16/06/2026
À vous, athlètes, entraîneurs et parents du twirling,
Ce week-end, j'ai suivi le Championnat de France National 1. Et j'ai vu beaucoup de déception. Des athlètes sérieux, préparés, qui connaissent leur enchaînement par cœur, et qui n'ont pas réussi à le sortir au moment où ça comptait.
Je voudrais vous en parler, non pas en spectateur, mais en tant que préparateur mental. Parce que ce que j'ai vu, ce n'est presque jamais un problème de corps.
Une performance repose sur quatre piliers. La technique, propre au twirling : les lancers, les roulés, tout ce qui fait la discipline. Le physique : impossible de performer sans un corps préparé. Le tactique : le système de notation, la méthodologie, les FPI. Et le mental.
Sur les trois premiers, le twirling a énormément progressé. Le quatrième, on n'en parle presque jamais. Pourtant, c'est souvent lui qui fait la différence le jour J. Laissez-moi vous expliquer ce qui se passe vraiment dans la tête sous pression.
D'abord, le cerveau passe en mode menace. Face à un gros enjeu, il ne fait pas la différence entre « finale du Championnat de France » et « danger réel ». Cœur qui accélère, muscles qui se tendent, vision qui se rétrécit. Or le twirling demande de la finesse et du relâchement. Tout l'inverse d'un corps en alerte.
Ensuite, on se met à penser un geste qui devrait être automatique. À l'entraînement, vos mains savent. Sous pression, le cerveau reprend le contrôle et surveille chaque mouvement. Et là, on casse l'automatisme. C'est le coureur qui regarde ses pieds et qui trébuche.
Puis la tête quitte le praticable. L'esprit part vers le résultat, le classement, le regard des juges, le « et si je rate ». Chaque pensée parasite, c'est de l'attention en moins pour le geste présent.
Et enfin, une erreur, et tout s'écroule. Le problème, c'est rarement la chute elle-même. C'est ce qui se passe juste après. Le cerveau s'accroche à la faute, la rejoue, anticipe la suivante. Pendant ce temps, l'enchaînement continue sans vous. Une erreur en entraîne trois, parce que la tête est restée bloquée trois secondes en arrière.
Le point commun de tout ça ? Votre corps sait faire. C'est votre tête qui décide, à l'instant T, s'il a le droit d'accéder à ce qu'il sait faire.
Voilà pourquoi on peut être brillant à l'entraînement et en dessous en compétition. Ce n'est pas un manque de travail. C'est un mental qu'on n'a jamais entraîné. Et ça, ça se travaille. Exactement comme un mouvement du solo.
Alors je vous propose un premier pas. Je vous offre un bilan mental gratuit : quelques minutes pour répondre, et vous recevez votre analyse personnalisée par mail, avec vos points forts, vos axes de travail et votre profil face à l'enjeu. Aucune obligation. Juste un miroir pour comprendre ce qui se joue dans votre tête le jour où ça compte.
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Et si cette lettre vous parle, partagez-la. Autour de vous, un athlète, un entraîneur ou un parent en a sûrement besoin. Le twirling travaille le corps depuis toujours. Il est temps qu'on parle enfin de la tête.
Avec tout mon engagement,
Jason Travers
Préparateur mental
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