05/22/2026
Les récentes prises de parole et allégations médiatisées visant notamment Patrick Bruel nous rappellent une réalité profondément injuste et inégale socialement : dénoncer une agression sexuelle demande un immense courage! 💫
Derrière une dénonciation, il y a souvent des années de silence, de peur, de honte, de confusion… et souvent de culpabilité.
Et lorsque ces situations deviennent publiques, les commentaires entendus peuvent raviver profondément les blessures :
👉 « Pourquoi elle parle juste maintenant? »
👉 « C'était à elle de ne pas se mettre dans cette situation»
👉 « Elle exagère… »
À force d’entendre ces jugements sans fondement, plusieurs femmes finissent par les intégrer intérieurement :
➡ « Peut-être que personne ne me croira… »
➡ « Peut-être que c’est de ma faute… »
➡ « J'aurais peut-être pas dû le provoquer ... »
Il faut aussi comprendre qu’une personne violente n’est pas toujours perçue ainsi par le monde extérieur. Certaines sont appréciées, admirées ou vues comme irréprochables socialement.
Mais dans l’intimité, la réalité peut être tout autre. Cette contradiction rend souvent les dénonciations encore plus difficiles.
Alors plusieurs développent des stratégies de protection pour survivre : minimiser, banaliser, éviter, se couper de leurs émotions ou tenter de continuer « comme si de rien n’était».
Pendant de nombreuses années, j’ai accompagné des femmes victimes de violence sexuelle et conjugale dans le milieu communautaire. J’ai été témoin de la profondeur des impacts de la violence pour les femmes et aussi de l’immense force des femmes à mobiliser leur potentiel lorsqu’elles sont accueillies avec respect, écoute et bienveillance.
Comme thérapeute en relation d’aide, je crois profondément à l’importance d’offrir des espaces sécuritaires et sans jugement où la personne peut retrouver sa voix, son pouvoir d’agir et reconnecter avec elle-même à son rythme. ❤️
Toutes les femmes ont le droit de vivre dans une société juste et en sécurité où elles peuvent s'émanciper sans danger.
Reprendre le pouvoir sur sa vie, ça commence parfois par briser le silence, chercher de l'aide et être accompagnée pour se retrouver.
05/07/2026
Cette semaine, on parle de santé mentale.
Du 4 au 10 mai, sous le thème « Rassemblons-nous », c’est l’occasion de rappeler l’importance des liens qui nous unissent.
Mais au-delà des mots… qu’est-ce que ça veut vraiment dire, dans le quotidien?
Ce n’est pas juste quand « ça ne va pas ».
C’est aussi dans ces moments plus subtils où :
• on se sent seul, incompris ou isolé
• la fatigue s’installe sans trop savoir pourquoi
• on porte beaucoup… sans toujours avoir d’espace pour se déposer
• on continue d’avancer, mais en se sentant un peu déconnecté de soi
• on s’adapte, on tient, on gère… mais à quel prix?
La santé mentale, ce n’est pas seulement traverser des tempêtes.
C’est aussi apprendre à s’écouter, se donner le droit de ralentir et de ressentir.
Parce que prendre soin de sa santé mentale, ça commence souvent ailleurs.
Dans un espace où il n’y a rien à prouver.
Rien à faire.
Juste être.
Peut-être que cette semaine est une invitation…
pas à en faire plus, mais à revenir un peu plus près de soi.
Et aussi des autres.
Nourrir les liens.
Tisser des relations.
Partager des moments simples, vrais en famille, entre amis… ou autrement.
04/28/2026
J'aurai le plaisir de faciliter à nouveau un atelier le 6 juin prochain à Ste-Thérèse avec mon amie Marie-Eve Chouinard
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04/20/2026
Il y a quelque chose de particulier dans l’air ces temps-ci.
Beaucoup de personnes que je rencontre me disent sensiblement la même chose… sans forcément mettre les mêmes mots.
Une fatigue qui ne passe pas vraiment.
Des émotions plus à fleur de peau.
Une difficulté à se concentrer comme avant.
Un besoin de se retirer… et en même temps, de se sentir soutenu.
Et surtout…
ce sentiment d’être un peu désaligné à l’intérieur, sans trop savoir pourquoi.
L’incertitude, quand elle s’installe, ne fait pas que nous faire réfléchir.
Elle vient toucher au plus profond de soi.
Elle bouscule :
– notre sentiment de sécurité
– notre capacité à nous projeter
– notre confiance en nos repères
Et ça, ça se vit dans le corps, dans le cœur… pas juste dans la tête.
Alors si tu te reconnais là-dedans,
peut-être que ce n’est pas quelque chose à « corriger » ou à « gérer mieux ».
Peut-être que c’est simplement quelque chose à accueillir autrement.
Dans mon travail, ce que je vois…
c’est que quand on prend le temps de se déposer,
de mettre des mots,
de ralentir un peu le rythme intérieur…
il y a quelque chose qui se replace.
Pas parce que tout devient clair d’un coup.
Mais parce qu’on retrouve un peu plus d’espace en soi pour traverser ce qui est là.
Et parfois… c’est déjà beaucoup.
Si ça te parle, prends ça comme une invitation aujourd’hui :
ralentir juste un peu…
et te demander sincèrement :
« De quoi j’ai vraiment besoin en ce moment ? »