Ce que dit la science : Egerton (2026, Strength and Conditioning Journal) confirme que l'isométrie améliore l'économie de course via la raideur tendineuse, avec moins de fatigue que le travail dynamique. La clé, c'est la capacité à produire de la force dans les 200 premières millisecondes, soit exactement la durée d'un appui de course.
Deux conditions pour que ça marche : une intention explosive et une intensité élevée. Pousser mollement ne sert à rien.
Le dosage : 3 à 5 séries de 5 à 10 secondes par jambe, récupération complète, 1 à 2 fois par semaine. Idéal en affûtage, en reprise, ou après un footing facile.
Renforcer ta foulée sans courir plus. C'est tout l'intérêt du Running Hold.
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin
03/07/2026
L'overcoming isometric : la méthode que j'utilise pour gagner en force sans créer de fatigue.
Une contraction isométrique classique, c'est tenir une position. L'overcoming isometric, c'est l'inverse : tu pousses ou tu tires de toutes tes forces contre une résistance qui ne bouge jamais. Une barre bloquée dans un rack, une sangle ancrée au sol, un mur.
L'objectif n'est pas de déplacer la charge. C'est de produire un maximum de force contre elle. Et cette nuance change tout sur le plan physiologique.
Ce que ça développe :
→ Le RFD (rate of force development) : ta capacité à produire de la force très vite, dans les premières 200 millisecondes. Crucial en trail comme en ski.
→ La raideur tendineuse : un tendon plus raide restitue mieux l'énergie élastique à chaque foulée ou appui.
→ La force à un angle précis : tu renforces exactement la position articulaire qui te limite.
Ce que dit la science en 2025 : une méta-analyse tout juste publiée dans le Journal of Science and Medicine in Sport (32 études, 621 participants) confirme que l'entraînement isométrique produit un gain de force net (SMD 0,65 vs contrôle), et se montre même supérieur au travail dynamique pour la force isométrique spécifique. Le seuil clé : viser au moins 70% de ta contraction maximale pour vraiment stimuler le tendon.
Le gros avantage, et c'est pour ça que je l'adore en affûtage : il n'y a pas de phase excentrique. Or c'est l'excentrique qui crée les micro-lésions et les courbatures. Résultat, tu stimules fortement le système nerveux et tu maintiens ta force, sans générer de fatigue périphérique.
C'est exactement ce qu'on cherche en semaine d'affûtage : garder le système affûté sans casser l'athlète avant sa course.
Gagner en force sans payer en fatigue. C'est toute la beauté de cette méthode.
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Le Sim, ton préparateur physique et coach trail / ski alpin