03/02/2026
La compétition équestre : ma vision a changé
Pendant des années, j’étais compétitrice dans l’âme. Mon objectif ? Briller sur les podiums, les médailles au cou. Je bossais dur pour ça, tous les jours.
Enfin… je faisais surtout bo**er dur mes chevaux.
Rigoureuse, je l’étais.
Bonne élève, aussi. Je reproduisais tous les exercices appris en reprise, j’expérimentais : appuyer, épaule en dedans, demi-tours, pirouettes, début de piaffer…
Cavalettis, sauts de puce, lignes magiques. Longe avec enrênements pour muscler le dos.
Et puis arrivait le jour J : le concours. La pression, le stress de montrer aux autres son savoir-faire. Ce moment suspendu de la reconnaissance, de la visualisation, de la répétition mentale. Puis la détente… ne pas trop en faire, mais vérifier que le cheval réponde aux ordres.
Sauf que lui, il n’a pas demandé à être là.
Il n’a même pas demandé à être notre cheval.
Comme un mariage forcé ou arrangé. Ou un kidnapping par un psychopathe.
On le séquestre, on le monte alors qu’il n’est pas fait pour ça, on l’emmène dans un environnement nouveau, on monte sous pression… et du coup, on lui met une pression monstrueuse.
La compétition emmène tout ça.
Plus j’avance, plus je me questionne
Plus j’avance dans mon cheminement, plus je pense que le cheval n’est pas fait pour faire de la compétition.
Ou pas comme ça. Pas avec des impératifs, des mouvements imposés à des lettres précises.
“C’est pour montrer la précision du couple justement”, me direz-vous.
Mais si vous avez déjà demandé des mouvements complexes à un cheval, vous savez que ça demande tellement de choses pour respecter son corps et son mental…
Si on veut le faire bien, on doit attendre “le bon moment”. Et ça, c’est impossible à faire sur une reprise de dressage.
Je ne vais pas m’étendre plus sur le sujet, car je pourrais en parler des heures. Ça mériterait un podcast où je parle toute seule 🤣 J’ai du mal à mettre de l’ordre dans mes idées à l’oral, ça risque d’être drôle ou incompréhensible 😅
Ma nouvelle approche
Je ne fais pas un trait sur la compétition, mais je ne la pratiquerai plus comme avant.
Je la pratiquerai plus simplement, plus à l’écoute de mon cheval.
Ce n’est plus pour briller que je monte à cheval, mais pour le faire briller lui.
Sans pression.
🐴✨