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De l'adversité à l'innovation : l'histoire inspirante d'un entrepreneur de l'Ouest
Il est des parcours qui rappellent qu'aucune épreuve ne peut définitivement arrêter la détermination d'un homme. Après avoir traversé une période particulièrement difficile, dont il est sorti blanchi par la justice, cet entrepreneur a choisi de ne pas regarder en arrière. Il a préféré transformer cette expérience en une nouvelle opportunité.
Aujourd'hui, il revient avec HAKO Events, une entreprise qui redéfinit les standards de l'événementiel dans la région de l'Ouest.
Dotée d'équipements de dernière génération et d'une vision résolument tournée vers l'innovation, cette jeune structure met la technologie et le professionnalisme au service de tous vos événements.
Au CIRCOD, nous croyons que le développement passe aussi par la valorisation des initiatives locales, l'esprit d'entreprise et la capacité de se réinventer.
Nous vous invitons à découvrir Events et à soutenir cette belle aventure entrepreneuriale.
Circod
Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Circod, 307, Yaoundé.
10/07/2026
Solarhydrowatt, une de nos entreprises partenaires vient de créer sa page Facebook.
Donnons-lui un coup de main en nous abonnant à cette page.
Pour rappel, c'est Solarhydrowatt qui met en œuvre le projet de construction de la micro centrale hybride hydosolaire de Fotetsa -Nzideng dans la Commune de Dschang
23/06/2026
Awards 2026 : SOLARHYDROWATT au sommet de l'innovation énergétique camerounaise
Lauréate du trophée de la Meilleure entreprise en énergies renouvelables (Meilleur bureau d'études) lors de la troisième édition des Awards organisés par l'Association camerounaise pour les énergies renouvelables (ACER), SOLARHYDROWATT voit son expertise, son innovation et son engagement en faveur de la transition énergétique récompensés.
La soirée du vendredi 19 juin 2026 restera gravée dans les annales de SOLARHYDROWATT. Réunis à l'hôtel Djeuga Palace de Yaoundé à l'occasion de la troisième édition des Awards des Énergies Renouvelables, les principaux acteurs du secteur énergétique camerounais ont célébré les initiatives les plus remarquables en matière de transition énergétique et de développement durable.
En présence de M. Valérie Nkue, Directeur des énergies renouvelables et de la Maîtrise de l'énergie, représentant le Ministre de l'Eau et de l'Énergie, ainsi que de l'Honorable Jean Claude Feutheu, Président-Directeur Général du Groupe Feutheu et propriétaire de l'hôtel Djeuga Palace, le Pr Joseph KENFACK, Directeur général de SOLARHYDROWATT, a reçu le trophée de la Meilleure Entreprise en énergies renouvelables.
Cette distinction vient récompenser plusieurs années d'engagement, de recherche, d'innovation et d'expertise au service de l'accès à l'énergie et du développement durable au Cameroun.
Dans un pays disposant d'un potentiel énergétique exceptionnel mais où l'accès à l'électricité demeure un défi pour de nombreuses communautés, SOLARHYDROWATT a en effet fait le choix de développer des solutions adaptées aux réalités locales. Portée par une équipe jeune, qualifiée et passionnée, l'entreprise valorise l'expertise camerounaise dans la conception et la mise en œuvre de projets innovants capables de contribuer durablement à l'amélioration de l'accès à l'énergie. Au fil des années, elle a réalisé plus de dix-sept études complètes de centrales hydroélectriques et de systèmes hybrides hydro-solaires, démontrant sa maîtrise des enjeux techniques, économiques et environnementaux liés à la production d'énergie renouvelable.
L'une des principales forces de SOLARHYDROWATT réside dans sa capacité à innover. L'entreprise est notamment titulaire d'un brevet délivré par l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) portant sur une pico-turbine Crossflow en bois, une innovation conçue pour faciliter l'accès à une énergie propre, fiable et accessible dans les zones rurales. Une démarche qui illustre la volonté de SOLARHYDROWATT de promouvoir des solutions technologiques adaptées aux besoins des populations et aux réalités du continent africain.
Parmi les réalisations emblématiques de l'entreprise figure la centrale hybride hydro-solaire de Fotetsa-Nzindeng, dans la Commune de Dschang. Financé par les Fonds de contre-valeurs suisses, ce projet pionnier qui debitera bientôt ses premiers rayons lumineux, constitue aujourd'hui une référence nationale en matière de systèmes hybrides associant hydroélectricité et énergie solaire.
SOLARHYDROWATT développe également avec l'État du Cameroun le projet N2M Hydro, un ambitieux programme prévoyant environ 100 MW hydroélectriques, 150 MW-crête de solaire flottant et près de 400 millions de mètres cubes de capacité de stockage d'eau sur les rivières Nkam, Menoua et Mezoung.
L'entreprise contribue par ailleurs, sous l'égide de l'UNICEF et en collaboration avec le Ministère de l'Eau et de l'Énergie, aux réflexions relatives au cadre législatif devant accompagner le développement des énergies renouvelables et la transition énergétique au Cameroun.
Partenaire de plusieurs institutions nationales et internationales parmi lesquelles la SOCADEL, l'AER, l'ARSEL, l'ONUDI, le PNUD, l'UNICEF, l'UNESCO, la Commission de l'Union européenne et l'École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé, SOLARHYDROWATT apparaît aujourd'hui comme l'un des acteurs les plus dynamiques du secteur.
La distinction reçue à Yaoundé par son Directeur général, le Pr Joseph KENFACK, consacre une vision fondée sur l'innovation, l'expertise locale et le développement durable.
À l'heure où le Cameroun ambitionne d'accroître la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique et de renforcer l'accès universel à l'électricité, cette récompense rappelle que les solutions existent et que des entreprises nationales disposent des compétences nécessaires pour accompagner cette transformation.
22/06/2026
DSCHANG : AGROCOM ALERTE SUR LES MENACES QUI PÈSENT SUR LE LAC 8
L'Association pour la Communication des Institutions Agropastorales (AGROCOM) a récemment attiré l'attention de la Commune de Dschang sur la situation préoccupante du Lac 8, un écosystème emblématique de la ville soumis à de multiples pressions d'origine humaine.
Dans une correspondance adressée le 5 juin 2026 au Maire par intérim de la Commune de Dschang, le Pr Émile TEMGOUA, le président d'AGROCOM, M. Guillaume Emmanuel TCHOUDJANG, fait état d'une dégradation progressive du site et appelle à la mise en œuvre de mesures susceptibles d'en assurer la préservation.
Selon l'association, plusieurs activités observées ces derniers mois menacent l'équilibre écologique du lac. Il s'agit notamment de la prolifération de hangars à vocation commerciale, des remblais du lit du lac, de la construction de fondations ainsi que de la collecte artisanale du sable issu des eaux de ruissellement.
AGROCOM estime que la poursuite de ces pratiques pourrait accélérer la disparition de ce plan d'eau, qui participe à l'identité environnementale et paysagère de la ville de Dschang.
L'association rappelle qu'elle avait conduit, le 18 septembre 2025, avec l'appui de la Commune de Dschang et la participation de plusieurs organisations de la société civile, une opération de nettoyage et de restauration du site. Cette activité avait permis la mise en terre d'une centaine de plants de raphia après des travaux de désherbage et d'assainissement du périmètre du lac.
Afin d'étayer son plaidoyer, AGROCOM a transmis à l'exécutif communal un rapport détaillé de cette opération ainsi qu'un dossier photographique illustrant l'état actuel du Lac 8.
Nul doute que cette interpellation trouve une oreille attentive à l'hôtel de Ville de Dschang.
Le Pr Émile TEMGOUA a en tout cas le bon profil sur la problématique. Il est Enseignant-Chercheur à la Faculté d'agronomie et des Sciences agricoles de l'Université de Dschang. Professeur titulaire et expert en géosciences de l'environnement, il mène notamment des travaux dans les domaines des ressources en eau, de l'agriculture et des études d'impact environnemental.
AGROCOM relance ainsi le débat sur la protection des écosystèmes urbains et la nécessité d'une gestion durable des ressources naturelles dans les collectivités territoriales décentralisées.
22/06/2026
03/06/2026
[Batcham]
Le CODEGWANG engage une réforme majeure pour sécuriser les ressources du Secteur Toumgwang
Réunis en Assemblée générale extraordinaire le 30 mai 2026 au Foyer de la Mission Catholique de Bangwang, les fils, filles, élites et responsables communautaires du Secteur Toumgwang ont examiné la situation du CODEGWANG et validé plusieurs mesures destinées à renforcer sa gouvernance. Au centre des échanges figurait la présentation d'un nouveau mécanisme de sécurisation des ressources issues de la vente des cartes de développement, conçu pour améliorer la traçabilité des recettes, renforcer la transparence financière et restaurer durablement la confiance des populations.
À Batcham, une session extraordinaire de l'Assemblée générale du Sous-comité de développement du Secteur Toumgwang (CODEGWANG) s'est tenue le samedi 30 mai 2026 dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations relatives à la gestion des ressources communautaires et au financement de certains projets de développement.
Mobilisant plus de soixante-dix participants malgré un calendrier local particulièrement chargé, cette rencontre a constitué un important cadre de dialogue entre les responsables du CODEGWANG, les chefs traditionnels, les élites, les représentants des communautés et les populations du Secteur.
Les travaux ont permis de dresser un état des lieux du fonctionnement de l'organisation, d'examiner les difficultés rencontrées ces dernières années et surtout d'engager des réformes destinées à moderniser les mécanismes de gestion du comité.
La principale innovation présentée au cours des assises présidées par Beaudelaire LONTCHI NGHODA, président du CODEGWANG, concerne la mise en place d'un nouveau mécanisme de sécurisation des ressources issues de la vente des cartes de développement. Basé sur un système de codification, d'identification des vendeurs, de traçabilité des carnets et de contrôle des recettes, ce dispositif vise à garantir une meilleure maîtrise des ressources mobilisées pour le développement du Secteur Toumgwang.
Les participants ont salué cette réforme, considérée comme une étape importante vers une gouvernance plus transparente, plus participative et davantage orientée vers la reddition des comptes.
Au-delà de cette innovation, l'Assemblée a également permis d'apporter des clarifications sur les travaux en cours à l'École publique de Nzingmegong, de préparer l'organisation du Congrès de développement 2026 et de jeter les bases de l'Assemblée générale élective prévue le 16 août prochain au lendemain du congrès de développement de ce secteur du groupement Batcham.
28/05/2026
DU DISCOURS À LA MÉTHODE : LE DIALOGUE CITOYEN COMME ENJEU DE GOUVERNANCE À DSCHANG
L’intervention, le lundi 25 mai 2026, du Pr Émile TEMGOUA, maire intérimaire de Dschang Dschang, sur les ondes de la Radio Nghie-Lah mérite une attention particulière.
Au-delà des annonces liées à l’assainissement, à l’organisation administrative ou aux infrastructures sportives, un élément plus discret, mais potentiellement structurant, se dégage de cette sortie médiatique animée par Feelingué Boyyz L'Acteur . Il s'agit de la volonté affichée et répétée de rapprocher l’administration municipale des populations et de construire une dynamique fondée sur l’écoute, l’implication et la réconciliation.
Même si le terme n’a pas été explicitement employé, cette approche renvoie à ce que les spécialistes de la gouvernance locale désignent aujourd’hui sous le concept de dialogue citoyen. Et dans un contexte marqué par la méfiance et l’affaiblissement progressif du lien entre institutions locales et citoyens, cette orientation constitue à mon sens un signal positif. Et c'est précisément parce qu’elle est importante, elle mérite d’être clarifiée.
Sans prétendre avoir la science infuse, je dois dire que le dialogue citoyen ne se réduit ni à une communication de proximité, ni à des appels ponctuels à la mobilisation populaire.
Il s'agit d'une méthode de gouvernance. Une méthode exigeante, structurée et encadrée.
J'ai eu l’occasion d'apprécier la Charte du dialogue citoyen adoptée en 2010 par la Ville de Nantes. Ce document part d’une idée simple mais fondamentale. C'est que les citoyens ne doivent pas seulement être consultés après les décisions ; ils doivent pouvoir participer à la réflexion, à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques publiques locales.
La charte rappelle d’ailleurs un principe essentiel. Le dialogue citoyen ne remplace pas les institutions élues ; il vient enrichir leur décision pour la rendre plus pertinente et plus efficace.
Autrement dit, écouter les citoyens ne signifie pas gouverner dans l’improvisation ou dans l’émotion. Cela suppose au contraire des espaces clairement identifiés, des règles de participation connues, une information accessible, des objectifs précis, des mécanismes de restitution et surtout la capacité pour les autorités de montrer ce qui a été retenu ou non des contributions citoyennes.
C’est là toute la différence entre une consultation symbolique et une véritable gouvernance participative. Cette approche suppose également une implication beaucoup plus active des élus locaux eux-mêmes. À Nantes, j’avais été marqué par la place occupée par les élus dans l’animation du dialogue citoyen. Il n’était pas rare de les voir présents, parfois presque chaque soir, dans les quartiers, lors de réunions publiques, d’ateliers participatifs ou de rencontres thématiques avec les habitants. Ces échanges ne relevaient pas du simple protocole politique. Ils portaient sur des projets concrets, des décisions à venir, des difficultés quotidiennes ou encore des arbitrages budgétaires touchant directement la vie des citoyens.
Autrement dit, les élus ne devraient pas se limiter à voter des délibérations au sein du conseil municipal, ils doivent assurer aussi une fonction essentielle de médiation entre la commune et les populations.
Cette culture de proximité transforme profondément le rôle du conseiller municipal qui cesse d'être seulement celui qui représente les citoyens au moment du vote pour devenir aussi celui qui écoute, explique, consulte, rend compte et parfois ajuste l’action publique à partir des réalités exprimées sur le terrain.
Il est clair que dans beaucoup de collectivités africaines, y compris à Dschang, cette dimension reste encore insuffisamment développée. Les sessions du conseil municipal demeurent souvent le principal sinon l’unique espace visible d’intervention des élus, alors même que la démocratie locale exige une présence plus continue auprès des populations.
La Charte nantaise insiste également sur la reconnaissance de “l’expertise citoyenne”.
Puisque les habitants ne sont pas seulement des administrés. Ils sont aussi détenteurs d’une connaissance concrète des réalités locales, des usages, des besoins et des dysfonctionnements du territoire.
Dans une ville comme Dschang, cette approche pourrait ouvrir des perspectives importantes.
Sur les questions d’hygiène qui constituent visiblement le premier angle d'attaque du maire Emile Temgoua, les populations pourraient continuer d'être associées comme c'est déjà le cas, aux opérations de nettoyage, mais, elles doivent aussi intégrer les moments de réflexion sur les comportements, les circuits de collecte, les zones critiques ou les mécanismes de sensibilisation.
Sur les permis de bâtir, le dialogue citoyen pourrait renforcer ce qu'il a tant expliquer dans l'émission radio, c'est à dire permettre de mieux expliquer les contraintes réglementaires tout en identifiant les blocages administratifs vécus par les usagers.
Sur les infrastructures sportives, les jeunes, associations et riverains pourraient être impliqués en amont dans les réflexions sur les besoins réels, les priorités et les usages futurs.
Il est donc question pour nous d'attirer l'attention des élus afin qu'ils ne confondent pas dialogue citoyen et communication politique. Car, un véritable dialogue citoyen suppose aussi l’acceptation de la contradiction, de la critique et parfois même du désaccord.
Il exige une culture institutionnelle nouvelle, dans laquelle le citoyen n’est plus perçu uniquement comme bénéficiaire ou soutien politique, mais comme acteur de la construction de l’action publique.
CDB
28/05/2026
[Peine de mort au Cameroun]
Un rapport alerte sur des « vies en suspens »
Le siège du Réseau camerounais des organisations des Droits de l'homme ( Recodh), situé au quartier Simbock à Yaoundé, a servi de cadre, le 27 mai 2026, à la présentation officielle du rapport de mission d’enquête intitulé Des vies en suspens : la situation des personnes condamnées à mort au Cameroun. La rencontre a réuni avocats, journalistes, défenseurs des droits humains et représentants d’organisations de la société civile autour d’une question aussi sensible que fondamentale : celle de la peine de mort au Cameroun.
Après le mot de bienvenue prononcé par Joseph Désiré Zébazé, coordonnateur du RECODH, la parole a été donnée à Me Nestor Toko Monkam, avocat au barreau du Cameroun et président du Réseau des avocats camerounais contre la peine de mort (RACOPEM), afin de planter le décor de cette rencontre consacrée à la peine capitale au Cameroun. Aux côtés de Marie-Lina Pérez, représentante Afrique et Asie de Ensemble contre la peine de mort (ECPM), l’avocat a rappelé le long travail de sensibilisation mené depuis plusieurs années auprès des différents acteurs institutionnels et sociaux.
« C’est un travail qui évolue et nous voyons le changement de mentalités se réaliser sur le terrain parce qu’au début de ce combat, la peine de mort était un sujet tabou. Mais aujourd’hui, on peut échanger librement, même avec le ministre de la Justice, ce qui n’était pas acquis hier », a-t-il déclaré devant l’assistance composée d’avocats, journalistes et membres d’organisations de la société civile.
Me Nestor Toko Monkam a également souligné l’évolution progressive de certaines institutions sur la question abolitionniste. « Même la CDHC avait une position plutôt rétentionniste. Mais à force de sensibilisation, la CDHC a changé sa position », a-t-il indiqué.
Revenant sur l’historique du plaidoyer engagé autour de la peine de mort au Cameroun, il a rappelé qu’une première mission d’enquête réalisée en 2019 avait permis de formuler plusieurs recommandations à l’endroit du gouvernement, des organisations de la société civile et de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC). Selon lui, la nouvelle mission conduite en 2025 visait précisément à évaluer le niveau d’évolution et la prise en compte de ces recommandations par les autorités camerounaises.
Fruit d’une enquête menée entre janvier et octobre 2025 par l’association Droits et Paix, le RACOPEM et l’ECPM, ce document de 59 pages dresse un tableau préoccupant des réalités vécues par les personnes condamnées à mort dans les prisons camerounaises.
Les équipes d’enquête ont visité dix établissements pénitentiaires et rencontré quarante-cinq personnes condamnées à mort ainsi que plusieurs personnels pénitentiaires. L’étude couvre notamment les prisons de Yaoundé, Douala, Bafoussam, Dschang, Maroua, Mbouda ou encore Buea.
Le rapport met en lumière une diminution du nombre de condamnés à mort dans certaines prisons depuis la précédente mission réalisée en 2018. Cette baisse serait liée aux recours exercés par les avocats, aux commutations de peine intervenues après le décret présidentiel de 2020, mais également à des décès enregistrés en détention.
Cependant, derrière ces chiffres, le document révèle surtout le drame humain que représente la peine capitale, à travers des récits de torture, de procédures judiciaires contestées et de longues années passées dans l’attente.
TORTURE, AVEUX FORCÉS ET JUSTICE FRAGILISÉE
L’un des aspects les plus alarmants du rapport concerne les atteintes au droit à un procès équitable. Plusieurs témoignages évoquent des violences lors des enquêtes préliminaires, l’absence d’avocat pendant les auditions, des difficultés linguistiques ou encore des aveux obtenus sous la contrainte.
Les enquêteurs dénoncent également les lenteurs judiciaires. Certaines personnes interrogées vivent sous condamnation à mort depuis plusieurs décennies. Des détenus rencontrés à Bafoussam, Yaoundé ou Dschang cumulent plus de quarante années d’incarcération.
Au-delà de la question de la peine capitale elle-même, le rapport décrit des conditions de détention particulièrement difficiles : surpopulation carcérale, insuffisance alimentaire, accès limité aux soins, violences disciplinaires et détresse psychologique.
Les discussions ont également mis en lumière le sentiment d’injustice ressenti par une partie de l’opinion publique face aux disparités observées dans les conditions de détention. Plusieurs intervenants ont relevé que certains détenus, notamment impliqués dans des affaires de détournements de fonds publics ou de criminalité financière, semblent bénéficier de conditions plus favorables que d’autres prisonniers, alimentant ainsi la défiance envers l’institution judiciaire avec en conséquence une autre forme de peine de mort déguisée et masquée dans la clameur et par la justice populaire qui ne sauraient être interprétées comme une volonté populaire traduisant une quelconque position retentioniste que les magistrats devraient suivre ou satisfaire.
UN CAMEROUN TOUJOURS RETENTIONISTE
Bien qu’aucune exécution n’ait été officiellement enregistrée au Cameroun depuis 1997, la peine de mort demeure inscrite dans l’arsenal juridique national. Le Code pénal de 2016 ainsi que la loi antiterroriste de 2014 maintiennent la peine capitale pour plusieurs infractions.
Le rapport rappelle qu’en 2026, le Cameroun reste, avec la République démocratique du Congo, l’un des deux derniers pays d’Afrique centrale à conserver la peine de mort dans sa législation.
Alors que plusieurs États africains ont récemment franchi le cap de l’abolition, les organisations signataires appellent les autorités camerounaises à engager des réformes profondes dont l'abolition de la peine de mort, la lutte contre la torture, l'amélioration des conditions carcérales et le renforcement des garanties procédurales.
Les échanges ayant suivi la présentation du rapport ont permis de mettre en évidence les tensions qui entourent encore le débat sur la peine de mort au Cameroun. Entre demande populaire de sanctions exemplaires face à certains crimes particulièrement choquants et nécessité de protéger les Droits fondamentaux, le sujet continue de diviser.
Plusieurs participants ont notamment estimé qu’il était difficile de lutter efficacement contre la justice populaire tout en conservant une logique rétentionniste. Selon eux, les lynchages régulièrement observés dans certaines villes traduisent moins une adhésion spontanée à la violence qu’une profonde crise de confiance envers la justice et un sentiment d’impunité.
Pour les défenseurs des droits humains dont Sylvie Félicité NDONGMO, présidente de Women's International League for Peace en Freedom (WILPF), présents à Simbock, la réponse à cette crise passe avant tout par une justice crédible, équitable et appliquée à tous sans distinction. Avec ce rapport, les organisations engagées contre la peine de mort espèrent ainsi relancer le débat national sur l’avenir de la peine capitale au Cameroun et rappeler que derrière chaque condamnation se trouvent des vies humaines « en suspens ».
CDB
09/05/2026
[OBSÈQUES DE MAURICE TATSA À BATCHAM]
LE SECTEUR TOUMGWANG REND HOMMAGE À UN BÂTISSEUR ET À UNE MÉMOIRE COMMUNAUTAIRE
Le village Nzingmegong 1, dans le secteur Toumgwang, groupement Batcham, a servi de cadre ce samedi 9 mai 2026 aux obsèques de Monsieur Maurice TATSA, ancien président du CODEGWANG (Sous-comité de Développement du Secteur Toumgwang), décédé le 27 avril dernier à Yaoundé.
Dans une atmosphère marquée par l’émotion et le recueillement, les témoignages prononcés au cours de la cérémonie ont retracé le parcours d’un homme dont l’engagement aura profondément marqué la vie associative et le développement communautaire du secteur Toumgwang.
Prenant la parole au nom du bureau exécutif du CODEGWANG, le président en exercice, Beaudelaire NGHODA LONTCHI, a rappelé que Maurice TATSA a dirigé l’organisation de août 1999 à août 2014 avec « dévouement et responsabilité », dans un esprit de rassemblement et de solidarité.
Son témoignage est revenu sur l’un des héritages majeurs du défunt à la tête du comité de développement : le suivi du dossier de création, d’ouverture et de construction des premiers bâtiments du CES de Bangwang, devenu aujourd’hui Lycée de Bangwang.
« Cette œuvre, qui continue de former et d’encadrer des générations de jeunes, demeure l’un des témoignages les plus éloquents de son attachement à l’éducation et à l’avenir de notre communauté », a déclaré le président du CODEGWANG.
Au-delà des réalisations matérielles, l’oraison funèbre a présenté Maurice TATSA comme un dirigeant profondément attaché au travail collectif et à la cohésion sociale. « Il croyait en la force de l’organisation communautaire et en la nécessité pour chaque fils et fille du secteur Toumgwang d’apporter sa pierre à l’édifice du développement local », a poursuivi Beaudelaire NGHODA LONTCHI.
L’émotion est davantage montée lorsque Sa Dignité THANG Dieudonné, représentant de la communauté Toumgwang de Yaoundé, a pris la parole pour évoquer les souvenirs personnels et le rôle historique joué par le disparu dans l’organisation communautaire.
Dans un témoignage poignant adressé directement au défunt, il a rappelé l’avoir aperçu à Yaoundé quelques jours seulement avant sa disparition, marchant encore avec énergie sur son trajet habituel entre le carrefour Jouvence et CRADAT. « Rien ne laissait entrevoir un lendemain aussi triste et décevant », a-t-il regretté.
Évoquant la disparition brutale de l’ancien président du CODEGWANG, il a parlé d’une communauté « désemparée et abattue », privée de « son principal animateur, son conseiller, son historien et sa mémoire d’enregistrement ».
Pour Sa Dignité THANG Dieudonné, Maurice TATSA incarnait une génération d’élites communautaires engagées, capables de mettre leurs compétences et leurs moyens au service du développement sans recherche d’intérêt personnel.
« Tu as fait montre d’une élite utile, responsable, sans opportunisme, sans zèle », a-t-il affirmé, saluant un homme toujours disponible pour accompagner les jeunes et soutenir les initiatives du Sous-comité de Développement Toumgwang ainsi que celles de la communauté Toumgwang de Yaoundé.
Le témoignage a également permis de revisiter plusieurs pages importantes de l’histoire du CODEGWANG et de la communauté Toumgwang de Yaoundé. Le représentant de la communauté a notamment rappelé que Maurice TATSA faisait partie des membres fondateurs de l’association et qu’il avait signé, avec d’autres responsables, la lettre d’invitation à l’Assemblée Générale Constitutive organisée en 1994.
Ancien président exécutif puis membre actif du Conseil de chefferie, présenté comme « le laboratoire de réflexion et d’orientation des activités des organes », Maurice TATSA aura, selon plusieurs intervenants, consacré une grande partie de sa vie au développement communautaire et à la transmission de la mémoire collective.
Entre chants traditionnels, prières et recueillement, les populations venues de plusieurs localités ont accompagné le défunt jusqu’à sa dernière demeure dans son village natal de Nzingmegong 1.
À travers ces obsèques, le secteur Toumgwang a rendu hommage non seulement à un ancien président du CODEGWANG, mais aussi à un homme dont le parcours professionnel, l’engagement communautaire et la mémoire continueront d’inspirer plusieurs générations.
Né le 19 janvier 1958 à Bamgem, Maurice TATSA aura construit un parcours académique et professionnel remarquable. Formé à l’Institut Sous-régional de Statistique et d’Économie Appliquée (ISSEA), où il obtient notamment des diplômes d’agent et de technicien de la statistique, il poursuivra ensuite des études universitaires à l’Université de Soa avant d’intégrer l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), cycle des inspecteurs des régies financières. Son parcours professionnel, marqué par la rigueur, l’organisation et le sens du service public, aura largement contribué à façonner l’homme méthodique et discipliné salué par tous durant ses obsèques
Et si le handicap n’était pas une limite, mais une autre manière d’exprimer son potentiel ?
À la Commission des Droits de l'homme du Cameroun (CDHC), Janvier Ngalle Mbock, déficient visuel recruté en 2023, en est la preuve vivante.
Équipé, accompagné et intégré dans un environnement de travail inclusif, il contribue pleinement aux missions de l’institution.
Une expérience qui confirme la vision du Professeur James MOUANGUE KOBILA : Créer les conditions, et les talents s’expriment.
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