Fabio Salmistraro - Run For Dogs 2

Fabio Salmistraro - Run For Dogs 2

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Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Fabio Salmistraro - Run For Dogs 2, Sport, Pirae.

Salut les amis 👋

Sportif d'endurance passionné et engagé pour la cause animale. À travers le projet Run for Dogs 2, je me lance dans l'UTMB 2025 pour collecter des fonds et sensibiliser à la condition des chiens en Polynésie.

Photos from Fabio Salmistraro - Run For Dogs 2's post 13/02/2026

👋 Hello tout le monde, nouveau challenge activé ! 🔥

Ce samedi 14 février en Nouvelle-Zélande, je prendrai le départ du By UTMB, sur le format 102K 🇳🇿

Au programme : Un parcours exceptionnel, de Kawerau à Rotorua, longeant 5 lacs majestueux, traversant des forêts et courant au pied des maunga (montagnes sacrées Māori) : Tarawera, Ruawahia et Wahanga. 102 km et environ 2200M de dénivelé positif au cœur de paysages parmi les plus spectaculaires de l'île du nord 😍

⚠️ Malgré la beauté du parcours, les conditions s'annoncent très difficiles cette année : Une alerte '' Heavy Rain '' est en cours et devrait durer au moins jusqu’à samedi midi. Les conditions s’annoncent donc très difficiles avec des fortes de pluies, des rafales de vent, et potentiellement des averses orageuses ⚡🌧️

Il va falloir s'adapter, gérer son effort et tenir bon face à ces conditions qui s'annoncent éprouvantes, surtout à la nuit tombée lorsque les températures baisseront 🥶

🔎 Vous pourrez suivre mon avancée en direct ici :

👉 https://live.utmb.world/tarawera/2026/runners/2358

⏰ Départ :

• Samedi 14/02 à 7h00 (Nouvelle-Zélande)
• Vendredi 13/02 à 8h00 (Tahiti)
• Vendredi 13/02 à 19h00 (France métropolitaine)

🎽 Dossard : 2358

Merci pour vos messages de soutien, let's gooooat 🐐🔥

Photos from Tahiti Dog School • éducation canine bienveillante's post 02/11/2025

Run for Dogs 2 continue 🔥

Photos from Ascep : Association Sportive Courir En Polynésie's post 14/10/2025

Bravo à tous les participants et merci à l'organisation pour cet événement qui fut une superbe première édition 👏

Photos from Tahiti Dog School • éducation canine bienveillante's post 12/10/2025

Un nouveau format de course à Tahiti :

Une boucle de 7 km à réaliser en moins d’une heure, avec un départ toutes les heures en compagnie de la légende 💫

Objectif du jour: Faire les 8 boucles, soit 56 km (le maximum) pour cette première édition 🔥

Je suis tellement heureux d’être venu à bout de cette course !

Ce fut loin d’être facile car je me suis aperçu que je n'avais pas avoir totalement récupéré de l’UTMB : certaines douleurs m’ont rappelé de mauvais souvenirs 😢 Mais le résultat est là 💪

Une performance dont je suis fier, sur un format auquel je ne suis pas du tout habitué et qui me fait clairement sortir de la zone de confort 😱

Participer à cette course c'était aussi une occasion de mettre en avant la cause animale via mon projet Run For Dogs 2 🌺

Cette course m’a permis, je l'espère de mettre en lumière les associations de protection animale en Polynésie, qui ont besoin de soutien au quotidien. 🐾💜

👉 Pour faire un don : https://tahititourisme.pf/hina/run-for-dogs/

Félicitations à tous les participants et merci pour votre soutien ! 🫶

Merci à l'organisation pour cette course incroyable et mention spéciale à Benoît le speaker qui en plus d'avoir animé la course de la plus belle des manières a aussi contribué à mettre en avant ce projet si cher à mes yeux et si important pour la cause animale en Polynésie Française 🇵🇫

09/10/2025

🎥𝐍𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐝é𝐨 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 !

Découvrez mon interview sur l’UTMB 🏔️, une aventure incroyable, faite de doutes, d’émotions et de dépassement de soi. Ce défi n’était pas seulement sportif, mais aussi une mission avec le projet Run for Dogs 2 : collecter des fonds pour sauver les animaux de Polynésie 🇵🇫🐕🐾

🙏 Un immense merci à tous les donateurs et partenaires pour votre soutien exceptionnel. Vous êtes la force qui nous permet d’avancer et de croire que le changement est possible 💜

👉 𝗟’𝗨𝗧𝗠𝗕 𝗲𝘀𝘁 𝘁𝗲𝗿𝗺𝗶𝗻é… 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲 !

Prochain rendez-vous : la Fautaua Nike Ultimate ce samedi 11/10, où je tenterai d’enchaîner 8 allers-retours de la vallée, soit environ 56 km en 8h. 🔥

🐾 𝗦𝗼𝘂𝘁𝗲𝗻𝗲𝘇 𝗹’𝗔𝗥𝗔𝗣 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝘀𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗣𝗼𝗹𝘆𝗻é𝘀𝗶𝗲 𝗳𝗿𝗮𝗻ç𝗮𝗶𝘀𝗲 𝗲𝗻 𝗳𝗮𝗶𝘀𝗮𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗱𝗼𝗻 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 𝗥𝘂𝗻 𝗳𝗼𝗿 𝗗𝗼𝗴𝘀 𝟮 :

👉 𝗧𝗮𝗵𝗶𝘁𝗶 𝗧𝗼𝘂𝗿𝗶𝘀𝗺𝗲 / 𝗛𝗶𝗻𝗮 : 𝗵𝘁𝘁𝗽𝘀://𝘁𝗮𝗵𝗶𝘁𝗶𝘁𝗼𝘂𝗿𝗶𝘀𝗺𝗲.𝗽𝗳/𝗵𝗶𝗻𝗮/𝗿𝘂𝗻-𝗳𝗼𝗿-𝗱𝗼𝗴𝘀/
👉 𝗟𝗮 𝗙𝗼𝗻𝗱𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗔𝗻𝗮𝘃𝗮𝗶 : 𝗵𝘁𝘁𝗽𝘀://𝘄𝘄𝘄.𝗮𝗻𝗮𝘃𝗮𝗶.𝗼𝗿𝗴/𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝗰𝘁/𝗿𝘂𝗻_𝗳𝗼𝗿_𝗱𝗼𝗴𝘀_𝟮

💯 100% des dons Run for Dogs 2 sont reversés aux associations pour aider, soigner et protéger les animaux de notre fenua.

✨ Ensemble, dépassons-nous pour faire la différence 💜

Photos from Fabio Salmistraro - Run For Dogs 2's post 14/09/2025

🏃 𝐒𝐞 𝐝é𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐏𝐨𝐥𝐲𝐧é𝐬𝐢𝐞 🇵🇫

𝐑𝐔𝐍 𝐅𝐎𝐑 𝐃𝐎𝐆𝐒 𝟐 🐾 𝐏𝐀𝐑𝐓 𝟐/𝟐 ✅

𝐋'𝐚𝐫𝐫𝐢𝐯é à 𝐂𝐨𝐮𝐫𝐦𝐚𝐲𝐞𝐮𝐫 :

Gros ravitaillement, c'est le retour de l'ambiance. Je suis quand même franchement éprouvé, même si au niveau du moral je suis gonflé à bloc ! Je vais quand même voir une kiné pour me faire ausculter le genou, mais je n'ai pas senti beaucoup d'entrain de sa part pour s'occuper de moi. Pourtant je lui pose la question pour savoir s'il y a du monde qui fait appel au kiné, mais elle me répond : quasiment personne. Je lui parle de mon genou mais aussi de ma cheville gauche qui commence à me faire mal, mais elle ne l'ausculte pas et me fait un tape qui part de l'aine jusqu'au genou douloureux. J'espère vraiment que ça va marcher, même si je ne suis pas totalement convaincu.

C'est déjà l'heure de repartir, et là ça va mal. Je me suis arrêté trop longtemps, mon corps s'est refroidi et je sens toute la douleur de mes muscles à chaque pas. Mes articulations sont collées, bloquées. Pas le choix, il va falloir faire avec.

𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐮𝐠𝐞 𝐁𝐞𝐫𝐭𝐨𝐧𝐞 :

Vous vous rappelez quand je disais que j'avais mal au genou ? Bah maintenant c'est un véritable supplice. Chaque pas est une épreuve, en plus ça monte beaucoup, et maintenant ma cheville gauche me fait également souffrir et je commence à ressentir des tensions dans la cheville droite. Je suis dans le dur. J'avance du mieux que je peux, je passe le ravitaillement du refuge Bertone puis je continue l'ascension jusqu'au refuge Bonatti, mais c'est tellement dur alors je m'accroche malgré la douleur.

Je commence vraiment à traîner, malgré ma motivation et mes efforts je n'arrive plus à avancer efficacement. Beaucoup de coureurs me doublent, je n'en peux vraiment plus... Je m'assois et commence à perdre espoir. J'envoie alors un message à mon assistance : je vais tenter de rejoindre le prochain ravitaillement à Arnuva mais je ne serai sûrement pas à l'heure et je risque d'être éliminé par la barrière horaire, voire de ne pas arriver du tout. Je suis assis face au massif du Mont Blanc, complètement abattu et désespéré.

Je suis face à un problème pour lequel je ne trouve pas la solution, mon corps ne veut pas coopérer.

Les minutes passent. Combien ? Je ne sais pas, beaucoup, suffisamment pour mettre en péril la suite de mon aventure. Mais je trouve la force morale en me rappelant tout le chemin parcouru pour en arriver là et je décide de me relever et de repartir. Je mets un T-shirt chaud et force mon corps à avancer. J'ignore les douleurs et force encore plus. Je vais faire comprendre à mon corps qu'il n'a pas le choix : un pas après l'autre, tout est possible tant qu'on avance. Je veux tellement terminer cette course. Je me vois franchir la ligne d'arrivée, heureux, fier, j'en ai tellement rêvé. Les animaux comptent sur moi, les associations aussi.

Je ressens mon corps se réchauffer, je suis envahi par une sensation de confort et de chaleur, une première depuis le départ il y a une vingtaine d'heures. Surmotivé, j'entame la descente jusqu'au ravitaillement d'Arnuva. Les douleurs sont extrêmes mais je tiens bon et arrive 45 minutes avant la barrière horaire. Ouf ! J'arrive encore une fois à bien manger, à bien boire, tout va bien malgré mon corps qui ne coopère plus. Je sais que la nuit va bientôt arriver alors je décide d'anticiper et de m'habiller de mes vêtements les plus chauds avant de repartir en direction du Grand Col Ferret. Un très gros morceau à franchir en moins de 4 h 00 pour rejoindre le ravitaillement de La Fouly en Suisse. Pas de temps à perdre, c'est la course contre la montre.

𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮'𝐚𝐮 𝐛𝐨𝐮𝐭 𝐞𝐭 𝐧𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐥â𝐜𝐡𝐞𝐫.

J'ai repris du poil de la bête, je sais que je ne dois pas traîner pour arriver à temps au prochain ravitaillement de La Fouly en Suisse. La montée est rude, j'ai toujours très mal mais je me force encore et encore pendant cette rude ascension. J'ai tellement mal mais je dois continuer, je donnerai tout pour arriver à Chamonix, même si je dois passer par les pires douleurs et franchir la ligne en rampant et totalement détruit. C'est dur, alors parfois je m'arrête pour récupérer, puis je repars et recommence. Mais mon ascension et celle de mes compagnons d'infortune est stoppée par une équipe médicale. Un hélicoptère doit venir se poser et récupérer une personne en difficulté, nous voilà bloqués pendant une dizaine de minutes.

L'hélicoptère se pose à quelques mètres de nous. Je n'avais même pas vu la personne en difficulté et le personnel qui s'occupait d'elle, quelques mètres plus haut, camouflés dans les hautes herbes.

Le souffle des pales est très puissant, l'hélicoptère se pose sans couper son moteur, récupère la personne puis repart très vite.

Nous aussi, nous voilà repartis, luttant contre les éléments et le chronomètre pour arriver à temps au prochain ravitaillement. Après plusieurs heures d'ascension j'arrive enfin au sommet du Grand Col Ferret. Un bénévole très chaleureux nous félicite pour ce que nous sommes en train de faire après plus de 110 km de course. Il nous redonne espoir en nous disant que tout n'est pas perdu.

Il sait que nous sommes en difficulté et remotive chacun d'entre nous, nous encourage à redescendre rapidement pour nous réchauffer. Ce que je fais immédiatement. La première partie de la descente se passe bien, j'arrive à avancer, mais les kilomètres sont les plus longs de toute ma vie. Le prochain ravitaillement semble être un mirage. Existe-t-il vraiment ? L'organisation s'est-elle trompée sur les distances ? Je ne sais pas, mais je pense surtout que je manque de lucidité après quasiment 30 heures de course.

Nous entrons dans la deuxième nuit. Beaucoup de coureurs me doublent, j'ai tellement mal aux jambes, surtout aux genoux et aux chevilles, que je ne peux même plus les plier et qu'ils me font souffrir à chaque pas. Pour ne rien arranger, la descente devient très technique, glissante, voire dangereuse à certains passages où le vide semble énorme à quelques centimètres de moi. Je donne tout ce que je peux mais je commence à perdre espoir d'arriver à temps. Je regarde ma montre et les kilomètres ne défilent plus. Faire 100 mètres devient un exploit que je répète encore et encore.

Plus rien ne compte à part arriver à temps. J'ai beau tout donner, ce satané ravitaillement ne doit plus être très loin, mais je ne le vois toujours pas.

Quand j'arrive enfin sur du plat, je "cours" du mieux que je peux, regardant les minutes s'égrener. C'est terrible car je réalise que je peux être éliminé pour quelques minutes de trop sur des dizaines d'heures de course. Vite, plus que quelques minutes ! Je vois les lumières du ravitaillement au loin alors je donne tout. Malgré tous mes efforts, j'arriverai finalement 3-4 minutes après la barrière horaire, synonyme d'élimination.

Le bénévole me rappelle la règle, à contre-cœur. Je vois bien que c'est dur pour lui de m'annoncer cela. C'est aussi très dur pour moi de voir mon rêve s'envoler. J'ai vraiment tout fait pour y arriver, que ce soit durant ces 3 années d'entraînement ou durant ces 30 heures de course.

Malheureusement aujourd'hui je ne célébrerai pas une réussite. Je suis abattu, j'ai mal partout. Malgré cette souffrance, le plan était simple : arriver à temps à chaque ravitaillement et tant que ça passe, continuer. Mais à La Fouly, ce n'est pas passé...

❌ 𝐃𝐨 𝐧𝐨𝐭 𝐟𝐢𝐧𝐢𝐬𝐡 - 𝟐𝟗𝐡𝟎𝟎, 𝟏𝟏𝟓 𝐤𝐦, 𝟕 𝟎𝟎𝟎 𝐦 𝐝𝐞 𝐝é𝐧𝐢𝐯𝐞𝐥é 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐟 ❌

J'essaie de manger ce qu'il reste au ravitaillement. On m'annonce que le bus va venir nous récupérer. Mais je commence à me sentir vraiment mal. Mon cœur bat fort dans ma poitrine, très fort, à un rythme hasardeux.

J'ai des nausées, la tête qui tourne, j'ai froid, j'en peux plus. Je crois que mon corps comprend que c'est terminé et ce choc le met à mal. Le bus arrive, je titube tant bien que mal pour tenter de le rejoindre, je le vois fermer les portes et commencer à démarrer alors je cours dans la nuit pour qu'il s'arrête et miraculeusement c'est le cas.

Je m'assois à l'arrière, j'ai tellement envie de vomir que je demande à quelqu'un de demander au chauffeur de s'arrêter pour que je puisse me soulager à l'extérieur puis c'est le blackout. Je me réveille quelques minutes plus t**d, des gens me parlent, je crois que c'est le chauffeur ou quelqu'un d'une autre assistance. J'ai très chaud, je transpire à grosses gouttes mais je n'ai plus envie de vomir. J'arrive juste à prononcer quelques mots comme : j'ai juste besoin de me reposer. Puis c'est à nouveau le blackout jusqu'à ce qu'on m'annonce que je dois descendre pour changer de bus. Des personnes m'aident, merci à elles.

Je monte dans ce nouveau bus, on m'annonce 1 h 30 de trajet puis de nouveau blackout jusqu'à ce qu'une personne me réveille pour me demander si elle peut s'asseoir à côté de moi. On discute un petit peu puis elle descend car elle doit faire l'assistante d'un coureur. À nouveau blackout jusqu'à Chamonix où je retrouve mon assistance.

C'est ainsi que mon aventure à l'UTMB 2025 s'achève. J'aurais aimé faire plus, je suis terriblement déçu. J'ai eu beaucoup de mal à dormir les nuits suivantes à cause de cet échec mais surtout à cause de l'immense déception.

Je me suis tellement battu pour être éliminé pour quelques minutes.

Pourquoi cela n'a-t-il pas fonctionné malgré tous les efforts ?

Ai-je vraiment tout donné ?

Aurais-je pu faire mieux ?

Des questions que je me suis posées en boucle durant les jours et les nuits qui ont suivi. Le cœur serré. Malheureusement je sais que je ne pourrai peut-être plus jamais revivre ce genre d'événement, car l'investissement que cela demande est trop important.

Merci à tous pour vos messages d'encouragement, de soutien et toutes vos félicitations. Vous m'aidez à surmonter cette immense déception et la profonde tristesse que j'ai ressenties depuis cette course.

𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐑𝐮𝐧 𝐅𝐨𝐫 𝐃𝐨𝐠𝐬 𝟐 ?

Maintenant il reste un autre combat à mener : remplir cette cagnotte. Que tout cela n'ait pas été vain. Sur les 10 M du montant total de la cagnotte, seuls 240 000 ont été donnés aujourd'hui. Je remercie du fond du cœur tous les merveilleux donateurs. Mais pour 10 associations et les besoins de la cause animale, c'est encore trop peu vu l'ampleur de la situation ici.

Pour toutes celles et ceux qui hésitent encore, franchissez le pas. Pour celles qui ne peuvent pas donner, parlez-en et demandez autour de vous. Si vous êtes dans une entreprise, parlez de ce projet à tous vos collègues, faites circuler un mail à vos collaborateurs, à votre direction. Partagez le plus possible ce projet autour de vous et créons cette vague de solidarité pour les animaux. C'est l'occasion idéale de faire bouger les choses et de se lever contre la maltraitance, l'abandon et les sévices faits aux animaux, et de sauver des vies.

De mon côté, comme toujours je vais persévérer, je vais tout donner pour atteindre l'objectif fixé pour cette cagnotte. Run For Dogs n'est pas terminé, et ensemble nous pouvons faire la différence 💪

Voilà, j'espère que ce "petit" récit vous a plu, de mon côté j'ai pris énormément de plaisir à me replonger dans ces souvenirs et à vous l'écrire. Si vous voulez faire un don et soutenir le projet :

👉 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐀𝐧ā𝐯𝐚𝐢 : 𝐚𝐧𝐚𝐯𝐚𝐢.𝐨𝐫𝐠/𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐜𝐭/𝐫𝐮𝐧_𝐟𝐨𝐫_𝐝𝐨𝐠𝐬_𝟐
👉 𝐓𝐚𝐡𝐢𝐭𝐢 𝐓𝐨𝐮𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞 : 𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐭𝐚𝐡𝐢𝐭𝐢𝐭𝐨𝐮𝐫𝐢𝐬𝐦𝐞.𝐩𝐟/𝐡𝐢𝐧𝐚/𝐫𝐮𝐧-𝐟𝐨𝐫-𝐝𝐨𝐠𝐬/

J'en profite pour remercier l'organisation de l'UTMB pour cette course incroyable et tous les bénévoles qui ont été super durant toute la course, dans les bons comme dans les mauvais moments.

Je remercie aussi ma femme et mon papa pour l'assistance. Même si elle a été plus courte que prévu, vous avez été au top.

Et encore une fois, merci à tous les donateurs, à toutes les personnes qui parlent du projet, qui le font vivre. Merci pour tout, merci pour les animaux, merci pour les associations 🫶

Ce n'est qu'une bataille de perdue ! Le combat continue, vous entendrez encore parler du projet Run For Dogs 2, on se revoit bientôt 😏

Prenez soin de vous 🐾

Fabio

Photos from Fabio Salmistraro - Run For Dogs 2's post 13/09/2025

🏃 𝐒𝐞 𝐝é𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐏𝐨𝐥𝐲𝐧é𝐬𝐢𝐞 🇵🇫

𝐑𝐔𝐍 𝐅𝐎𝐑 𝐃𝐎𝐆𝐒 𝟐 🐾 𝐏𝐀𝐑𝐓 𝟏/𝟐 ✅

'Ia ora na les amis des animaux 👋

Aujourd'hui je vais vous raconter mon UTMB Mont-Blanc 2025 et les coulisses du projet Fabio Salmistraro - Run For Dogs 2 en essayant de vous donner quelques détails croustillants parce que je sais que vous aimez ça, alors préparez-vous parce que ça ne va pas être tout beau tout rose.

𝗟𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲 :

Pour resituer un peu le contexte pour ceux qui n'ont pas suivi (bouuuh). Il y a quelque temps, je me suis lancé un défi incroyable : courir l'UTMB, l'ultra-trail du Mont-Blanc, une course épique d'environ 176 km (environ une fois et demie le tour de Tahiti) et 10 000 m de dénivelé positif (un peu plus que la hauteur de l'Everest, le plus haut sommet du monde), le tout pour faire le tour du massif du Mont-Blanc en passant par la France, l'Italie et la Suisse.

Et si j'ai décidé de relever ce défi, ce n'est pas parce que je suis fou, enfin pas totalement, c'est pour collecter des fonds (10 M F) en faveur des 10 associations (1 M par association) de protection des animaux situées sur toute la Polynésie française, des Australes en passant par la Société jusqu'aux Marquises. Je crois que c'est le plus gros projet caritatif pour les animaux jamais créé au fenua. Bon, trêve de bavardages, le contexte est posé, on passe aux choses sérieuses !

𝗥é𝘂𝘀𝘀𝗶𝗿 à 𝘀𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗹𝗶𝗳𝗶𝗲𝗿 𝗲𝘁 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 :

L'UTMB c'est le rêve de tout coureur de trail, et rien que s'y qualifier, c'est un exploit en soi. Ça m'a pris environ 3 ans d'entraînement et de courses qualificatives pour y arriver, mais pour 2025, j'ai mon précieux sésame : je suis tiré au sort et j'obtiens mon dossard pour la course.

Je travaille d'arrache-pied pour monter le projet, je m'entraîne dur, très dur pour être à la hauteur de l'événement, j'ai une bonne condition physique, j'essaie tant bien que mal de nouer des partenariats, de lancer des projets cool et ambitieux pour faire parler de Run For Dogs 2 et faire exploser cette cagnotte.

Malheureusement, je vous le dis aujourd'hui, j'ai essuyé un nombre important de refus, que ce soit au niveau sponsoring, dons, partenariats, mise en place de projets annexes, etc. Et ça, ça a été vraiment dur à encaisser... Il y a même une matinée où je me suis réveillé et j'ai reçu sur la boîte mail de Run For Dogs plusieurs refus successifs, waouh, ça, ça fait mal et ça te met vraiment le moral dans les chaussettes pour la journée. Mais bon, je suis un battant, alors malgré cela je vais continuer coûte que coûte à faire vivre ce projet.

Heureusement, j'ai tout de même pu compter sur l'aide de quelques précieuses personnes et un gros partenariat avec Tahiti Tourisme pour tout de même réaliser un beau projet. Merci à tous ceux qui m'ont aidé, vous avez ma reconnaissance et surtout vous avez permis d'alimenter cette flamme qui m'a donné la force de me lever chaque jour pour m'entraîner et tout donner pour ce projet (je vous ferai un post dédié à chacun d'entre vous ♥️).

𝐋'𝐔𝐓𝐌𝐁 𝟐𝟎𝟐𝟓, 𝐡𝐞𝐫𝐞 𝐰𝐞 𝐠𝐨 : 𝐥𝐞 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐝é𝐩𝐚𝐫𝐭 !

Ça y est, on y est. J'y suis, dans le sas de départ, autour de moi des milliers de coureurs, des milliers de spectateurs. L'énergie est incroyable, c'est simple, je n'ai jamais connu rien de tel. L'émotion est palpable parmi les coureurs, on a tous fait d'immenses sacrifices pour être présents sur cette ligne de départ. Des sacrifices familiaux, professionnels, personnels et financiers.

On a tout donné pendant plusieurs années et maintenant c'est l'heure du dénouement. Je me sens vraiment bien, j'ai bien dormi la veille, j'ai même dormi plusieurs heures avant la course (le départ est à 17h45) pour accumuler un maximum de sommeil car j'ai prévu de terminer la course autour des 43 heures, ce qui signifie passer deux nuits blanches dehors. Autant bien recharger les batteries avant de partir.

Ça y est, on va vraiment partir, la musique de Vangelis, Conquest of Paradise, résonne dans le centre-ville de Chamonix. C'est l'hymne mythique de l'UTMB, tous les coureurs ont attendu ce moment avec impatience. D'un coup, la foule est silencieuse, tout le monde retient son souffle, la pluie commence à tomber. C'est épique, c'est magique, c'est parti ! Le départ de la course est donné, je me sens extrêmement bien, et waouh, quelle atmosphère, c'est vraiment impressionnant. Des milliers de personnes nous encouragent, on croise des amis, la famille, les enfants font tout leur possible pour essayer de taper dans la main des coureurs, qui deviennent les héros du jour, c'est vraiment extraordinaire comme ambiance.

Mais très vite, il faut se concentrer, il commence à pleuvoir fort, très fort. J'anticipe, j'attrape ma veste imperméable que j'avais précautionneusement préparée à portée de main et je m'équipe sans même m'arrêter.

La pluie redouble d'intensité, c'est le déluge. Décidément, cette édition de l'UTMB s'annonce vraiment épique. Les premiers kilomètres se passent bien, je pars prudemment comme à mon habitude. Je ne veux surtout pas prendre le risque de perdre trop d'énergie, surtout au vu des conditions météorologiques qui s'annoncent vraiment défavorables et de la longueur de la course. Bref, je gère. Ce début de parcours est roulant, je traverse des petits villages, c'est un mélange de route et de sentiers plutôt sympa.

Très vite, on arrive au ravitaillement des Houches. Je ne m'arrête pas, j'ai tout ce qu'il me faut, je continue vers la première ascension qui se déroule bien malgré la pluie, puis une première bonne descente (qui ressemblait fortement à une piste de ski bien abrupte), très difficile à gérer car le terrain est très boueux et extrêmement glissant. Je ne sais pas si je dois accélérer pour descendre en toute fluidité ou ralentir pour éviter la chute mais risquer de fatiguer prématurément mes muscles et articulations.

J'opte pour un entre-deux : quand ce n'est pas trop risqué je descends bien, quand c'est compliqué je ralentis. Mais bon, c'est quand même très difficile cette première descente, malgré les bonnes sensations. Je rattrape et double beaucoup de coureurs sans forcer, tout va bien !

Toujours sous une pluie battante, j'arrive au ravitaillement de St-Gervais. L'ambiance est incroyable : malgré la pluie, la foule est nombreuse, c'est une ola pour chacun des coureurs qui passent, une tonne d'applaudissements. J'en profite pour manger, boire, remplir mes flasques et repartir. Je me sens bien, tout se déroule de manière optimale malgré la pluie et la nuit qui est désormais bien installée.

La suite du parcours jusqu’aux Contamines, premier ravitaillement avec assistance, se passe bien. En arrivant, je suis choqué par l’ambiance presque post-apocalyptique qui règne : c’est la cohue, on se croirait dans un hôpital de campagne. Point réconfortant tout de même : ce ravitaillement était ouvert à l’assistance. Ça fait un bien fou de retrouver ma femme et mon bébé, accompagnés par mon père. Dans des conditions aussi dantesques, leur présence me remonte clairement le moral. Ils m’apportent plein de bonnes choses pour reprendre des forces et refaire le stock de nutrition à emporter, car nous ne nous reverrons pas avant Courmayeur, prochain ravitaillement autorisé à l’assistance.

Je mange, je bois, j’essaie de me faufiler entre la foule pour m’extraire de ce chaos. Je reste quelques minutes à côté d’un autre coureur : il est déjà transi de froid, pris de tremblements incontrôlables, frigorifié. L’image est marquante. Je repars ensuite sous la pluie battante, déterminé à avancer.

Après ce ravitaillement, c'est la nuit noire et la montagne qui attend les coureurs. Le contraste avec le début de course est saisissant ! Fini le public, la chaleur des acclamations, l'ambiance festive. Maintenant c'est la pluie, la nuit, le froid, la montagne et cette sensation qui enveloppe malgré la présence des autres coureurs. Cette transition est particulièrement marquée par le passage à Notre-Dame de la Gorge où les derniers supporters se massent et mettent une ambiance de folie dans cette montée si difficile.

𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢è𝐫𝐞𝐬 𝐭𝐫è𝐬 𝐠𝐫𝐨𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐢𝐜𝐮𝐥𝐭é𝐬 :

Les choses sérieuses commencent. La première grosse ascension : le col du Bonhomme. Et là c'est dur, très dur. Je vois au loin les centaines de lampes frontales des autres coureurs qui illuminent le parcours. Je me retourne : même constat. Je pourrais presque situer ma place dans la foulée, 2/3 ou 3/4 arrière. C'est beau et terrifiant à la fois. Là, je me rends compte de tout le chemin à parcourir et, waouh, ça monte sur des kilomètres ! Mais je me sens bien, malgré la pluie qui continue. Ça fait maintenant plus de 5 heures qu'on est sous un déluge quasi ininterrompu, et quand la pluie s'arrête et qu'on commence à sécher et à se réchauffer, il se remet à pleuvoir, encore et encore.

La montée est difficile à cause de la boue, on glisse sans cesse, c'est épuisant. J'imagine ce même sentier par temps sec, ça doit être un régal. Ce soir, ce n'est pas le cas.

À mi-parcours de l'ascension, une barrière humaine de bénévoles nous bloque la route. Je pense alors à un contrôle surprise du matériel obligatoire qu'on est censés avoir sur nous.

Je m'approche d'un bénévole et lui demande ce qu'il se passe. Il m'annonce que je ne peux pas continuer en short et que tout le monde doit mettre un pantalon et des vêtements chauds car les conditions sont terribles au sommet avec du vent et de la neige.

Je m'arrête, je me change, et je repars. À côté de moi, un coureur n'a pas son pantalon obligatoire. Il demande tout de même au bénévole à repartir, ce ne sera pas possible pour lui : c'est la disqualification, la course s'arrête ici pour lui.

Arrivée au sommet après une longue ascension, effectivement, les bénévoles ont bien fait de nous demander de nous équiper, merci à eux. Le froid est glacial, et le fort vent, glacial lui aussi, nous saisit. Car même si la neige a remplacé la pluie, nous sommes mouillés depuis plusieurs heures, ce qui accentue cette sensation de froid. Je force sur mes bâtons pour activer le plus de muscles possible et me réchauffer au maximum. Le sommet est enfin là, mais pas de temps à perdre : très vite, il faut redescendre. Et quelle descente ! Encore une fois la pluie et la boue sont de la partie, c'est extrêmement glissant et je sens mes muscles qui travaillent de toute leur force pour me garder debout en équilibre et éviter la chute. Spoiler alert : je vais quand même tomber plusieurs fois, comme tous les coureurs autour de moi. C'est un véritable calvaire, et cette descente est tellement longue et traumatisante pour mon corps. Clairement, celui-ci n'est pas habitué à ce type de terrain ni à ces conditions météorologiques. On est loin des sentiers de Tahiti, alors il s'adapte et encaisse chaque choc, chaque glissade, cherchant une solution pour tenir le coup sans trop y laisser de plumes.

Mais la récompense est là : nous voici aux Chapieux. Ravitaillement durant lequel je prends plaisir à manger, à boire, tout va bien. Malgré les douleurs que je commence à ressentir dans mes jambes, qui sont tétanisées après cette descente compliquée.

Bis repetita après ce ravitaillement pour attaquer cette fois l'ascension du col de la Seigne. Je vois encore une fois les lampes frontales au loin qui serpentent tout au long de l'ascension et plus encore.

Ça me paraît dingue de me dire que moi aussi je vais devoir aller tout là-bas. Il pleut encore un peu mais ça va mieux, je monte bien, je me sens bien, mes douleurs aux jambes me laissent tranquille, je suis plutôt fort en montée alors je déroule, jusqu'au sommet de ce col enneigé et particulièrement venteux. Je suis content d'arriver au sommet en même temps que les premiers rayons du soleil, qui s'annoncent malheureusement insuffisants pour réchauffer les corps engourdis et saisis par un froid glacial depuis une dizaine d'heures maintenant. Les coureurs essaient de se réchauffer tant bien que mal. Ma stratégie, c'est de redescendre en petite foulée pour regagner quelques précieux degrés à une altitude plus basse.

Malheureusement, c'est toujours très boueux et tellement éprouvant pour les jambes. J'essaie de gérer du mieux que je peux mais les descentes sont très, très glissantes. Mais bon, pour le moment, même si mes jambes fatiguent, je suis motivé à bloc et je me sens quand même relativement bien. J'ai peut-être mal aux jambes mais j'ai étonnamment bien supporté le froid glacial, même si c'était dur.

D'ailleurs, on devait monter aux Pyramides calcaires après le col de la Seigne, mais l'organisation a décidé de nous faire éviter ce passage qui devenait trop dangereux à cause des conditions météorologiques.

Du coup, c'est quasiment que de la descente jusqu'au lac Combal, km 70, où je prends le temps de bien manger, de bien boire et de faire mes réserves.

Tout de suite après le ravitaillement s'ensuit une partie plate assez longue. J'arrive à courir, c'est bon signe, même si j'ai un peu mal sur la face intérieure du genou droit. Je n'ai jamais eu ce type de douleur, mais bon, vu la nuit que je viens de vivre, c'est normal de commencer à avoir un peu mal aux jambes. Cependant, la montée du mont Favre devient éprouvante : j'ai du mal à plier mon genou en montée, c'est quand même franchement douloureux. J'essaie d'utiliser au mieux mes bâtons, je compense en modifiant ma foulée et je tente de me préserver le plus possible. La route est encore longue.

S'ensuit une longue descente vers le ravitaillement de Checrouit, le premier en Italie. Finalement, ça va mieux en descente, j'avance plutôt bien, il ne pleut plus, le terrain est plus sec, je retrouve d'assez bonnes sensations sans cette boue.

J'arrive dans de bonnes conditions, l'ambiance est festive, ça fait du bien. Alors je décide de me faire vraiment plaisir en mangeant plusieurs assiettes de pâtes sauce tomate et parmesan. Je me pose un peu cette fois-ci, pour laisser le temps à mon corps de récupérer et pour profiter d'un rayon de soleil réconfortant. Puis je repars en direction de Courmayeur.

Et là, ce n'est que de la descente. Je me rends compte que je commence à avoir mal au genou aussi en descente. Ce n'est plus seulement difficile ou traumatisant, c'est douloureux. Et puis c'est une descente vraiment abrupte, type descente de VTT, bien technique, bien violente. Aïe, aïe, aïe, ça me massacre les jambes. Vivement l'arrivée à Courmayeur, qui marquera la mi-parcours à environ 85 km de course. Comment vais-je faire si je commence à ressentir des douleurs en montée et en descente ? Bref, pas le temps d'y penser, je reste concentré sur mon objectif.

Et voilà, c'est déjà terminé pour cette première partie 😁

Mais ne soyez pas trop triste car demain je vais poster le suite et la fin de cette aventure hors norme !

📅 Rendez-vous demain à 18h00 sur ma page Facebook Run For Dogs 2 et sur Tahiti Dog School pour découvrir la suite de cette aventure épique à l’UTMB 2025 !

🙏 Merci à toutes et à tous d’avoir pris le temps de lire ce récit jusqu’ici. Votre soutien compte énormément pour moi et pour le projet Run For Dogs 2.

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