24/08/2026
🇬🇦[ ] Owendo : "Il est retourné dans les flammes pour sauver son argent. Il n'en est jamais ressorti"
Dans la nuit du 18 août 2026, le quartier Akournam 2 dans le 2e arrondissement d’Owendo a été le théâtre d’un drame d’une violence inouïe. Vers 2h du matin, Loïc Obame, quadragénaire, est réveillé par des flammes qui ravagent déjà sa maison. Sans hésiter, il alerte les autres occupants de la concession et s’assure que tout le monde sort. Pendant quelques minutes, on pense le pire évité.
Mais en réalisant que l’argent encaissé la veille pour des travaux de construction se trouvait encore à l’intérieur, Loïc prend une décision fatale. Malgré les supplications de son frère Obame et des voisins qui criaient de ne pas y retourner, il se précipite de nouveau dans la maison déjà envahie par le feu. Les sapeurs-pompiers arrivés peu après ont pu maîtriser l’incendie, mais ils n’ont retrouvé que le corps entièrement calciné de Loïc. La scène a laissé la famille et tout le voisinage dans un choc profond.
Ce geste désespéré ne peut se comprendre qu’à la lumière du contexte de la victime. Le jour même, Loïc et son ami Daryle avaient perçu une importante somme d’argent de la part de deux clients pour des travaux. Pour beaucoup de travailleurs du BTP à Owendo et Libreville, faute de compte bancaire, de coffre ou d’assurance, c’est une pratique courante de garder le cash à la maison.
Cet argent représentait des mois d’efforts et l’espoir de faire avancer des chantiers. Mais en voulant le protéger, Loïc a perdu ce qu’il avait de plus précieux : sa vie. Au-delà du drame personnel, cet incendie relance un débat urgent sur la prévention dans les quartiers populaires. Les habitations souvent construites en matériaux précaires, l’absence de bornes d’incendie et les délais d’intervention des secours exposent des milliers de familles au danger. La famille de Loïc, encore sous le choc, appelle à plus de solidarité et à une vraie campagne de sensibilisation : "L’argent peut se regagner. Une vie, non".
La mort de Loïc Obame à Owendo est un rappel tragique et brutal : aucun bien matériel ne vaut une vie humaine. Ce drame doit interpeller les autorités sur l’urgence de renforcer la sécurité, la prévention des incendies et l’accès aux services financiers de base.
Source : Gabon Media Time
24/08/2026
🇬🇦[ ] Libreville : l’île d’Okakwê crie à l’abandon, une alerte virale secoue le 1er arrondissement
Depuis plusieurs jours, une série de vidéos et de témoignages circulant massivement sur Facebook, WhatsApp et TikTok a remis l’île d’Okakwê sous les projecteurs. Située dans le 1er arrondissement de Libreville, cette communauté insulaire décrit un quotidien devenu insoutenable. Les habitants parlent d’un isolement qui s’éternise : l’eau potable arrive au compte-gouttes, l’électricité est instable et dépend de groupes électrogènes privés, aucun centre de santé n’existe et les enfants doivent traverser dans des pirogues parfois dangereuses pour rejoindre une école sur le continent.
Pour une consultation médicale, pour un acte administratif ou pour s’approvisionner, il faut quitter l’île et braver la mer. Ce contraste frappe d’autant plus qu’Okakwê se trouve à quelques minutes seulement du cœur administratif et économique de la capitale. La publication virale, visible ici, résume ce sentiment : être si proche du pouvoir et se sentir si loin des politiques publiques. Les auteurs de l’alerte demandent que l’on cesse de reporter le problème et que des solutions urgentes soient engagées.
Cette mobilisation dépasse le cadre d’un simple buzz sur les réseaux. Elle met à nu les inégalités territoriales qui persistent au sein même de Libreville, entre les quartiers centraux et les zones périphériques ou insulaires. Les commentaires, partages et prises de position de leaders d’opinion convergent vers les mêmes revendications : instaurer une desserte maritime régulière, sûre et accessible à tous ; raccorder l’île aux réseaux d’eau et d’électricité ; construire un dispensaire et des infrastructures scolaires dignes ; et mettre en place un accompagnement social pour les familles les plus vulnérables.
Plusieurs associations citoyennes ont relayé l’alerte, estimant qu’il n’est plus possible de laisser une partie de la population vivre dans ces conditions en 2026. Elles préviennent que si les autorités ne répondent pas rapidement, la frustration risque de se transformer en colère ouverte. Car au fond, ce que réclament les habitants d’Okakwê n’a rien d’extraordinaire : vivre avec les services de base, la sécurité et la dignité.
L’île d’Okakwê ne devrait pas être le symbole de l’oubli à deux pas du pouvoir. Cette vague de mobilisation montre que les populations ne veulent plus se contenter de promesses. L’heure est venue de traduire l’urgence en actions visibles : routes maritimes, services de base, présence de l’État. Car le développement d’un pays se mesure aussi à la capacité de ne laisser aucune communauté au bord du chemin.
Source : l'union
24/08/2026
🇬🇦 [ ] Franceville : le tribunal requalifie en homicide involontaire l’empoisonnement d’une mère par sa fille de 13 ans
À Franceville, le tribunal de première instance a rendu son verdict le 19 août 2026 dans une affaire qui a bouleversé la province du Haut-Ogooué. G.M., âgée de 13 ans au moment des faits, a été condamnée à 12 mois de prison dont 7 avec sursis et à une amende de 3 millions de FCFA, rapporte le quotidien L’Union ce lundi 24 août 2026. Les faits remontent au 13 juin 2024 à Okondja, dans la Sébé-Brikolo.
Après avoir bu un jus préparé par sa fille, Esther Diki Nzoghet a fait un malaise et est décédée peu après son évacuation au centre médical. Les gendarmes, saisis de l’enquête, ont mis au jour l’aveu de l’adolescente : elle aurait versé du camphre dans la boisson pour endormir sa mère et sortir sans être grondée à cause de ses sorties nocturnes et de sa relation amoureuse.
Placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Franceville dès le 21 juin 2024, la jeune fille y est restée près de six mois avant d’obtenir une liberté provisoire. À l’audience, le ministère public a requis des circonstances atténuantes en raison de son âge. Son avocat, Me Yoni Andy Nkum’Enguie, a plaidé le sursis en invoquant l’article 184 du Code de l’enfant. Le tribunal, estimant l’absence d’intention de tuer, a requalifié les faits en homicide involontaire et retenu une peine ferme de cinq mois, selon les éléments publiés par L’Union.
Par-delà, l’aspect judiciaire, ce drame relance le débat sur l’encadrement des adolescents et la prévention au sein des familles. L’Union rappelle que l’isolement, le manque de dialogue et la banalisation de certains produits dangereux comme le camphre peuvent conduire à des actes aux conséquences tragiques. Des associations locales appellent désormais à renforcer la sensibilisation dans les écoles et les quartiers pour éviter qu’un conflit d’autorité ne vire à nouveau au drame.
Cette affaire révèle la fragilité des relations parents-enfants et le poids des conflits familiaux mal gérés. L’Union souligne qu’en choisissant l’homicide involontaire, la justice a voulu tenir compte de l’âge et du contexte, tout en rappelant que l’irresponsabilité d’un geste peut avoir des conséquences irréversibles.
Source : L'union
23/08/2026
🇨🇮🇬🇦[ ] FEMUA : la musique comme pont, l’amitié comme héritage entre la Côte d’Ivoire et le Gabon
Le FEMUA confirme chaque année qu’il dépasse largement le cadre d’un simple festival de musique. Par-delà les rythmes, les artistes et les foules, c’est un véritable carrefour d’échanges et de rencontres humaines. Cette édition a une fois de plus joué son rôle de trait d’union entre les peuples, et particulièrement entre la Côte d’Ivoire et le Gabon.
Au fil des concerts et des panels, une amitié forte s’est construite entre deux personnalités qui partagent la même vision : faire de la culture et de la jeunesse le socle du développement et du rayonnement de leurs nations. Cette convergence d’idées a transformé une collaboration institutionnelle en une relation fraternelle, preuve que lorsque les intentions sont sincères, la musique peut ouvrir des portes que la diplomatie classique met parfois du temps à forcer.
Cette fraternité s’est concrétisée avec éclat du côté gabonais. M. Ulrich Kessany Zategwa, Ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, a réservé à la délégation ivoirienne un accueil empreint de chaleur et de respect.
Son invitation n’était pas qu’un geste protocolaire. Elle traduisait une volonté réelle de rapprocher les peuples, de valoriser les talents et de donner un sens profond à la coopération culturelle entre Abidjan et Libreville. Par son écoute, sa disponibilité et sa vision, le ministre a donné à cette rencontre une dimension humaine qui marquera les esprits. Loin des discours officiels, c’est dans ces moments de partage que se bâtissent les partenariats durables.
Outre les symboles, cette nouvelle dynamique ouvre des perspectives concrètes. Des projets d’échanges artistiques, de formations pour la jeunesse et de coproductions culturelles sont déjà évoqués pour les prochains mois. L’ambition est claire : transformer cette amitié née sur les scènes du FEMUA en un cadre de coopération structuré, qui profite directement aux créateurs, aux associations et aux jeunes des deux pays. Le Gabon et la Côte d’Ivoire veulent ainsi démontrer qu’une diplomatie par la culture peut être à la fois chaleureuse et efficace.
Le FEMUA aura donc tenu ses deux promesses : consolider les liens culturels entre la Côte d’Ivoire et le Gabon, et faire naître des amitiés solides entre ceux qui portent ces ambitions. Une illustration parfaite que la culture n’est pas un luxe, mais un levier stratégique. Lorsqu’elle est portée par des hommes engagés, elle devient le plus bel instrument de paix, de fraternité et de développement.
Vive l’amitié Ivoiro-Gabonaise.
23/08/2026
[ ] Libreville : le véhicule du journaliste Yves Laurent Goma volé lors de la Fête des Cultures
Coup dur pour la presse. Le correspondant de RFI et France24 au Gabon, Yves Laurent Goma, a été victime du vol de son véhicule lors de la Fête des Cultures gabonaises. Il s’agit d’une Nissan Patrol immatriculée . Le vol est survenu alors que le journaliste couvrait l’événement, un rendez-vous majeur qui rassemble chaque année des milliers de visiteurs à Libreville.
Un appel à la vigilance est lancé. Toute personne ayant aperçu le véhicule ou disposant d’informations est priée de contacter directement les numéros suivants : #077604718 / #066607672. Pour tenter de retrouver la Nissan Patrol. Ce vol intervient dans un contexte où la sécurité des biens lors des grands rassemblements publics redevient une préoccupation.
Au-delà du préjudice matériel, c’est un outil de travail qui a disparu.
23/08/2026
[ ] Libreville : 560 millions de FCFA pour indemniser 79 familles à Akémi-Ndjogoni et à la Baie des Cochons
La machine des indemnisations est en marche à Libreville. Jeudi 20 août 2026, le ministre du Logement, Mays Mouissi, a officiellement lancé la remise des premiers titres de paiement aux ménages touchés par les travaux routiers d’Akémi-Ndjogoni et de la Baie des Cochons.
En présence de la gouverneure de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, l’État a acté le déblocage d’une enveloppe de 560 millions de FCFA au profit de 79 familles dont les maisons sont situées sur le tracé des futurs aménagements. Les montants ne sont pas uniformes : établis après expertise, ils vont de quelques millions à 47 millions de FCFA pour les biens les plus importants. Les bénéficiaires sont désormais invités à se rapprocher du Trésor public pour concrétiser le versement.
Cette première vague d’indemnisations s’inscrit dans un chantier plus vaste : la restructuration de la voirie de la capitale. À la Baie des Cochons, l’objectif est de désengorger les axes et de créer une meilleure connexion entre le marché de Mont-Bouët, le centre-ville et le boulevard Bessieux. Avant toute démolition, les équipes du ministère ont procédé au recensement des occupants, à la délimitation des zones impactées et à l’évaluation des constructions. Mais l’opération ne s’arrête pas là. Les 560 millions annoncés ne concernent qu’une partie des personnes affectées. D’autres dossiers sont encore à l’étude et seront traités progressivement, au rythme de l’avancée des travaux.
Au-delà des chiffres, l’enjeu est profondément humain. Derrière chaque emprise libérée se trouvent des ménages contraints de se reloger, de quitter un quartier, parfois des repères construits depuis des années. La réussite de cette opération ne se mesurera donc pas uniquement au montant débloqué, mais à la capacité de l’État à verser rapidement les indemnisations et à accompagner les familles dans leur transition. Dans une capitale en pleine mutation, la question sociale devient indissociable de la question technique : moderniser sans laisser de laissés-pour-compte.
Entre nécessité d’aménager et devoir d’accompagner, l’État teste ici sa capacité à concilier modernisation urbaine et justice sociale.
La réussite de l’opération se mesurera à la rapidité des paiements et à la prise en charge complète de toutes les familles concernées, au-delà de cette première enveloppe.
Source : Gabon Media Time