29/06/2026
Juste vrai, authentique, sublime ✨✨✨
PLEINE LUNE EN CAPRICORNE
Cette Pleine Lune se forme le 30 juin 2026 à 1h56 (heure de Paris), soit le 29 juin à 23h56 en temps universel (UTC), sur l'axe cardinal Cancer–Capricorne.
Je vais vous faire une confidence. J’ai réécrit plusieurs fois mon texte. Hier après-midi, je relisais ce que j’avais écrit et je me disais, je tiens pas le fil.. Je le tiens pas… C’est marrant parce que cette lunaison vient réactiver ma propre lune, à quelques degrés près. Du coup, j’ai vu à quel point j’avais besoin de sentir, de capter de l’intérieur. Je reste trop dans l’interprétation académique. Je cherche encore à coller à quelque chose de propre, de correct. Ode à ma Lune noire en Vierge… qui me fait miroiter un absolu de perfection que je ne t’atteindrai jamais.
Alors cette fois, j'ai décidé de faire autrement. De laisser les mots émerger de l'intérieur plutôt que de chercher à écrire quelque chose de juste. Parce qu'au fond, je ne veux plus écrire du "correct". Je veux écrire ce qui passe à travers moi. Je veux écrire ma vérité et ce même si elle n’est pas la vôtre. Il m’est arrivée souvent de m’excuser car j’avais peur que ce j’écrivais ne parle pas à tout le monde. Je ne veux plus m’excuser. Peut-être que c’est ça, Saturne actuellement en transit en Bélier, prendre la responsabilité de ses élans. Et peut-être que ça vous donnera envie de faire pareil….
Saturne est le maître de cette Pleine Lune en Capricorne. Parler de lui me semble donc être la meilleure porte d'entrée.
Je crois que nous avons souvent réduit Saturne à un empêcheur de vivre. Pourtant, dans un premier temps de notre existence, Saturne est avant tout un protecteur. Il construit des défenses, des stratégies de survie, des structures psychiques qui nous permettent de tenir debout dans le monde. Ces protections ont été nécessaires.
Mon enseignante utilise une image que j'aime beaucoup : Saturne serait comme un plafond de verre. Dans un premier temps, il nous empêche d'aller plus haut. Nous nous cognons à ses limites, à nos peurs. Mais le verre, par nature, peut se briser.
Et peut-être qu'un jour, lorsque nous trouvons la force de faire éclater ces protections devenues trop étroites, nous comprenons que Saturne ne cherchait pas à nous empêcher de vivre. Il nous demandait autre chose. Il nous demandait de grandir, de construire une structure forte et solide en nous qui nous soutiendra dans nos ascensions intérieures.
Comme l'écrivait Anaïs Nin :
"Et vint le jour où le risque de rester enfermé dans le bourgeon devint plus douloureux que le risque d'éclore."
Je me demande si nous ne traversons pas collectivement ce moment.
Après une nouvelle canicule, alors que les records de chaleur se répètent, que les plus fragiles souffrent, que nos structures montrent leurs limites, nous sentons bien qu'il devient difficile de continuer comme avant.
Et pourtant, nous ne savons pas encore exactement comment aller vers la suite.
Peut-être qu’à l’intérieur de vous, il y a un peu de ça… Plus jamais comme avant, mais comment je fais maintenant ?
Cette Pleine Lune se déploie sur l'axe cardinal Cancer-Capricorne, l'axe de notre vulnérabilité et de notre responsabilité, de croissance intérieure. Comme toute Pleine Lune, elle met en tension deux besoins fondamentaux : ici, le besoin de sécurité affective, d'appartenance et de refuge du Cancer, face à l'appel du Capricorne à la responsabilité, à la maturation et à l'incarnation de notre propre autorité intérieure. Une lunaison qui nous rappelle peut-être qu'il ne s'agit pas de choisir entre prendre soin et grandir, mais d'apprendre à faire les deux à la fois.
Mais c’est aussi, dans cet axe cardinal, une dynamique de commencement, de mouvement, d'initiation. Et pourtant, ce commencement porte en lui une contradiction profonde.
Nous prenons conscience que certaines manières de vivre dans le monde ne peuvent plus fonctionner comme avant. Mais ce qui cherche à émerger n'a pas encore trouvé sa forme.
Saturne forme un carré au Soleil et à la Lune. Il devient le point de concentration des tensions. Tout converge vers lui. Or comme je l’ai dit plus haut, Saturne se trouve actuellement en Bélier, signe de l'impulsion, de l'urgence et de l'action immédiate. Une position paradoxale : le Bélier veut agir vite, tandis que Saturne nous rappelle qu'aucune transformation durable ne se construit dans la précipitation.
Cette tension est peut-être le cœur même de cette Pleine Lune.
Nous pouvons ressentir simultanément l'urgence de changer, la peur de nous tromper, la fatigue, la frustration, le sentiment qu'il faut agir, tout en ayant l'impression de ne pas savoir encore comment. Et du coup peut venir une colère ou une impuissance. Pour certains, cela pourra se manifester par de l’anxiété.
Peut-être est-ce précisément le travail de cette Pleine Lune.
Peut-être s'agit-il simplement de continuer à avancer. Faire ce que l'on peut. S'autoriser des pauses salutaires. Et surtout, nous appuyer sur ce vieux sage qui dort et cherche à se réveiller en nous. Lui connaît le temps juste. Pas le monde extérieur.
Il a très certainement quelque chose à redresser en nous.
D’une humanité qui se limite, à une humanité qui va devoir se tenir debout.
Debout ensemble. Debout dans le respect de soi, debout dans le respect de l’autre.
Debout dans l'écoute de nos propres vulnérabilités, mais aussi dans l'accueil de celles des autres. Et peut-être aussi, enfin, debout dans l'écoute de la vulnérabilité de la terre elle-même.
Mercure entre en rétrogradation en Cancer. Une dernière visite dans la vieille grotte du passé...
Qu'avons-nous exploré, durant cette année où Jupiter a traversé le Cancer, de nos appartenances, de nos blessures familiales, de nos lignées, de notre besoin d'être protégés ou de protéger ? Qu'avons-nous découvert de nos refuges intérieurs, de nos nostalgies, de nos fidélités invisibles et de notre désir profond de créer, enfin, un lieu où notre âme puisse se sentir chez elle ?
Jupiter a pu exacerber ces questions, les rendre plus visibles. Et voilà que Mercure rétrograde nous propose une dernière visite. Non pas pour nous y installer, mais pour regarder une dernière fois ce qui demande encore à être intégré. Le Cancer adore faire cela : revisiter et ressentir.
Mais cette fois, la Lune, maîtresse du Cancer, se tient en Capricorne. Et en Capricorne, elle nous pousse doucement ou parfois un peu plus fermement, à gravir la montagne de notre maturité affective. Pas pour devenir plus durs envers nous-mêmes. Surtout pas. Grandir en maturité affective, c'est peut-être apprendre à devenir un bon parent pour soi-même. Apprendre à se nourrir de ce qui fait véritablement du bien à notre âme. Mais c'est aussi accepter de ne plus nous cacher derrière certaines histoires émotionnelles qui, autrefois protectrices, ne nous permettent plus aujourd'hui de grandir.
Le lendemain de cette Pleine Lune, Jupiter entrera en Lion. Je me demande s'il ne viendra pas simplement agrandir ce que nous aurons accepté de regarder auparavant. Jupiter amplifie tout. Si nous avons passé notre temps à protéger notre ego, alors peut-être qu'il l'amplifiera davantage encore. La grenouille voudra devenir un bœuf. Mais si nous avons commencé à regarder honnêtement ce qui se trame en nous, alors peut-être qu'un autre Lion pourra émerger.
Pas celui qui cherche à être spécial. Celui qui rayonne parce qu'il a cessé d'avoir besoin de l'être. Vous voyez ? Il accepte simplement d'être lui-même et cela suffit à faire rayonner quelque chose qui le dépasse.
Et puis il y a Neptune. Et ce magnifique trigone à Jupiter sur son dernier degré du Cancer. Je ne sais pas pour vous, mais moi, il me donne envie de croire qu'un autre monde est encore possible. Un monde plus sensible, plus poétique, plus spirituel peut-être…
Et Heureusement aussi, cette Pleine Lune nous offre également une voie de passage : le trigone de Terre entre la Lune en Capricorne et Chiron en Taureau.
Peut-être est-ce là l'une des clés majeures !
Dans une carte où les tensions cardinales nous poussent sans cesse vers l'avant, Chiron nous rappelle la sagesse du corps, du vivant, des rythmes naturels…
La réparation ne viendra peut-être pas uniquement de nouvelles idées, de nouvelles technologies ou de nouvelles structures.
Elle pourrait aussi naître d'une réconciliation avec notre corps, avec la Terre, avec les saisons, avec notre vulnérabilité, avec notre capacité à prendre soin de ce qui est fragile.
On parle beaucoup aujourd'hui d'adaptation face au changement climatique. Mars et Uranus en Gémeaux nous invitent effectivement à inventer, à penser autrement, à nous adapter.
Mais Chiron en Taureau nous pose peut-être une question plus fondamentale :
À quoi cherchons-nous exactement à nous adapter ?
Car il ne s'agit peut-être pas seulement de mieux gérer les conséquences de nos choix passés, mais de transformer profondément notre manière d'habiter le monde et de relationner avec le vivant ! Car nous ne guérirons peut-être pas le monde uniquement avec des idées.
Nous le guérirons peut-être avec des actes d'amour.
Mettre une coupelle d'eau pour un oiseau ou un écureuil est un acte d'amour.
Prendre soin d'un être fragile est un acte d'amour.
Continuer à créer, à rire, à aimer et à s'émerveiller alors que le monde semble parfois partir en vrille est un acte d'amour
Ne faut-il pas réenchanter le monde ?
Parfois, cela semble très difficile d'y croire.
Et pourtant, je continue à penser qu'à notre échelle, chaque jour, nous pouvons faire quelque chose de beau, de délicat, de respectueux.
Je crois que l'amour, la poésie, le rire, l'art, la nature, le respect des plus fragiles, la connexion aux animaux et tant d'autres choses encore peuvent contribuer à sauver le monde.
Tant qu'il restera encore de cela,
je continuerai à dire :
oui.
Est-ce qu’il y a encore un « oui » en vous ?
Cherchez le bien et suivez le…
Je vous envoie mon horizon poétique d'hier soir...
Belle PL à toute la communauté
A bien vite,
Catherine